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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 23:50



Dans l’excellente émission Ça vous dérange, d’Éric Lange, diffusée sur France-Inter lundi 6 juillet 2009,
on a pu entendre Noël Mamère affirmer péremptoirement que la quasi unanimité des scientifiques se range derrière les thèses du GIEC à propos du réchauffement climatique, que ceux qui s’y opposent sont ultra-minoritaires et qu’il n’y a plus guère que Claude Allègre pour en faire partie. C’est une affirmation mensongère, sempiternellement répétée par les écologistes, ce qui n’en fait pas pour autant une vérité. Beaucoup de journalistes se contentent de l’enregistrer ou de la répéter sans la vérifier.

 


A l’appui de ce que j'affirme j’avancerai trois exemples.

 

 

Le 6 avril 2006 soixante scientifiques internationaux spécialisés dans des disciplines relatives au climat ont écrit une lettre ouverte au Premier Ministre canadien, Stephen Harper, par laquelle ils lui proposaient que soient organisées « des auditions extensives, impartiales et ouvertes au publics, afin d’examiner les fondements scientifiques des plans du gouvernement fédéral relatifs au changement climatique ». En effet, à leurs yeux « les preuves expérimentales ne soutiennent pas les modèles climatologiques actuels, et il y a donc peu de raisons de faire confiance aux prédictions de ces modèles ». Dans cette lettre ils affirment également : « “Le changement climatique est réel” est une phrase sans signification que les activistes utilisent de manière répétée pour convaincre le public qu’une catastrophe climatique est imminente et que l’humanité en est la cause. Aucune de ces peurs n’est justifiée. Le climat de la planète change en permanence à cause de facteurs naturels et l’impact de l’activité humaine est difficile à séparer de ce “bruit”».  (Traduction française, de Frédéric Wauters :  http://www.institutmolinari.org/editos/20061005.htm ).


 

Dans mon article du 10 mai 2009  Du danger des modèles en sciences je signalais la publication de la version française du Report of the nongovernmental international panel on climat change intitulée C'est la nature, et non l'activité humaine qui détermine le climat. La version anglophone de ce rapport a été publiée le 3 mars 2008 par un panel international de vingt-quatre scientifiques de haut niveau. Ce rapport conteste les thèses du GIEC sur l'origine anthropogénique du réchauffement climatique, en particulier l’utilisation de modèles non vérifiés empiriquement, voire en contradiction avec de nombreux faits empiriques. Les douze premières pages de ce rapport sont accessibles à ceux qui n’ont pas de culture scientifique (traduction en français du rapport).


 

Troisième exemple, le dernier pour ce qui concerne le présent article, mais on pourrait en citer d’autres. En mai 2008 une pétition a été lancée aux États-Unis, s’opposant aux thèses du GIEC. Fin 2008 cette pétition avait déjà reçu plus de trente mille signatures de scientifiques américains, ayant au minimum le Bachelor of Science, diplôme universitaire équivalent à un bac + 4 français, exclusivement dans les sciences de la nature, dont 9000 PhD, docteurs en sciences (bac + 7 français). Le texte anglais de cette pétition est reproduit ci-dessous (dossier complet de la pétition, en anglais).


 

Ma conclusion : on ne peut vraiment pas dire que Claude Allègre soit un vieux fou solitaire.

Voir aussi mon article : Climatologie politiquement incorrecte


 

Texte de la pétition de mai 2008 signée par plus de 30 000 scientifiques américains

  We urge the United States government to reject the global warming agreement that was written in Kyoto, Japan in December, 1997, and any other similar proposals. The proposed limits on greenhouse gases would harm the environment, hinder the advance of science and technology, and damage the health and welfare of mankind.

  There is no convincing scientific evidence that human release of Carbon dioxide, methane, or other greenhouse gases in causing or will, in the foreseeable future, cause catastrophic heating of the Earth's atmosphere and disruption of the Earth's climate. Moreover, there is substantial scientific evidence that increases in atmospheric carbon dioxide produce many beneficial effects upon the natural plant and animal environments of the Earth.



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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 23:23


 

Au début de l’année 2008, un reportage publié dans le journal Le Monde nous apprend que, grâce à son nouveau parc de cinq éoliennes, la commune de Saint-André-Farivillers, dans l’Oise, touchera chaque année une taxe professionnelle de presque 40 000 euros. Le maire de la commune se félicite, on s’en doute, de cette ressource fiscale supplémentaire.



L’article du Monde confirme ce que Christian Gérondeau nous apprend dans son livre Écologie, la grande arnaque : l'électricité éolienne est une des plus coûteuses à produire et sa rentabilité est assurée par une taxe prélevée lors de la facturation aux abonnés de leur consommation d’électricité.



Christian Gérondeau nous apprend aussi que les éoliennes ne fonctionnent qu’une partie du temps, quand il y a suffisamment de vent mais qu’il n’y en a pas trop, moments qui ont plutôt tendance à ne pas coïncider avec les périodes de pointe de la consommation.





En outre les brusques variations de la production éolienne nécessitent de mettre en service des équipements permettant une montée en puissance rapide de la production. Ceci ne peut être assuré par les centrales nucléaires dont la montée en puissance est lente, mais seulement par des centrales thermiques. Selon Christian Gérondeau, la mise en place d’un mégawatt éolien nécessite de mettre en place une puissance équivalente en électricité d’origine thermique, émettrice de gaz carbonique à effet de serre.


S’appuyant sur une étude produite par une association qui s’oppose aux éoliennes au nom de la qualité de l’environnement des riverains ‒ laquelle étude, sur des bases purement statistiques, met en doute les économies de gaz à effet de serre engendrées par les éoliennes, sans pour autant le démontrer ‒ le journaliste du Monde enquête sur cette question.


Il interroge donc les professionnels du secteur énergétique.


Réseau de transport d'électricité (RTE) observe dans son Bilan prévisionnel 2007 que les "excursions de puissance à satisfaire par les équipements thermiques" sont accrues "de manière de plus en plus conséquente quand le parc éolien s'étoffe". Pour sa part, le directeur du Centre de liaison des énergies renouvelables (lobby pro-éolien) déclare : "Il est sûr que, si l'on ne fait pas d'effort d'économies d'énergie, l'éolien ne sert à rien". Le responsable chargé des énergies renouvelables à l'Agence de la maîtrise de l'énergie répond quant à lui : "La première chose à faire est de réduire les consommations, mais personne ne le fait."






En somme, les partisans de l’énergie éolienne nous disent que le développement de la production éolienne d'électricité ne contribue à diminuer les émissions de CO2 que si on diminue la consommation d'électricité.

 





Je ne sais pas dans quelle catégorie de figure logique Aristote aurait rangé un tel raisonnement mais, à mon sens, il ne répond ni aux exigences du principe de non contradiction, ni à celles du tiers exclu. En somme c'est une figure de rhétorique malhonnête, autrement dit un sophisme. 

 



Conclusion

 

Ce sont les consommateurs français d'électricité qui payent à travers une taxe spéciale le surcoût de l'électricité éolienne, ce qui permet aux industriels de l’éolien de gagner de l’argent et à des élus locaux de se faire réélire grâce à des taxes professionnelles juteuses. Tout ça au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Les citoyens français sont vraiment bonnes poires (pour rester poli).

 

Bibliographie




Christian Gérondeau, Écologie, la grande arnaque, Éd. Albin Michel


 



Hervé Kempf, Plus d'éoliennes, pas moins de CO2, Le Monde, 15 février 2008 : http://environnementdurable.net/documents/html/lemonde140208.htm

Site de la Fédération environnement durable : http://environnementdurable.net/






































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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 22:34




La religion du xxie siècle
, unanimiste, qui rassemble athées, agnostiques et croyants, est l'écologisme.


L'écologisme a gagné les esprits par l'art consistant à orchestrer savamment la peur.

 

Y ont intérêt :

 

- des politiciens qui ont généralement raté leur carrière dans les mouvements politiques classiques et se sont recyclés chez les Verts,






- tous les media, pratiquement sans exception, car la peur fait vendre,







- de nombreuses ONG peu scrupuleuses qui ont tout un appareil de dirigeants et de fonctionnaires à payer,





- quelques scientifiques qui ont trouvé ce moyen peu honnête de capter des crédits de recherche pour leurs labos.


Les grandes peurs tant prêchées sont : la surpopulation, le réchauffement climatique, la disparition de la biodiversité, la déforestation galopante, l’épuisement rapide des ressources minérales, le développement des cancers du fait de la généralisation des produits chimiques de synthèse dans notre environnement, la dégradation de la qualité de l’air dans toutes les grandes villes, la pollution généralisée des eaux par l’agriculture intensive, l’augmentation du nombre de pauvres et d'affamés dans le monde…

Que nous propose l’écologisme politique pour résoudre ces problèmes : restreindre notre train de vie, car le péché capital est le bien être et le confort. Les fondateurs, dont faisait partie le commandant Cousteau, et bon nombre de leurs successeurs, dans leur détestation de l’humanité, vont jusqu’à préconiser de ramener la population mondiale à quelques centaines de millions d’habitants (nous sommes plus de six milliards sur terre). Ils se gardent bien de dire par quel moyen. Quand ils osent en parler, ils évoquent la sélection naturelle, les épidémies, la faim, etc. Joyeuse perspective. Une religion de mort en somme…




Toutes ces craintes sont largement imaginaires. Il existe un ancien militant de Greenpeace, que le métier de statisticien, qui était le sien, a conduit à douter des thèses catastrophistes de Greenpeace. Il s’appelle Bjørn Lomborg. Il a écrit un bouquin remarquable, quoique bien mal traduit en Français : « L’écologiste sceptique ». Il y a longtemps que je partageais son point de vue sur les sujets que je connais de par ma profession. Il m’a ouvert des perspectives raisonnables sur les autres.





En ce qui concerne la population mondiale, tous les démographes sont d’accord pour prévoir d’ici quelques dizaines d’années son plafonnement à neuf, dix, onze ou douze milliards d’individus. Après, on ne sait pas ce qui peut se passer. Déjà, stabiliser une population pose des problèmes économiques et sociaux redoutables, du fait du vieillissement que cela implique. Alors sa décroissance !  En dehors de l'insupportable question morale, sur le simple plan économique et social, le remède serait certainement pire que le supposé mal. Ce que les agroéconomistes nous apprennent c’est qu’avec les méthodes modernes de l’agriculture la planète est capable de nourrir durablement 15 milliards d’habitants.


Les gens qui pensent comme Lomborg sont peu nombreux, certes. Mais ce nombre grandit tous les jours.


Souvenons-nous que les premiers chrétiens ont commencé par n’être à peine plus qu’une douzaine. Certains annonçaient la fin du monde pour bientôt et tous proclamaient l’égalité des êtres humains devant Dieu. Deux mille ans plus tard la fin du monde n’est pas arrivée et presque toute la terre, avec ou sans Dieu, est convaincue de l’égalité foncière des êtres humains (enfin, disons que peu nombreux sont ceux qui osent affirmer ouvertement le contraire).




Eh bien, la fin du monde annoncée par les grands prêtres de l’écologisme n’est pas si proche que ça et l’élévation du bien-être d’une population mondiale de douze milliards d’hommes est parfaitement possible, à condition de ne pas refuser systématiquement le progrès tech-nique, contrairement à ce à quoi nous invite la nouvelle fausse religion.





 

 






















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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:20


Un album de photos consacré au village de Grignan est en ligne (ici).



Le charme méridional du village de Grignan n’est rien en regard de la majesté et du caractère unique que lui confèrent deux œuvres architecturales majeures : la collégiale Saint-Sauveur et le château.   





L’édification de l’église Saint-Sauveur date des années 1535-1542. Érigée en collégiale en 1539 par le pape Paul III, sa façade Renaissance contraste avec l’intérieur qui appartient à la tradition gothique méridionale. Son implantation au flanc du rocher qui porte le château contribue à accentuer l’impression de grandeur et de magnificence du site, renforcée par la présence de deux puissantes tours carrées de façade et de hauts contreforts. Son toit sert de terrasse au château.

Le retable et la peinture du maître-autel, les boiseries du chœur, les autels latéraux et les fonts baptismaux, sont du xviième siècle. L’orgue est daté de la deuxième moitié du xviième siècle. La plaque commémorative située dans le chœur rappelle la mémoire de Mme de Sévigné, inhumée dans la collégiale le 18 avril 1696.


Construit sur une éminence dominant la plaine, le château de Grignan a connu de nombreux remaniements au fil des siècles. A la fin du xvème siècle et au xvième siècle, d’importants travaux sont entrepris pour moderniser le château médiéval et en faire une confortable demeure Renaissance. Au xviième siècle, le comte François de Castellane Adhémar, comte de Grignan, celui-là même qui épousa la fille de la marquise de Sévigné, réaménage et harmonise l’ensemble des bâtiments et édifie en 1688 une nouvelle aile. Le château subira de profondes dégradations à l’époque révolutionnaire. Les ruines du château sont acquises en 1838 par un notable de Grignan qui entreprend sa reconstruction.  Des travaux de restauration sont entrepris au xxème siècle, à l’initiative de la nouvelle propriétaire des lieux, Mme Fontaine.  Le département de la Drôme l’acquiert en 1979 et poursuit le programme de restauration de l’édifice et de ses collections.


Le lavoir public fut édifié en 1840 dans le style néoclassique, inspiré du temple de l’Amour du petit Trianon à Versailles.


Marie de Rabutin-Chantal, petite-fille de Jeanne de Chantal, naît le 5 février 1626 à Paris. En 1644 elle épouse le baron Henri de Sévigné. Françoise-Marguerite de Sévigné, sa fille, naît le 10 octobre 1646 et épouse en janvier 1669 le comte de Grignan. A l’automne 1669, le comte de Grignan est nommé lieutenant général du Languedoc. Madame de Sévigné écrit ses premières lettres à sa fille en 1671. Elle ne vint que trois fois au château de Grignan, , en 1672, 1690 et pour finir en 1694. A l'époque, le voyage de Paris prenait plus de quinze jours avec, de Lyon à Montélimar, une descente périlleuse du Rhône en coche d'eau. Elle mourut au château de Grignan le 17 avril 1696. Elle repose dans la collégiale Saint-Sauveur.


Madame de Sévigné se plaignait vivement du climat frigorifiant de Grignan. Il faut dire que nous étions en plein cœur du petit âge glaciaire, si bien décrit par Emmanuel Le Roy-Ladurie, âge qui prit fin, n’en déplaise à nos écolos modernes, avant les émissions récentes des gaz prétendument responsables du réchauffement climatique.

Citation

 

Une des plus célèbres lettres de la Marquise

 

A M. de Coulanges

 

A Paris, ce vendredi 15 décembre (1670).

 

Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu'aujourd’hui, la plus brillante, la plus digne d'envie : enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans les siècles passés, encore cet exemple n'est-il pas juste, une chose que l'on ne peut pas croire à Paris (comment la pourrait-on croire à Lyon ?) ; une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde, une chose qui comble de joie Madame de Rohan et Madame d'Hauterive ; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue ; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire ; devinez-la : je vous le donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien ! il faut donc vous la dire : M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit : Voilà qui est bien difficile à deviner ; c'est Mme de la Vallière. - Point du tout, Madame. - C'est donc Mlle de Retz ? - Point du tout, vous êtes bien provinciale. - Vraiment nous sommes bien bêtes, dites-vous, c'est Mlle Colbert. - Encore moins. - C'est assurément Mlle de Créquy. - Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire : il épouse dimanche, au Louvre, avec la permission du Roi, Mademoiselle, Mademoiselle de... Mademoiselle... devinez le nom : il épouse Mademoiselle, ma foi ! par ma foi ! ma foi jurée ! Mademoiselle, la grande Mademoiselle ; Mademoiselle, fille de feu Monsieur ; Mademoiselle, petite-fille de Henri IV ; mademoiselle d'Eu, mademoiselle de Dombes, mademoiselle de Montpensier, mademoiselle d’Orléans ; Mademoiselle, cousine germaine du Roi ; Mademoiselle, destinée au trône ; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dites que nous avons menti, que cela est faux, qu'on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer ; si enfin vous nous dites des injures : nous trouverons que vous avez raison ; nous en avons fait autant que vous.

 

Adieu ; les lettres qui seront portées par cet ordinaire vous feront voir si nous disons vrai ou non.























                                                  Parvis de la collégiale ouvrant sur le chemin menant au château







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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 00:04



D'après Malthus (1766–1834), la population s’accroit selon une progression géométrique (aujourd’hui au mot « géométrique » les mathématiciens préfèrent souvent celui « d’exponentiel ») tandis que les ressources alimentaires s'accroitraient seulement selon un rythme « arithmétique ». Cela doit aboutir à une restriction de la population, soit en application d’une politique volontariste soit selon un ajustement « naturel », par la faim ou la maladie. Bien que constamment démentie par les faits depuis deux siècles, cette théorie sert encore de fond intellectuel à la plupart des écologistes, qui selon les cas, osent ou non l’avouer.

Dans leur ouvrage La nouvelle écologie politique, Jean-Paul Fitoussi & Éloi Laurent  donnent les chiffres suivants :

POPULATION MONDIALE ET NIVEAU DE VIE, de l'an 1 à l'an 2000

Année

Population (en milliers)

Production par tête (en « dollar international »)

 1

225 000

467

1000

267 000

453

1500

438 000

566

1820

1 041 000

667

1900

1 563 000

1262

1950

2 525 000

2113

1970

3 685 000

3736

2000

6 061 000

6055


Les auteurs précisent : « Le niveau de vie moyen de l’humanité a davantage augmenté entre 1990 et 2000 qu’entre l’an 1 de notre ère et 1820. Plusieurs milliards d’individus sont ainsi sortis de la misère ou sont sur le point de s’en extraire. »


Par où l'on voit que non seulement la population mondiale, avant et après Malthus, n'a cessé de s'accroître, mais encore de s'enrichir.

 



L’erreur des malthusiens modernes est de considérer que les ressources sont limitées alors qu’en vérité l’accroissement des connaissances et des techniques disponibles ne cesse de repousser les frontières des ressources exploitables.





Selon le rapport inaugural du club de Rome intitulé « Halte à la croissance ? » datant de 1968, le mercure aurait dû s'épuiser en 1983, l'or en 1984, l'étain en 1987, le zinc en 1990, le pétrole en 1992, le cuivre et le plomb en 1993, le gaz naturel en 1994 ! Pour l'uranium c'était « avant la fin du siècle » !





Autre illustration : le coût d’opé-rations telles que les additions et les multiplications a été évalué à 19 700 dollars par million d’opérations en 1890, contre 30,5 dollars en 1950 et 0,0000000729 dollar en 2000.

 






C’est aussi oublier que plus l’humanité s’enrichit, plus la croissance est composée de services plutôt que de biens matériels.

 





Lors d’un choc pétrolier, un dirigeant arabe de l’OPEP avait déclaré que l’humanité ne viendrait pas à manquer un jour de pétrole ; à l'appui de sa thèse il rappelait que dans les temps préhistoriques l’humanité n’avait pas fini par manquer de silex, parce qu’avant que cela n'arrive la métallurgie avait été inventée.

 


Cette déclaration rejoint la sagesse ancestrale de l'histoire des deux hommes de Cro-Magnon qui, revenant de la chasse aux mammouths, bavardent. L’un dit : « Tu sais, je crois qu’il y aura six milliards d’être humains dans 40 000 ans. » – « Tu es fou. Il n’y aura jamais assez de mammouths. Il faudrait au moins 1000 planètes ! »

 


À
la faute morale, les écologistes ajoutent donc la faute intellectuelle. Si cette faute était encore excusable du temps de Malthus, elle ne l'est plus !




                                                                        Centrale nucléaire du Tricastin
                                                                 L'avenir est à la nouvelle génération EPR


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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 19:13



La samedi 4 avril 2009, le député de Paris Yves Cochet, membre des Verts, ancien ministre de l’environnement de Lionel Jospin, a déclaré dans un colloque de la revue de la décroissance Entropia, qu’un enfant européen ayant « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York » il faudrait faire voter une directive baptisée «grève du troisième ventre» qui inverserait l’échelle des prestations familiales. « Aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième ». Cette déclaration a été considérée comme scandaleuse par beaucoup de commentateurs. Pourtant cette déclaration d’Yves Cochet s’inscrit dans une tradition qui remonte aux origines du mouvement écologiste.



René Dumont
, fondateur de l’écologie politique en France, déclarait en 1973 dans L’Utopie ou la mort : « Il serait possible, surtout quand les méthodes contraceptives et d’avortement précoce auront fait des progrès décisifs, de n’autoriser qu’une natalité compensant exactement la mortalité, donc d’atteindre vite la croissance zéro, si on employait des méthodes autoritaires – que le danger mondial permettrait de justifier ». Et : « L’abandon des petites filles dans les familles pauvres chinoises, ou l’avortement systématique au Japon, avant 1869 comme après 1945, peuvent être, à la lumière de nos récentes observations, considérés comme des mesures comportant une certaine sagesse ».
 



En 1986, dans Pour l’Afrique, j’accuse, il déclarait : « La plus grave menace pour l’avenir de l’humanité reste l’explosion démographique, la prolifération du plus redoutable prédateur, l’homme, sur une “petite planète” ».

 





Le
commandant Cousteau, longtemps personnalité la plus populaire en France, déclarait en 1991 : « Nous voulons éliminer les souffrances, les maladies ? L’idée est belle mais n’est peut-être pas tout à fait bénéfique sur le long terme. Il est à craindre que l’on ne compromette ainsi l’avenir de notre espèce. C’est terrible à dire. Il faut que la population mondiale se stabilise et, pour cela, il faudrait éliminer 350 000 hommes par jour. » On raconte que quand son ami Michel Serres lui demandait malicieusement comment il comptait s’y prendre pour atteindre ce merveilleux résultat, il se mettait en colère.

 



Hubert Reeves
, à propos d’un reportage sur les écoterroristes anglais diffusé sur France 3, où l’on voyait notamment des opérations de résistance passive mais aussi des menaces de mort, a déclaré : « Sans aller jusqu’à approuver les actions terroristes, je pense que leur cause est bonne. Je suis très admiratif de leur courage. Je trouve très bien que ces jeunes se mobilisent pour des actions que l’on peut qualifier d’héroïques. »


 



En août 1988
le prince Philip, duc d’Édimbourg, époux de la reine d’Angleterre, cofondateur et président d’honneur de la multinationale au panda, le WWF, affirmait : « Au cas où je serais réincarné, je souhaiterais l’être sous la forme d’un virus mortel afin d’apporter ma contribution au problème de la surpopulation. »

 





Lovelock,
inventeur de Gaïa, la nouvelle déesse animiste de l’écologie politique, déclare que « les êtres humains sont devenus trop nombreux et agressent Gaïa. Gaïa n’a pas besoin d’eux pour fonctionner. Un jour, s’ils continuent à transgresser ses lois, Gaïa va s’ébrouer et ils tomberont comme les poux tombent d’un chien ».

 


Julian Huxley (frère du célèbre écrivain Aldous Huxley, auteur du roman d’anticipation Le Meilleur des mondes), qui fut directeur général de l’UNESCO dans l’immédiat après guerre, fonda en 1948 l’Union internationale pour la protection de la nature (UIPN). Dans son discours inaugural de l’UIPN il déclara : « À long terme, le problème démographique est plus important que celui de la guerre et de la paix parce que l’homme a commencé à se répandre sur la planète comme un cancer. »

 

Aurelio Peccei, fondateur du club de Rome en 1968, écrit dans La nature humaine, son autobiographie de 1974 : « L’homme a inventé l’histoire du dragon malfaisant, mais s’il y a jamais eu un méchant dragon sur la terre, c’est bien l’homme lui-même ».

 



L’homme, dragon malfaisant, le plus redoutable des prédateurs, cancer de la planète, dont les sinistres représentants tomberont comme les poux d’un chien, sinon on rêve de devenir un virus pour les éliminer massivement, ou bien encore on juge héroïques les écoterroristes. Par où l’on voit que les écologistes ne portent pas l’humanité dans leur cœur. Certains justifient ce jugement par la survie-même de l’humanité, les ressources terrestres ne pouvant selon eux assurer la subsistance d’une population trop nombreuse. A la faute morale, ceux-ci ajoutent la faute intellectuelle, inaugurée par Malthus il y a deux siècles et depuis lors constamment démentie par les faits. Ce sera le sujet d’un autre article. 


Lire aussi :

À la faute morale, les écologistes ajoutent la faute intellectuelle

Culpabilité postmoderne



                                                                              Champ de blé intensif productiviste


                                                                                           Champ de blé écolo bio




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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 20:52






En cliquant sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/29/genetiquement-pro-ogm_1213019_3244.html#ens_id=1213093 on pourra lire pendant quelques jours encore un article du journal Le Monde intitulé « Génétiquement pro-OGM ».

 

L’auteur, Pierre Le Hir, se demande pourquoi les 42 avis rendus par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur les OGM sont tous positifs. Le journaliste enquête sur les conflits d’intérêt, l’honnêteté, et les préjugés des membres de l’EFSA sans pouvoir conclure son procès par une condamnation. À aucun moment il n’émet l’hypothèse que c’est peut-être tout simplement parce que les produits sur lesquels l’EFSA a rendu un avis sont tous inoffensifs.


N.B. Fin août, l'article de Pierre Le Hir peut toujours être lu  sur : 
http://mneaquitaine.wordpress.com/2009/06/30/efsa-genetiquement-pro-ogm/

Lire aussi : Les anti-OGM montrent leur vrai visage



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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 22:02




Un album de photos consacré au village de Richerenches est en ligne ici





Richerenches est un village situé dans l’Enclave des Papes, territoire du département du Vaucluse enclavé dans celui de la Drôme. L’Enclave des Papes est actuellement un canton formé de quatre communes, Valréas, Grillon, Visan et Richerenches. Richerenches est la plus petite des quatre communes, aussi bien en superficie qu’en nombre d’habitants.


En 1136, le seigneur Hugues de Bourbouton, petite seigneurie à une demi-lieue de Richerenches, fait don de terres à l'Ordre du Temple, dont celle de Richerenches, alors inhabitée et inculte. La première Commanderie des Templiers de Provence y est créée. Les marais sont asséchés et la production agricole se développe autour de l'élevage des chevaux et des moutons. C'est au cours de l'année 1138 que la Commanderie des Templiers devint chef-d'ordre ou préceptorie de Provence. En 1139 Hugues de Bourbouton devient commandeur. La commanderie est alors installée dans un quadrilatère entouré de remparts et de tours. On y trouve des logements, une chapelle, une forge, des bâtiments agricoles et des ateliers d'artisanat.

 

Après la dissolution de l'Ordre du Temple par le pape Clément V la commanderie de Richerenches est attribuée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui l'abandonnent à leur tour au Pape Jean XXII en 1320. Richerenches devient alors territoire papal au même titre que Valréas et Grillon et, quelques années plus tard, Visan.

Durant le xive siècle, Richerenches, dévasté régulièrement par le brigandage, est totalement inhabité. En 1502, le nouveau propriétaire du village, le Collège du Roure à Avignon ‒ qui avait été bâti et doté
par Julien de Roure, qui devint plus tard pape sous le nom de Jules II ‒  passe un acte d'habitation afin de le repeupler : les premiers habitants viennent s'installer dans les anciennes maisons templières qu'ils remettent en état. Le village s'organise sur les plans de l'ancienne commanderie, les maisons étant regroupées à l'intérieur des remparts ou s’y adossant. Ce plan est encore aujourd'hui celui du village.



De l’époque des templiers subsistent le soubassement de l'abside de l'église et la Maison Templière, dont la salle des chevaliers supporte une nef de trente-deux mètres sur onze. Elle est fortifiée par d’impressionnants contreforts  à mâchicoulis.





Les productions renommées de Richerenches sont d’une part le vin (Côtes du Rhône et Coteaux du Tricastin) et d’autre part la truffe noire improprement dite du Périgord (Tuber melanosporum). De novembre à mars se tient le samedi matin, sur le cours du Mistral, le plus gros marché aux truffes d’Europe.


Lire aussi :
Les Templiers, modernisateurs méconnus








 



























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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 17:37



Marcel Gauchet s'est souvent plaint qu'on ait mal interprété son expression « le christianisme est la religion de la sortie de la religion ».

 
Il a maintes fois expliqué que pour lui « religion de la sortie de la religion » ne voulait pas dire « religion de la sortie de la foi » ou « religion de l'engendrement de l'athéisme ou de l'agnosticisme ».


Par « religion de la sortie de la religion » il a voulu dire que le christianisme a engendré, au bout du compte, une société dans laquelle la religion n'est plus l'élément fondateur du lien social (au sens qu'on peut donner à ce que fut la Chrétienté). Il a voulu dire que le christianisme a permis de sortir de l'hétéronomie, c'est à dire de la Loi qui s'impose de l'extérieur à la communauté, car issue d'une révélation transcendante, ou de la parole des dieux, ou de la tradition instaurée par les ancêtres fondateurs mythiques. La sortie de la religion, c'est le fait que la communauté puisse délibérer, en toute autonomie, de la Loi.

Cela ne remet nullement en cause la possibilité de croire en un être transcendant.


Dans Le désenchantement du monde Marcel Gauchet défend la thèse suivante.

Par l’incarnation Dieu s’est fait homme. Par l’incarnation l’homme devient donc l’égal de Dieu en dignité. Tous les hommes sont donc égaux en dignité.




Si l’homme est l’égal de Dieu, alors l’homme est digne de dire la loi : passage de l'hétéronomie à l'autonomie.

Si tous les hommes sont égaux en dignité, alors ils ont tous voix égale pour dire la loi : la démocratie.


Au demeurant, comme l'a si bien repéré Marie Balmary, cette transcendance de l'homme est déjà écrite dans un recoin obscur de l'Ancien Testament : « Vous êtes des dieux ». Selon elle, c'est pour avoir répété cette proposition, perçue comme blasphématoire par ses adversaires, que Jésus aurait été condamné.

A l’appui de sa thèse elle cite Jean 10, 34.

Les Judéens de nouveau apportent des pierres pour le lapider. Jésus leur répond : « Je vous ai montré beaucoup d’œuvres belles de la part du Père. Pour laquelle de ces œuvres me lapidez-vous ? » Les Judéens lui répondent : « Pour une œuvre belle, non ! Mais nous te lapidons pour blasphème : c’est que toi, un homme, tu te fais dieu ! » Jésus leur répond : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? »

Marie Balmary nous indique que cette citation, rapportée par Jean, se trouve dans le Psaume 82 :

Cantique d'Asaph.

Dieu se tient dans l'assemblée du Tout-Puissant ; au milieu des dieux il rend son arrêt :

Jusques à quand jugerez-vous injustement, et prendrez-vous parti pour les méchants ?

Rendez justice au faible et à l'orphelin, faites droit au malheureux et au pauvre,

Sauvez le misérable et l'indigent, délivrez-les de la main des méchants.

Ils n'ont ni savoir ni intelligence, ils marchent dans les ténèbres ; tous les fondements de la terre sont ébranlés.

J'ai dit : Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut.

Cependant, vous mourrez comme des hommes, vous tomberez comme le premier venu des princes.

Lève-toi, ô Dieu, juge la terre, car toutes les nations t'appartiennent.



Bibliographie



Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde, Une histoire politique de la religion, NRF, Éditions Gallimard.








Marie Balmary, J’ai dit : « Vous êtes des dieux » in Christianisme, héritages et destins, Le livre de poche, Biblio, Essais








Nouveau Testament : Jean 10, 30-35





Ancien Testament : Psaume 82




 






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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 23:53


La biologie nous indique des différences très importantes entre l’homme et les primates, qui sont les animaux les plus proches de lui.

 


L'homme moderne se distingue des autres mammifères et des autres primates par un retard dans le développement de la taille du cerveau.

 

L'homme naît avec un cerveau très immature. A la naissance le cerveau humain représente à peine 25 % de sa taille adulte. Il n’atteint 80 % de sa taille adulte qu’à l’âge de quatre ans.

 

Sa croissance se poursuit au moins jusqu’à l’âge de 10 ans. C’est durant cette longue période que l'enfant, interagissant avec le monde extérieur, acquiert des capacités cognitives complexes, notamment le langage.

 




Les autres primates présentent un modèle très différent de développement cérébral.

 
Chez le chimpanzé, le volume du cerveau représente déjà à la naissance la moitié de celui de l'adulte et sa croissance est pratiquement terminée en deux ans.

 




La différence de patrimoine génétique entre l’homme et le chimpanzé, qui ne porte pourtant que sur 1,6 % des gènes, a donc des conséquences très importantes, en termes de développement cérébral, mental et comportemental (Cf. l'article L'homme, l'animal, l'éthologie). Je recommanderai donc de se méfier des argumentaires qui s’appuient sur la faiblesse des différences génétiques pour inférer des conclusions morales ou juridiques tendant à assimiler les grands singes aux hommes.

 

Les développements modernes de l’éthologie et de la biologie, nous confirment ce qu’a dit le philosophe René Descartes au XVIIe siècle : 

 

-         Contrairement aux animaux, l’homme est doué de la parole et de la raison.

-         Les animaux ne font qu’obéir à leur nature ‒ aujourd’hui on dirait « instinct » plutôt que nature.

-         Seul l’homme dispose du libre-arbitre.

 


Ces différences sont essentielles par un certain nombre de leurs conséquences. Elles n’empêchent pas, bien au contraire, de ressentir des émotions, pour certains d’entre nous très fortes, dans les rapports que nous nouons avec les animaux. J’y
reviendrai.

                                                                                                                



Bibliographie


René Descartes, Discours de la méthode, Cinquième partie






L'homme, l'animal, l'éthologie
L’homme, l’animal, les Lumières
Requiem pour les animaux abattus
L'élevage, l'abattoir et la Shoah
Universelle humanité
Guillaumet

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