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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 23:17


Sans titre - 1

Depuis le début de la conférence de Copenhague, le plus souvent je zappe les dix premières minutes des bulletins d’information radio ou télé, en espérant que passé ce délai on sera passé à un autre sujet. Aussi, de crainte de lasser de la même façon les visiteurs de ce blog, ai-je hésité à faire un troisième article successif consacré au réchauffement climatique.




Mais finalement je me suis dit que ce que je mets en ligne se distingue quelque peu de ce que l’on entend tous les jours, voire toutes les heures. En outre, ma revue de presse d’aujourd’hui sera consacrée pour l’essentiel à des documents vidéo.


Et pour immédiatement me contredire, je commence par l’article écrit de Régis Soubrouillard, publié dans Marianne,  intitulé  Climategate : pourquoi les médias français gardent le silence.

Sans titre - 5 2
Cet article est dans la ligne de celui de Claude Weill que j’ai déjà signalé. Il est un des rares articles de la presse écrite française qui soulèvent le couvercle mis sur la marmite du climategate. Régis Soubrouillard n’est vraiment pas gentil du tout avec son confrère du Monde Stéphane Foucart. A mon avis, c’est à juste titre, mais cela sent quand même un peu la jubilation du règlement de compte entre “chers confrères”.



Sans titre - 14 2
L’émission web de France-Info, Parlons net, donne la parole à Vincent Courtillot
  (50’ 49’’ - 159 600 Ko). Version audio (23 824Ko seulement).



Sans titre - 12 2
Vincent Courtillot est l’invité de Nicolas Demorand dans Le sept-dix de France-Inter
 .(09’ 06’’- 55 674 Ko).




 
Sans titre - 8 2
Sur Radio Classique, Guillaume Durand interroge Christian Gérondeau. Celui-ci confirme la volonté politique de la Chine, dont il nous avait déjà parlé dans son livre CO2 un mythe planétaire (4’ 41’’ - 28 623 Ko).



Sans titre - 13À Bibliothèque Médicis, l’émission animée par Jean-Pierre Elkabbach (les anciens se souviendront avec l’émotion liée aux souvenirs de jeunesse du « Taisez-vous Elkabach ! » de Georges Marchais) met face à face des partisans du réchauffement anthropique et des opposants. (59’ 42’’ - 179 689 Ko).



Sans titre - 4 2Dans l’émission Ligne Jaune du site Arrêt sur image, présenté par Guy Birenbaum, parmi les invités du talk-show, il y a le journaliste de Libération, Sylvestre Huet. Dans son CV Monsieur Huet dit lui-même qu’il a une formation d’historien. Jusqu’à quel niveau ? il ne le dit pas. Il est "journaliste scientifique" depuis1986.

Dans son blog de Libération il commente des articles pour la plupart publiés dans des revues à comité de lecture. Il les approuve ou les réfute, alors qu’il n’a aucune compétence pour ce faire. Lui, qui n’a aucune formation scientifique, s’est cru autorisé à traiter la procédure de publication d’un article de Vincent Courtillot dans une revue à comité de lecture de “vérolée”. Avec Stéphane Foucart du Monde, il est de ces quelques journalistes qui ont monté en cabale contre Courtillot la controverse entre scientifiques à propos dudit article de ce dernier.


Sans titre - 3 2Dans cette émission,
à chaque idée de ses interlocuteurs qu’il réfute il oppose, en les brandissant, un article ou une courbe comme étant la vérité, comme si la vérité était une et qu’elle tenait dans un unique article, même publié dans une revue à comité de lecture, oubliant en outre que c’est justement sur la validité de la courbe ou des idées exprimées dans l’article que ses deux contradicteurs émettent ou rapportent des doutes.

Un numéro de partisan sectaire, sûr de soi. Pour ceux qui n’ont pas trop de temps à consacrer aux mauvaises façons d’exercer le métier de journaliste, c’est un peu long. Pour les autres, c’est exemplaire et ça vaut donc le coup d’y jeter un coup d’œil. (1 h 02’ - 379 774 Ko).


Sans titre - 16 2
Enfin, pour rigoler franchement, une parodie  du climategate, qui n'a rien de scientifique. Des scènes du film La chute, dont les dialogues originaux en allemand sont détournés par les sous-titres français, écrits pour la cause ! Hilarant ! Sérieux s'abstenir ! (3' 49 '' - 12 333 Ko).

 


Sans titre - 20 2
















_________________________________________________________



Sans titre - 10 2
"Taisez-vous, Elkabbach !"



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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 00:48

 


Un
article de Claude Weill dans le numéro de cette semaine du Nouvel-Observateur (version papier et en ligne), intitulé Du rififi chez les chercheurs, soulève le couvercle de la marmite que la presse française a jusque là tenu bien fermé sur le débat scientifique à propos du réchauffement climatique. Un peu d'air, il était temps, la presse française allait bientôt mourir étouffée de l'anoxie qu'elle entretient elle-même.

NB Le corps de l'article est de Claude Weill, seul le commentaire est de Daniel Cohn-Bendit.




Selon une dépêche de l’Associated Press, les Nations unies vont mener une enquête sur les données du CRU piratées et publiées sur Internet. Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), économiste de son état, a déclaré vendredi que l'ONU enquêterait sur cette affaire : « Nous ne voulons en aucun cas cacher quoi que ce soit sous le tapis ».



L'université d'East Anglia, dont fait partie le CRU, a déjà ouvert une enquête.





Le directeur du CRU, Phil Jones, a démissionné de ses fonctions en attendant les conclusions de l'enquête de l'Université.




Les institutions internationale et britannique prennent visiblement cette affaire plus au sérieux que la presse française.




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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 23:22


Un entretien de Patrice de Méritens avec Claude Allègre, très intéressant,  est publié dans Le Figaro Magazine de vendredi dernier.

Intitulé Claude Allègre : « L'écologie des Verts, c'est la philosophie du déclin », on peut y lire :


« [Les climatologues] ont réussi à tirer beaucoup d'argent pour des recherches qui ne servent qu'à faire tourner leurs modèles d'ordinateurs, sans aucune considération pour l'observation. »


Et :


« Quand les climatologues ne comprennent pas la physique, le rôle exact des nuages, du cycle de l'eau, des aérosols et surtout de l'océan, les ordinateurs moulinent dans le vide et c'est tout. Aussi puissants soient-ils ! »


Claude Allègre ne fait que rappeler ce que tout scientifique ou tout ingénieur ne devrait jamais oublier : un modèle non vérifié empiriquement n’est, au mieux, qu’une hypothèse.

Claude Allègre prépare pour janvier 2010 un livre intitulé L’Imposture climatique.





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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 18:13



Tous les samedis, de la mi-novembre au début mars, se tient à Richerenches un marché aux truffes.

C’est un marché dit « de production », où se rencontrent producteurs d’un côté, négociants ou courtiers de l’autre.



Trente courtiers référencés y achètent leurs truffes aux producteurs qui viennent de l’Enclave des Papes, du sud de la Drôme et même quelquefois des versants du Ventoux.



C’est le plus gros marché de production d’Europe, parait-il. La moitié de la production française se vendrait sur le marché de Richerenches. Les statistiques concernant la truffe étant assez aléatoires, je ne puis garantir cette information.

Le premier marché de la saison se tient le jour où le ban des truffes est prononcé. Cette année ce fut le 21 novembre.



Le marché de gros se tient sur le cours du Mistral.







Un marché de détail consacré aux produits de bouche se tient avenue de la Rabasse.

 





Affluence sur le cours du Mistral.







Les transactions se font « au cul des voitures ».

 






Le conditionnement pour l’expédition ! 
 








La balance électronique.













La pesée au peson !

 











La négociation.









Chez les négociants et les courtiers, c’est comme chez les paysans ou les artisans :



il y a ceux qui sont à l’aise,







et ceux qui débutent.









Pendant le marché, les rues du village sont encore plus tranquilles que d’habitude.


 


Au marché de détail, avenue de la Rabasse, il y a de tout.




La truffe vendue au particulier.







Les plants de chênes truffiers pour les planteurs.



 





De la jolie
brocante.









Les légumes du maraîcher.

 







Les escargots de l’Enclave.







Des fleurs pour égayer l’hiver.


 






Ça y est, c’est fini !








Les huîtres de Bouzigues, compte tenu de l’affluence de la clientèle, n’ont pu être photographiées qu’à la maison.









Après l’effort, le réconfort : huîtres et brouillade aux truffes ! Mmmmm !







 


 

 

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 18:44


La revue de presse à propos du piratage du CRU (Unité de recherche climatique) de l’Université d’East Anglia, unité rattachée au Hadley Center, est très instructive.

Rappelons d’abord brièvement les faits.

Le CRU fournit les données climatiques terrestres aux climatologues du monde entier, notamment à ceux du GIEC. Il a toujours refusé de communiquer les données brutes qu'il collecte partout dans le monde. Il ne diffuse que des données traitées. 


La semaine dernière ses fichiers informatiques ont été piratés et les données recueillies, notamment un peu plus de mille courriers électroniques échangés entre chercheurs, ont été publiées sur Internet.

Que disent ces mails, dont aucun n’a fait à ce jour l’objet de démenti de la part des auteurs ?



Ces mails révèlent des manœuvres peu reluisantes :

- corruption du processus de relecture par les pairs (peer-revew) et de publication dans les revues à comité de lecture

- manipulation les données

- dissimulation de données soumises à l’obligation de publicité

- affichage d’un consensus de façade

- dénigrements de collègues scientifiques

-  refus de donner certaines données aux journaux insuffisamment dociles

- tentatives d'intimidation pour modifier la ligne éditoriale d'un journal

-  évasion fiscale

- utilisation curieuse de certains fonds...
____________________________________________________________________

 


Une lecture partielle des courriels démontre que, dans beaucoup de cas, les climatologues révèlent que leurs propres travaux ne sont pas concluants. Dans d'autres courriels, ils discutent de comment dissimuler des désaccords entre eux afin de présenter une position « unifiée » du changement climatique. Dans au moins un courriel, on conseille à ces climatologues de « renforcer » leurs conclusions au sujet du changement climatique et d'événements climatiques extrêmes parce que les responsables gouvernementaux d'un pays préparaient « un gros événement médiatique ».
____________________________________________________________________

Le lundi 23 novembre et le mardi 24, que nous disent les journaux Français ? Presque rien.

Contrairement à la presse anglo-saxonne et au journal Suisse Le Temps, ils minimisent l’affaire, cachent à leurs lecteurs les enjeux, en prétendant que tout ça n’est fait que pour torpiller Copenhague. Peut-être, mais ils n’en apportent pas le moindre élément de preuve. D’autres hypothèses sont émises par des gens aussi sérieux que nos brillants journalistes français.



Mais, pour s’être trop engagée et s’être mouillée jusqu’au cou, notre presse nationale a du mal à faire machine arrière. Seule Rue 89, qui n’est pas vendue en kiosque et n’est lisible que sur Internet, sauve in-extremis le peu d’honneur qui reste au journalisme français.



Qu’est-ce qui fait si peur à nos journalistes ?



Pendant des années les journalistes français :

Ont donné la parole exclusivement aux pontes du GIEC (Ils continuent de plus belle depuis lundi).

Ont relayé les communiqués des terroristes de Greenpeace et des incompétents notoires que sont Hulot, Yann Arthus Bertrand et le WWF.


N'ont jamais informé leurs lecteurs de la lettre ouverte signée par soixante scientifiques internationaux spécialisés dans des disciplines relatives au climat, adressée le 6 avril 2006 au Premier Ministre canadien, Stephen Harper, contestant les thèses du GIEC, ni du "Report of the nongovernmental international panel on climat change" intitulé en français "C'est la nature, et non l'activité humaine qui détermine le climat", publié le 3 mars 2008 par un panel international de vingt-quatre scientifiques de haut niveau, ni de la pétition dite de l'Oregon, signées par 9000 docteurs en science.




N'ont jamais donné la parole au grand climatologue Richard Lindzen.  






Ont refusé d'écouter Allègre et Courtillot , les ont agonis d'injures et trainés dans la boue, traitant le premier de vieux fou solitaire et le second de falsificateur.





 N'ont même pas signalé à leurs lecteurs les doutes sérieux que commençaient à émettre quelques solides piliers du GIEC à Genève en septembre dernier.




Ont méprisé leurs lecteurs, dont certains d’une culture scientifique très supérieure à la leur, qui allaient farfouiller un peu plus loin qu'eux.


Aujourd’hui ils ne comprennent pas pourquoi la presse française se meurt.


 
La presse a parfaitement le droit de prendre parti pour les thèses du GIEC. Ce qu'on est en droit de lui reprocher c'est de cacher à ses lecteurs que des scientifiques sérieux, et de haut niveau, du monde entier, pas seulement Allègre et Courtillot, contestent les thèses du GIEC.



Les journalistes ne sont pas des journalistes, ce sont des militants. Les journaux ne sont pas des journaux, ce sont des tracts.


Laissons, provisoirement, le mot de la fin à
Keith Briffa, du CRU, qui, dans un e-mail révélé par le piratage, a eu ce cri du cœur : "Je me suis donné beaucoup de mal pour trouver un équilibre entre les besoins de la science et ceux du GIEC qui ne sont pas toujours les mêmes."

 

Bibliographie :

Daily Telegraph , Guardian , Wall Street Journal , Le temps , Rue 89 , Le Monde ,

Libération
 , Libération , L’Express , Le Point , Le Nouvel Observateur , Une excellente

synthèse


Le Figaro : je n'ai rien trouvé.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:06



Le Hadley Center est  une unité de recherche sur le climat de l’Office météorologique du Royaume-Uni. Il fournit les données climatiques terrestres aux climatologues du monde entier, notamment à ceux du GIEC. Ils a toujours refusé de communiquer les données brutes qu'il collecte partout dans le monde. Il ne diffuse que des données traitées. 

Ses fichiers informatiques ont été piratés et son directeur, Phil Jones, a confirmé que les données divulguées sur Internet paraissent être authentiques. Phil Jones essaye en outre de justifier un mail issu de ces fichiers qui laisse entendre que des données ont été traitées pour « cacher la baisse ».

Cette affaire fait un buzz sur internet. Elle est déjà traitée par la presse de langue anglaise. Que celui qui en a vu un mot dans un journal ou un magazine français en ligne, sous la plume d’un journaliste, pas sous celle d’un intervenant sur un forum, nous indique le lien, que nous puissions nous informer dans notre langue maternelle. Les lecteurs de ce blog et moi-même lui en serons reconnaissants.

Pour en savoir un peu plus, lire le court article : Le Hadley Center reconnait que les données divulguées sont les bonnes.



                                                                                               Cacher la baisse ?




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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 22:11



Jouez hautbois, résonnez musettes ! Un nouveau blog est né.

Le 26 octobre dernier s’est ouvert un blog consacré aux nitrates dans leur rapport avec la santé humaine. Intitulé Le blog des nitrates - Nitrates et santé , son sommaire comprend à ce jour 11 articles.

Après le mot d’accueil Nitrates et santé, on lira dans un style agréable et alerte des résumés de publications scientifiques et des commentaires aidant à en comprendre la portée :

- Une synthèse venant de Suède

- Une synthèse venant des États-Unis

- Très forts taux de nitrates dans le plasma des Tibétains vivant en haute altitude

- Le journalisme médical tel qu’il est ou tel qu’il devrait être

- Effet d’exercices physiques réguliers sur le taux plasmatique des nitrates

- Nitrates et nitrites alimentaires et réponse au stress ischémique cellulaire

- Annonce de la parution en mars 2011 d’un livre en anglais sur les nitrates et les nitrites en physiologie et pathologie humaines

- Fruits et légumes « bio » 90% plus chers

-Nitrate et nitrite dans le lait maternel en début de post-partum

- La Bible parle-t-elle des nitrates ?

 
Des liens vers les abstracts ou les publications sont souvent indiqués.  




Bibliographie


Pour connaître les bases de la physiologie des nitrates dans l’organisme et des relations entre nitrates et santé humaine, un excellent livre Les nitrates et l’homme de Jean L’hirondel et Jean-Louis L’hirondel, peut être commandé auprès de l’Institut scientifique et technique de l’environnement. Cet ouvrage est préfacé par les Professeurs Christian Cabrol, Henri Lestradet et Maurice Tubiana, signatures qui assurent de sa qualité scientifique.
Pour être lu sans trop de difficulté il requiert une formation en biologie de niveau bac S.

 

 








                                                                           La Bible parle-t-elle des nitrates ?



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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 01:02




La vulgate écologiste nous assène couramment que « l’explosion » du nombre de cancers serait due aux méfaits de la pollution et à notre environnement saturé de produits chimiques de synthèse.


C’est en tout cas ce que prétendent des militants parmi lesquels on peut citer :



L’écologiste Armand Farrachi auteur, avec Geneviève Barbier, psychanalyste (!), du livre  à sensation La société cancérigène





Le Professeur Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC) qui se présente elle-même comme étant la seule association française de lutte contre le cancer à promouvoir une prévention environnementale.


Le documentariste anti-pesticide et militant de l’alimentation bio, Jean-Paul Jaud (Nos enfants nous accuseront).





Le psychiatre Daniel Servan-Schreiber, qui a accusé l’eau du robinet d’être cancérigène.






En revanche, le Professeur Maurice Tubiana a contribué à la création par le Général de Gaulle en 1964, à Lyon, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dépendant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).


Ce centre est chargé d’étudier l’effet potentiellement cancérigène des milliers de substances chimiques introduites dans la société. C’est le plus grand centre au monde de recherche épidémiologique sur le cancer. Il a à son actif un nombre impressionnant de travaux et de publications.



En 2004 l’intensification de la communication écologiste sur le cancer a conduit Maurice Tubiana à s’exprimer publiquement à plusieurs reprises pour contester ce discours.

Il est intervenu dans l’émission Science Culture du 27 avril 2004, sur France Culture, où il était opposé à Armand Farrachi.


Avec Catherine Hill il a publié un article dans le journal Les Échos du 20 août 2004.


J’ai rédigé un verbatim de l’émission et j’ai gardé une copie de l’article des Échos.  


En 2007 un rapport sur les causes du cancer en France a été publié par l'Académie de médecine, l’Académie des Sciences,  et le Centre international de recherche sur le cancer, en association avec la Fédération des centres de lutte contre le cancer, l'Institut de veille sanitaire et l'Institut national du cancer.



Le présent article puise à ces trois sources.


La fréquence des cancers croit très rapidement avec l'âge après 45 ans. Le nombre de cancers s’accroit du fait de l’augmentation de la part de la population âgée. Au XIXe siècle, l'espérance de vie des Français était de 45 ans et les cancers ne causaient que 5 % des décès. Cette espérance est montée à 79 ans. La part des décès par cancers a donc progressé, pour atteindre 25 % du total.


Pour juger de l’évolution de la mortalité par cancer il faut examiner la mortalité dans chaque tranche d’âge et considérer une population dans laquelle la proportion d’habitants dans chaque tranche d’âge serait restée constante.

Après avoir procédé à cette standardisation, on constate que la mortalité par cancer chez les femmes a diminué constamment, de 24% entre 1950 et 2004, alors que chez les hommes elle a augmenté de 47% de 1950 à 1985, puis a diminué de 21% de 1986 à 2004.

Les progrès de la thérapeutique ne suffisent pas à expliquer la diminution constatée.

L’évolution du nombre de cancers est très liée au progrès des méthodes de diagnostic et au développement de leur utilisation. La mammographie, le dosage antigénique et l’écographie permettent de déceler de très petits cancers du sein, de la prostate et de la thyroïde qui auraient été ignorés auparavant.


Or beaucoup de ceux-ci évoluent très lentement. Cela explique l’écart entre l’évolution du nombre des cancers, qui a augmenté, et l’évolution de la mortalité, qui diminue.

Dans les pays industrialisés, trois agents sont les principales causes de cancers : le tabac, l'alcool et la surnutrition.

En France

Le tabac est responsable de  27 % des cancers et de 33 % des décès par cancer chez l’homme et respectivement de 6,1 % des cancers et de 9,6 % des décès chez la femme.





L’alcool est directement responsable de 11 % des cas de cancer chez l'homme et de 4,5 % chez la femme.




Les agents infectieux sont à l’origine de 4,2 % des cancers, l’exposition professionnelle aux toxiques (amiante, poussières de bois, peintures, benzène, huiles minérales, rayonnements ionisants…) de 4 % des cancers chez l'homme et 0,5 % chez la femme.



Le surpoids et le manque d'activité physique sont en cause dans 3 % des cancers de l'homme et 5 % de ceux de la femme.

La proportion de cancers liés à la pollution de l’eau, de l’air et de l’alimentation est faible en France, de l’ordre de 0,5 %, elle pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution de l’air atmosphérique étaient confirmés.






Dans l’état actuel des connaissances,  ne peuvent être considérés comme cancérogènes avérés : habitat proche de sources de pollution (industrielles, dépôts de déchets, incinérateurs), dioxines, rayonnements non ionisants autres que les UV, téléphones portables, antennes de téléphonie mobile.




Quelques réflexions de Maurice Tubiana sur les relations entre environnement et cancers





La mortalité par cancer est deux fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Pourtant les hommes boivent la même eau, respirent le même air et mangent les mêmes aliments que les femmes.






On constate une mortalité par cancer de l’œsophage dix fois plus élevée, et par cancer des poumons trois fois plus élevée, chez les manœuvres que chez les cadres qui travaillent dans les mêmes usines. Ceci a vraisemblablement des causes sociales : moindre attachement à la vie, moindre intérêt à préserver sa santé, moindre résistance aux addictions.



La mortalité par cancers et autres maladies de l'appareil respiratoire n'est pas plus élevée dans les grandes agglomérations que dans les petites et y est même plutôt moins élevée.






La division par quatre de l'incidence des cancers de l'estomac depuis 1950 est liée à l'amélioration de la qualité des produits alimentaires grâce au réfrigérateur et à la chaîne du froid.



Aucune donnée ne montre un effet cancérogène des produits présents dans l'alimentation aux concentrations fixées par des comités d'experts français et européens.  La plupart des polluants incriminés ont fait depuis vingt ans l'objet de recherches qui n'ont pas confirmé les craintes initiales.

Bibliographie

Le rapport Les causes du cancer en France


 





















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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 23:04

 

Pour un grand nombre de Français, les produits « bio » ont une image positive de produits naturels, car cultivés sans produits chimiques. Ils seraient donc meilleurs pour la santé que les produits issus de l’agriculture conventionnelle, dont il est dit couramment par les militants du « bio », qu’ils sont « bourrés » de pesticides.


Cette affirmation est totalement gratuite et parfaitement infondée.

L’utilisation des pesticides par les agriculteurs et les résidus de pesticides sur ou dans les produits agricoles sont étroitement réglementés et contrôlés de façon à protéger de façon très efficace la santé des consommateurs.


La réglementation édicte pour chaque pesticide et chaque médicament vétérinaire une dose journalière admissible (DJA). La DJA est la quantité d'une substance dans les aliments ou dans l'eau potable qui peut être ingérée quotidiennement pendant toute une vie sans risque pour la santé. Elle est exprimée en milligrammes de substance par kilogramme de poids corporel et par jour.



C'est la référence de toxicité à long terme (encore appelée toxicité chronique) pour l'homme. La DJA et calculée a partir de la dose maximale ingérée quotidiennement par un animal sensible, durant toute sa vie, sans effet toxique observé sur lui ou sur sa descendance.



Pour extrapoler à l’homme, cette dose, observée expérimentalement selon une batterie de tests réglementés, est ensuite divisée par un coefficient de sécurité allant de 100 à 1000 selon la classification de la substance active. Les effets toxiques recherchés sont notamment les effets cancérigènes, mutagènes et les effets sur la reproduction (fertilité, développement et périnatalité).


La DJA est une dose admissible quotidiennement sur toute  une  vie.  Elle peut donc être occasionnellement dépassée. Une exposition à court terme à des niveaux supérieurs à la DJA ne présente pas un danger, à condition que, en moyenne, la dose ingérée par le consommateur sur de longues périodes de temps ne dépasse pas sensiblement le niveau fixé.



La présence de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires dans les produits mis en marchés doit être inférieure à une limite réglementaire appelée limite maximale de résidus (LMR). La LMR est définie pour l’association d’une substance et d’un produit.




Cette limite maximale est calculée en fonction de différents critères dont celui qui vérifie qu’en consommant à leurs LMR respectives les produits d'une ration alimentaire normale , le consommateur n’ingère pas plus que la dose journalière admissible.




Le respect des LMR fait l’objet de contrôles par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
 


Lorsque ce service de l’État dispose d’informations sur le risque qu’une marchandise connaisse un dépassement de sa LMR, les contrôles, qui sont alors dits « ciblés », ne peuvent être considérés comme statistiquement représentatifs de la situation générale.



Mais cette administration réalise aussi un plan de surveillance au hasard, dont les résultats donnent une indication sur la situation française au regard des dépassements de LMR. La DGCCRF publie chaque année sur Internet les résultats de ce plan de surveillance. Chacun peut donc les consulter (voir bibliographie).



L’évolution de 2002 à 2007 des résultats de ce plan de surveillance sur les fruits et légumes frais figure dans le tableau suivant :


Année

Nb d'échantillons analysés

Nb d'échantillons non conformes

Pourcentage de non conformités

2002

3773

338

7,8%

2003

3375

235

7,5%

2004

3323

126

3,9%

2005

3098

214

6,7%

2006

3468

207

6,0%

2007

3742

-

7,6 %



Ces résultats portent sur des produits commercialisés en France, d'origine française ou étrangère. Pour avoir plus de détails sur les résultats de ce plan de surveillance on se référera aux liens indiqués en bibliographie.





Une chose est certaine, nous pouvons manger des fruits et légumes et de tous les produits alimentaires non « bio » sans crainte.








Bibliographie


Enquêtes 2006 sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes

Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale en 2007

Résidu, Limite Maximal de Résidu (LMR) : Qu'est-ce ?

Les méthodes d'études en toxicologie alimentaire
























                                                                            

                                                                           Monoculture du citronnier en Campanie





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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:06




Un album de photos consacré à Vaison-la-Romaine est en ligne (ici).

 

Aujourd’hui la commune de Vaison-la-Romaine s’étend sur 2699 hectares et compte 6429 habitants.

 



Vaison fut la capitale des Voconces, peuple d’origine celte.
Sous l’empire romain la ville prend son essor dans la seconde moitié du Ier siècle après J-C avec l’édification du théâtre, du pont, des thermes…



Elle connaît sa plus grande splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise. Aujourd’hui 15 hectares de vestiges ont été mis au jour. Le reste de la ville antique est toujours enseveli sous la cité moderne.

 



Le musée archéologique offre une large place aux statues impériales qui ornaient le mur de scène du théâtre.




L’une des œuvres les plus célèbres du musée est un magnifique Apollon lauré du IIe siècle en marbre. On y admire aussi de superbes mosaïques qui décoraient une luxueuse demeure gallo-romaine.




Après la chute de l’empire romain, Vaison devint un centre religieux important.

 Un évêché y exista dès le IVe siècle.

 


La cathédrale Notre-Dame de Nazareth construite au XIe siècle était au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue.






Adjacent à la cathédrale, le cloître se compose de quatre galeries ajourées d’élégantes arcades. Le réfectoire, le dortoir et la salle capitulaire ont aujourd’hui disparu. Les abords ombragés et la tranquillité du cloître en font un lieu de quiétude et de repos pour l’âme.

 



Au XIIIe siècle la population chercha refuge sur le rocher, au pied du château, construit en 1195 par Raymond VI, comte de Toulouse.




On entre dans la haute ville par une porte fortifiée du XIVe siècle, que domine le beffroi.




La cité, protégée par ses remparts, occupait environ trois hectares, selon une trame irrégulière de ruelles. Les rues principales ont été aménagées selon les lignes de niveau pour faciliter la circulation et l’établissement des habitations nobles et bourgeoises.






Ces rues sont bordées par de très belles façades d’hôtels particuliers datant des XVIe et XVIIIe siècles et ponctuées de superbes fontaines.




L’église-cathédrale, commencée dans la seconde moitié du XVe siècle, est fermée au public dans l’attente de sa restauration.





Au XVIIe siècle, quelques habitants se réinstallent dans la plaine, mais ce n’est vraiment qu’au XIXe siècle que les nécessités du développement urbain contraignirent la ville à quitter son promontoire.

 



La promenade que je vous propose dans l’album n’emprunte pas l’ordre historique. Elle débute par les charmantes places ombragées, les belles portes anciennes et les étroites rues pavées de la haute ville.





Elle donne ensuite un aperçu du pont romain et du château de Raymond VI, comte de Toulouse, aujourd’hui en ruines.






Elle se poursuit dans le haut lieu de l’ancienne cathédrale Notre-Dame de Nazareth et de son cloître inoubliable.







Elle s’achève avec l’émotion procurée par le fameux Apollon lauré et par l’incomparable mosaïque aux oiseaux.




En dernier lieu elle réserve une surprise gourmande.


























 


 

 

À lire



Ceux qui aiment cette région, dont la gentillesse des habitants est grande et dont la spécificité est de n'être historiquement et culturellement  pas vraiment provençale,  en trouveront une subtile évocation dans le très beau roman de Iain Pears, Le songe de Scipion. Ceux qui ne la connaissent pas l'imagineront sans peine. Tous seront subjugués  par  la profondeur de cette histoire aux accents tragiques et seront tenus en haleine par l'action, qui se déroule entre Vaison-la-Romaine et Avignon à trois époques historiques au Ve siècle dans l'Empire romain en voie de dissolution, pendant la grande peste de 1347-1348 et durant les années d'apogée du nazisme, en particulier sous l'Occupation.








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  • : Le blog de Laurent Berthod
  • : Les idées d'un blogueur politiquement incorrect. Comment pourrait-il en être autrement, je suis un vieil humaniste kantien et qui dit kantien, dit con et réac !!! Histoire des idées, épistémologie, progrès technique, agriculture intensive, distinction homme/animal, réchauffement climatique, religion et science, etc. : ce blog n’épargne aucune des bienpensances de notre monde postmoderne idéologiquement formaté par l’émotion médiatique.
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