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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:11



La troisième conférence sur le climat placée sous l’égide de l'ONU et de l'Organisation Météorologique Mondiale, qui s’est tenue du 31 août au 4 septembre 2009  à Genève, s'est conclue, comme attendu, par la décision de créer un grand service climatologique mondial, chargé de recenser toutes les données sur le climat en provenance de la terre entière.


Des scientifiques du GIEC parmi les plus en vue participaient à cette conférence.


Dans un article intitulé « Le climat mondial pourrait se refroidir et se réchauffer plus tard » le journal New Scientist, qui ne passe pas pour être climato-sceptique, rend compte des débats.


Le chercheur allemand Mojib Latif, de l’Institut des sciences marines de l’Université de Kiel, l’un des modélisateurs du climat reconnu par le GIEC, a déclaré que nous pourrions être proche d’entrer dans "une ou deux décennies de refroidissement climatique". "Les gens diront que le réchauffement climatique disparaît". "Je ne suis pas un des sceptiques du climat".  "Cependant, nous devons nous poser les questions dérangeantes nous-mêmes, sinon d'autres le feront."


Le refroidissement prévu par Mojib Latif résulterait de la variabilité naturelle du climat qui surpasserait le réchauffement anthropique.

Ce refroidissement résulterait des variations cycliques des courants et des températures de l’océan Atlantique nord, connues sous le nom d’Oscillation Nord Atlantique (NAO). Selon Mojib Latif cette même NAO serait responsable du fort réchauffement climatique des trois décennies écoulées. "Mais de combien, nous ne le savons pas" a-t-il déclaré, ainsi que "La NAO est entrée dans une phase froide".

 


James Murphy
, responsable des prévisions climatiques à l’Office météorologique du Royaume-Uni, a manifesté son accord, déclarant : " Les océans sont un facteur décisif de la variabilité décennale".

 




Vicky Pope
, responsable des prévisions climatiques au Hadley Center de l’Office météorologique du Royaume-Uni, a affirmé que les diminutions de la glace dans l’océan Arctique résultaient, en partie, des cycles naturels plutôt que du réchauffement climatique du globe.

 


Tim Stockdale du Centre Européen pour les prévisions à moyen terme à Reading (Royaume-Uni), a pour sa part déclaré "Les erreurs des modèles sont aussi un problème sérieux. Nous avons un long chemin à faire pour les corriger. Elles détériorent nos prévisions."

 

Apparemment les certitudes d’un certain nombre de piliers du GIEC se fissurent. Si un lecteur de ce blog en a été informé par un organe de la presse écrite ou audiovisuelle française grand public, qu'il me le fasse savoir. Je lui garantis une récompense (à la mesure de mes modestes moyens !)

 

Pendant ce temps nos écologistes continuent d’affirmer l’unanimité de la communauté scientifique ! Hum ! Hum ! Tonton, pourquoi tu tousses ? Non, ce n’est pas le H1N1 qui me fait tousser !


Lire aussi

CO2 Un mythe planétaire ou L'inanité de la taxe carbone (note de lecture)

Mille fois répété un mensonge n'en devient pas une vérité

Climatologie politiquement incorrecte

Bibliographie

L'article du New Scientist (en anglais)



 

 

 

 

                           Atlantique nord, Martinique, La Caravelle



 

 

 

   Atlantique nord, Charente-Maritime, Saint-Georges de Didonne


                                                                    Atlantique nord : Algarve, la côte vicentine

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 00:06


Le dernier ouvrage de Christian Gérondeau, intitulé CO2 Un Mythe Planétaire, développe une idée absolument originale à propos du réchauffement climatique et des gaz à effet de serre.



Je ne sais si Christian Gérondeau est le seul à avoir eu cette idée, mais jusqu’ici je ne l’ai vue sous aucune autre plume.

Christian Gérondeau n’ignore pas les controverses scientifiques à propos de l’origine humaine du réchauffement climatique mais, dans un premier temps, il prend comme hypothèse d’école de ne pas contester le rôle du gaz carbonique dans l’effet de serre et le réchauffement climatique.



Les trois sortes de combustibles fossiles enfouis dans le sous-sol de la planète, charbon, pétrole et gaz naturel, le sont en quantité limitée. C’est une réalité incontestable.






Cette quantité est destinée à être intégralement extraite et consommée. Si ce n’est pas dans les pays riches, ce le sera dans les pays émergents.







Pour ces pays encore pauvres, les énergies fossiles sont au meilleur marché, les plus rapidement utilisables industriellement et sont donc indispensables à leur développement et à l’amélioration rapide du niveau de vie et de la santé de leur population.




Il y a quelques années la Chine a adopté un programme de construction de centrales électriques thermiques au rythme d’une par semaine pendant vingt ans, de façon à mettre en service une puissance supplémentaire de 52 000 mégawatts chaque année. Les réalisations : 50 000 mégawatts en 2004, 70 000 en 2005, 102 000 en 2006 !


En 1990 la majorité des chinois vivait sans électricité, en 2005, 99% étaient raccordés, même si la puissance installée est souvent modeste.


En Inde, 65 % seulement des habitants sont desservis. Il en reste donc quatre cent millions à raccorder ! Chaque année cinq cent milles femme et enfants y meurent du cancer du poumon engendré par les fumées du foyer de la pièce unique où ils vivent en permanence.




Les centrales thermiques sont les moins coûteuses à construire et les plus vite mises en service.

La Chine, il y a vingt ans ne comptait aucun kilomètre d’autoroute, elle en recense aujourd’hui cinquante mille et en construit cinq mille de plus chaque année. Pékin est en train de boucler sa septième rocade autoroutière alors que Paris n’a toujours pas achevé la seconde, dont les travaux ont commencé il y a quarante ans !


Les combustibles fossiles sont trop précieux pour que l’humanité en laisse une partie inutilisée dans le sous-sol. Pour l’Inde, la Chine et les pays pauvres en général, il ne s’agit pas de question de mode de vie mais de vie ou de mort de leurs habitants. La Chine a déclaré à ce sujet : « Nous n’avons pas le choix. » et l’Inde « Qu’il ne lui était pas possible de s’engager sur un plafond d’émission. »

Christian Gérondeau évalue les réserves de combustibles fossiles et le rythme prévisible de leur consommation, évaluations que l’on peut contester, mais cela ne change rien au principe et pas grand-chose au résultat final. Il en déduit qu’avant cent ans, un peu plus, un peu moins, les réserves auront été intégralement extraites, consommées et rejetées dans l’atmosphère sous forme de CO2. Il évalue qu’au bout du compte la teneur en CO2 de l’atmosphère devrait être un peu plus que doublée.

Si l’on ralentit la consommation de combustibles fossiles dans les pays riches, disons par exemple ceux qui ont signé l’accord de Kyoto, cela ne fera tout au plus que retarder de quelques années l’épuisement des réserves et le moment où la concentration atmosphérique du CO2 atteindra son plafond.




On voit là toute la vanité et l’inanité d’une taxe carbone, prétendument salvatrice (au-delà de tous ses effets économiques et sociaux éminemment critiquables).



Accessoirement, si je puis dire, Christian Gérondeau nous parle des sources d’énergie que les progrès techniques nous permettront de substituer aux énergies fossiles lorsqu’elles seront épuisées (de toute façon qu’on les épuise ou qu’on arrête de les extraire avant de les avoir épuisées, il faudra bien faire appel à des énergies de substitution).

Des perspectives positives sont largement ouvertes (surgénérateurs, bio-combustibles de première ou de seconde génération...).



Christian Gérondeau met aussi en évidence les contradictions internes aux thèses du GIEC.

Par exemple, en quoi des températures inférieures à celles de l’optimum médiéval, époque où les Vikings cultivaient le Groenland et faisaient pousser de la vigne au Labrador, pourraient-elles avoir les conséquences catastrophiques que le GIEC nous prédit ?




En quoi une élévation du niveau de la mer de 30 cm peut elle entraîner des catastrophes ? Dans les zones côtières de faible altitude, en quoi surélever les digues de 30 cm serait-il insurmontable ? Le gouvernement des Maldives a déjà commencé d’entreprendre des travaux dans ce sens.


On peut regretter des répétitions dans le livre de Christian Gérondeau. On peut aussi regretter des digressions sur des points particuliers qui n’ont pas grand-chose à voir avec son sujet, et qui affaiblissent donc son message.

Il me semble que Christian Gérondeau accorde trop de préoccupations humanistes à l’écologisme politique et qu’il n’a pas entrevu les fondements malthusiens et antihumanistes de cette idéologie (que ses tenants en soient eux-mêmes conscients ou non).

Malgré ses défauts, c’est un livre à lire de toute urgence si l’on veut décrypter derrière tous les beaux discours catastrophistes et bien-pensants, le véritable avenir énergétique et climatique de l’humanité.

Bibliographie

 

Christian Gérondeau, CO2 UN MYTHE PLAN
ÉTAIRE, Éd. du Toucan





Christian Gérondeau, CO2 Un mythe planétaire, note de lecture de Guillaume Vuillemay, 1er septembre 2009


                                                                                        Jet non écologiste



                                                                                            Jet écologiste


                                                                    Un scandale écologiste : une digue-autoroute !


                                   Image datant de Mathusalem, avec laquelle les écologiste nous bourrent le mou 
            (campagne récente de WWF, Réseau Action Climat France et die allianz klima, notamment dans Le Monde)




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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 21:37



Le projet de loi organique de réforme du Conseil économique et social a été adopté en conseil des ministres le 25 août 2009. Ce projet met en œuvre les mesures de "modernisation" du Conseil économique et social prévues par la réforme constitutionnelle de juillet 2008.

Les attributions du Conseil sont élargies au domaine environnemental. Il change donc de nom et devient "Conseil économique, social et environnemental".



Le nouveau CESE, est réorganisé en trois pôles : « vie économique et dialogue social », « cohésion sociale et territoire, vie associative » et « protection de la nature et de l’environnement ».




Le nombre de conseillers ne change pas et reste fixé à deux cent trente-trois.
 




Trente-trois conseillers représentant les tenants de l’écologisme vont faire leur entrée au Conseil.








Le monde agricole perd onze sièges, pour ne plus compter que vingt-quatre représentants.









Les dix sièges du groupe des entreprises publiques disparaissent.
 







On a vu dans des forums des intervenants bêler  contre le nombre encore trop élevé de représentants de l’agriculture.  Vingt-quatre conseillers sur deux cent trente-trois, cela fait à peine plus de 10 %.






Je sais bien que la part de l’agriculture dans le produit intérieur brut est aujourd’hui d’un peu moins de 2 % et que l’agriculture emploie un peu moins de 4 % de la population active.






Néanmoins les agriculteurs, à ce que je sache, continuent à nourrir le monde, fonction économique primordiale sans laquelle aucune autre ne pourrait se déployer.








Accessoirement, l’activité agricole met en valeur et entretient plus de la moitié du territoire national (54 %) !








J’ajoute que si les agriculteurs nourrissent le monde, les écolos ne savent que lui mettre des bâtons dans les roues.



Les écolos vont avoir plus de sièges que les agriculteurs.  A mes yeux, c’est un signe du déclin intellectuel et moral auquel la démocratie d’opinion conduit notre pays (le démocrate et libéral Tocqueville a écrit quelques pages impérissables sur l'opinion).


                                                                                    Les vignes du Seigneur




                                                                                       Les vestiges du jour


Lire aussi : Le potager de mon grand-père




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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 17:03



Depuis que le loup prolifère de nouveau dans les Alpes françaises, les pouvoirs publics incitent les éleveurs et les bergers d’alpage à protéger leurs troupeaux en utilisant des chiens de protection. La race la plus souvent employée pour cette tâche est le patou, autre nom du chien de montagne des Pyrénées.

 



Le patou est la race de chien la plus efficace pour protéger les troupeaux des attaques de loups, bien qu’il ne constitue pas une garantie. Élevé très jeune au sein du troupeau il le considère ensuite comme sa famille. S’il détecte un intrus, il aboie et s'oppose à l'intrusion perçue comme une menace, qu'il s'agisse d'un prédateur ou d'un promeneur, par tous les moyens, y compris l'attaque si nécessaire. Très tôt les partisans du loup se sont préoccupés des dangers que les patous présentaient pour les randonneurs.


 




Deux études ont été conduites par Gilles Le Pape, éthologue, docteur en biologie, maître de conférences à l’université de Tours. L’une en 1998 dans le parc national du Mercantour, l’autre en 2001 dans le parc régional du Queyras.




Elles avaient pour objet de faire le point sur les rapports des chiens de protection de troupeaux ovins et des promeneurs dans ces deux massifs. Elles ont été menées sur la base d’observations des comportements des chiens et des randonneurs et de questionnaires servant à recueillir les opinions de ces derniers. Des traitements statistiques modernes ont été mis en œuvre.

 

Dans la conclusion de la première étude on lit :

 

Il est très rare que les promeneurs se disent effrayés. En général, soit ils évitent d’interagir avec les chiens, soit ils ont une réaction amicale avec eux.

 

Et :

 
Cette étude contredit donc la réputation de chiens « dangereux » ou « agressif s » parfois faite au chien de protection. Certes il impressionne, mais il ne représente manifestement que peu de danger pour les promeneurs, et on peut dire que sa réputation est souvent surfaite.

 
Dans la conclusion de la deuxième étude on lit :

 



Les patous ne représentent manifestement pas plus de danger que tout autre type de chien pour les promeneurs et ne risquent pas de modifier leurs habitudes de randonnée.

 





Quelques années plus tard, alors que les attaques de loups contre les troupeaux se sont multipliées, rendant la vie des bergers de plus en plus difficile, et que le nombre de patous s’est bien entendu fortement accru (et peut-être aussi celui des randonneurs !), qu’en est-il ?

 




En 2007 et 2008 en Savoie les incidents se multiplient. Deux affaires se terminent devant le tribunal. Une troisième a failli coûter la vie à la victime.

 


Dans un jugement prononcé en 2008 à propos d’une attaque de cinq randonneurs, dont deux mineurs, par des chiens patous, à Foncouverte - La Toussuire en 2007, les prévenus sont relaxés du chef de blessures involontaires « car ils se sont comportés en bons bergers » et n’ont commis aucune « faute caractérisée ».

 



En juin 2008, à Aussois, un chien berger des Abruzzes s'est précipité sur la gardienne du refuge de Plan Sec et l'a mordue à plusieurs reprises au bras et aux cuisses. Rien d'irréparable, mais la victime reconnaît qu'elle a eu la peur de sa vie. « Ça a duré plus d'une demi-heure et j'avais très peur de tomber tellement il été agressif. » En septembre 2008 le procureur a requis une peine d’amende avec sursis contre l’éleveur, alors que dans des affaires similaires aucune peine n’avait jamais été requise. En novembre le tribunal de police relaxe l’éleveur.


 

Le lundi 28 juillet 2008, près de Termignon, trois chiens ont failli tuer une randonneuse grenobloise de 53 ans. La victime a été lourdement mordue à l'épaule droite et aux deux jambes. Les chiens l'ont traînée sur le sentier. Une personne alertée par ses appels au secours a frappé les patous avec un bâton de marche pour leur faire lâcher prise. Évacuée par hélicoptère, la victime a été opérée pendant trois heures et demie. Les mêmes chiens auraient été impliqués dans au moins une attaque grave dans les jours qui ont précédé.

 

Ces accidents et ces procès émeuvent élus, responsables du tourisme, éleveurs… qui y vont de leurs déclarations, interpellations des Ministres, etc.

 

On apprend du directeur du développement à l’Agence départementale du tourisme qu’on compte environ 700 patous dans les Alpes. On estime que 15 % environ ont déjà mordu un humain au moins une fois. Les offices du tourisme de Haute-Maurienne sont submergés par les récriminations.


 


Se pourrait-il qu'un éthologue, docteur en biologie, maître de conférences à l’université de Tours, travaillant pour le programme Life Loup, ait pris ses désirs pour des réalités ?

 


NB En réaction à toutes ces affaires, Philippe Yolka, professeur de droit à Grenoble, pense qu’il se trouvera bien un jour, à la suite d'une condamnation, quelque éleveur - ou, plus sûrement, quelque assureur - pour se retourner contre la puissance publique afin de lui faire régler l'addition, au nom de l'idée selon laquelle l'accident vient certes du chien, mais le chien vient du loup, loup dont la responsabilité de la présence revient à l'État, qui a choisi de le laisser  s'implanter dans des espaces restreints et humanisés, sans en mesurer suffisamment les conséquences.



                                                                                     Ceci n'est pas un patou




Bibliographie


Étude Mercantour

 

Étude Queyras


Relaxe pour les bergers

 

Son chien avait mordu une gardienne de refuge : l'éleveur relaxé

  

Une Grenobloise hospitalisée à la suite d'une attaque de patous

 

La colère de Claude Ponson, directeur du développement à l'Agence touristique départementale

 

Parole d’expert : le patou sous l'œil du juriste





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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 17:58





Une nouvelle maladie est née. L’électrosensibilité. Sa cause est la vie à proximité d’antennes relais de téléphonie mobile.




Cette maladie a une réalité : des symptômes tels que maux de tête, nausées, démangeaisons, etc.



Sa cause prétendue, celle à laquelle les patients croient dur comme fer, n’est sans doute qu’une apparence. Des études conduites par des psychiatres ont montré que des patients électrosensibles souffrent des mêmes symptômes quand on leur fait croire qu’il y a une source d’ondes à proximité alors qu’il n’y en a pas.



Ce phénomène s’appelle l’effet nocebo, autrement dit un effet placebo à l’envers. On soupçonne que l’information anxiogène joue un rôle dans le déclenchement de ces symptômes, qui sont aussi ceux provoqués par le stress, la peur, la panique.



L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) désigne ce phénomène sous le nom d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) qu’elle rattache plus généralement à l'intolérance environnementale idiopathique (IEI), qui rassemble les intolérances à divers facteurs environnementaux n'impliquant aucune étiologie chimique ou aucune sensibilité de type immunologique ou électromagnétique.





Les lecteurs que le sujet intéresse pourront se reporter au document de l’OMS indiqué en bibliographie.






Ceux que la rédaction scientifique et officielle du texte de l’OMS peut rebuter, trouveront une illustration concrète et drôle de cet effet nocebo en visionnant la vidéo Saint-Cloud : Mobilisation contre trois antennes relais (moins d’une minute et demie).


Bibliographie


OMS, Champs électromagnétiques et santé publique, Hypersensibilité électromagnétique


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 00:31







Les marées vertes bretonnes ont fait récemment la une des media.







Comme, à cette occasion, sur un forum Internet j’exprimais un peu lapidairement l’idée que les nitrates ne sont pour rien dans la prolifération des algues vertes mais que ce sont les phosphates, un intervenant m’a posé la question : « Mais pourquoi donc les algues posent toujours problèmes dans une zone où il y a une forte concentration d’élevage de porcs et pas dans d’autres zones côtières ? »


La réponse que l’on peut apporter à cette question est susceptible d’intéresser d’autres personnes que mon agréable correspondant. Aussi fait-elle l’objet du présent article.


En premier lieu, ce n’est pas parce que deux phénomènes sont reliés dans le temps ou l’espace que l’un est la cause de l’autre.



Ensuite, il est inexact de croire que seules les régions de forte concentration d’élevages de porc, ou même plus généralement d’élevage, présentent des phénomènes de marée verte.





Il s’en produit, depuis de longues années, dans nombre d’espaces littoraux de la Méditerranée, où l’élevage en général n’est pas très développé : Grèce, Égypte, Turquie, Tunisie, Algérie. Certains de ces pays sont bien connus pour leur importante concentration d’élevages de porcs !




Les marées vertes ne se produisent que dans des baies ou des estuaires qui présentent un profil topographique favorable : faible profondeur, faible effet de « chasse d’eau » de la marée. Les spécialistes parlent de configuration à  « effet de lagunage ». Ceci peut expliquer qu’en France, seule la Bretagne présente des portions de littoral favorables aux marées vertes. Les grands estuaires français, par exemple, ne présentent pas ce profil et ne connaissent pas de marées vertes bien qu’il s’y déverse des quantités très importantes de nutriments nécessaires à la prolifération des végétaux aquatiques, nitrates et phosphates.


Pour le développement des ulves, les algues en cause dans les marées vertes bretonnes et, plus généralement, des végétaux aquatiques, deux nutriments sont nécessaires : les phosphates et les nitrates.


Selon Guy Barroin, anciennement chercheur à la station de l’INRA de Thonon-les-Bains, aujourd’hui à la retraite, dans les cas ou les nitrates sont en concentrations insuffisantes par rapport aux phosphates, des cyanobactéries, qui ont le pouvoir de fixer l’azote de l’air, utilisent les phosphates pour se développer. Lorsque l’azote de l’air qu’elles ont fixé est relargué en concentration suffisante dans le milieu et transformé en nitrates par les processus de nitrification, les végétaux qui ont besoin de nitrates dans le milieu aquatique pour se développer peuvent prendre le relais. Conclusions : vous pouvez réduire l’apport exogène de nitrates à zéro, s’il y a du phosphore en quantité suffisante et si les autres facteurs son réunis, l’eutrophisation* du milieu se produira.



Guy Barroin a personnellement travaillé sur les milieux aquatiques lacustres. C’est en limitant les apports de phosphates dans le lac Léman et le lac du Bourget qu’on a réussi à stopper leur eutrophisation.





Dans la littérature internationale Guy Barroin a trouvé la confirmation que c’est le même type de processus qui se déroule en milieu marin. L’IFREMER continue de s’opposer à cette explication et privilégie l’azote comme facteur de maîtrise de l’eutrophisation.




Ce sont les chercheurs de l’IFREMER qui s’expriment dans les media. Dans une interview récente dans le journal Le Monde à propos des marées vertes Jean-Yves Piriou a même le culot de déclarer : « Plus personne ne nie la responsabilité des nitrates. » Dans une situation de controverse scientifique une telle déclaration n’est pas honnête et induit le grand public en erreur.



L’apport de phosphates dans les fleuves et rivières est estimé par un rapport parlementaire comme étant originaire à 90 % de l’industrie et des activités domestiques, et seulement à 10 % de l’activité agricole (les phosphates épandus en agriculture sont très largement insolubles et la fraction soluble est assez rapidement insolubilisée par fixation par le complexe argilo-humique).




L’interdiction intervenue en 2007 des phosphates dans les lessives domestiques ne concerne que les lessives pour le linge, mais pas celles pour les lave-vaisselle ni pour le nettoyage des surfaces dans l'industrie (on n'en connait pas à ce jour de substitut possible).


Il semble que dans les sédiments de certaines baies les phosphates se soient dores et déjà accumulés en de telles quantités qu’il est difficile de les éliminer, par dragage ou tout autre moyen.


Dans ces conditions il semble que la solution la plus économique au problème des marées vertes bretonnes doive être recherchée dans la valorisation des algues ramassées. La société OLMIX prétend avoir mis au point un procédé de valorisation (méthanisation et transformation en intrants pour l’agriculture) des déchets verts y compris les algues vertes. Si cela est vrai et si ce procédé est rentable, il faudrait penser à le développer au stade industriel. Le ramassage des algues pourrait ainsi changer de statut et devenir une véritable « récolte ».

 

* Eutrophisation : détérioration d'un écosystème aquatique par la prolifération excessive de végétaux. Ces végétaux meurent et se décomposent. Le processus de décomposition consomme l'oxygène de l'eau. En l’absence d’oxygène le milieu devient sans vie.
 

Lire aussi  sur ce blog :


Le préfet, les marées vertes et le Père Ubu

Nitrates ? Vous avez dit nitrates ?

 
Bibliographie :


Définition de l’eutrophisation

Guy Barroin, Gestion des risques. Santé et environnement : le cas des nitrates. Phosphore, azote et prolifération des végétaux aquatiques.

Le Monde du 20 Août 2009, Algues vertes : "Plus personne ne nie la responsabilité des nitrates"

PLAN D'ACTION POUR LA MEDITERRANEE Réunion conjointe du Comité scientifique et technique et du Comité socio-économique Athènes, 3-8 avril 1995.  EVALUATION DE L'ETAT DE L'EUTROPHISATION EN MER MEDITERRANEE

Une voiture roule aux algues vertes


Quand Morgane transforme les algues vertes


Olmix. Une perte de 6,2 millions d'euros en 2008


Sur l’origine des phosphates : La qualité de l'eau et l'assainissement en France (rapport du Sénat)






























                              Le lac Léman sauvé de l'eutrophisation par la réduction des apports de phosphates





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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 15:51

 


Les Phares

 

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ;



Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
Où des anges charmants, avec un doux souris
Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre
Des glaciers et des pins qui ferment leur pays ;



Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
Et d'un grand crucifix décoré seulement,
Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ;



Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des Hercules
Se mêler à des Christs, et se lever tout droits
Des fantômes puissants qui dans les crépuscules
Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ;



Colères de boxeur, impudences de faune,
Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,
Puget, mélancolique empereur des forçats ;



Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres,
Comme des papillons, errent en flamboyant,
Décors frais et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant ;



Goya, cauchemar plein de choses inconnues,
De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,
De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,
Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ;



Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours verts,
Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
Passent, comme un soupir de Weber ;



Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
Sont un écho redit par mille labyrinthes ;
C'est pour les cœurs mortels un divin opium !



C'est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;
C'est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !



Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité !

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 14:32





Aussi loin que remontent mes souvenirs littéraires, Baudelaire fut pour moi le plus merveilleux des poètes. 





A l'époque où Baudelaire écrivait, ainsi qu'à l'époque où je le découvrais,  l'écologisme n'avait pas encore commencé de faire des ravages dans les esprits.




Pourtant, dans une lettre de refus à un éditeur, le poète écrivait :


« Mon cher Desnoyers, vous me demandez des vers pour votre petit volume, des vers sur la nature, n’est-ce pas ? sur les bois, les grands chênes, la verdure, les insectes – le soleil, sans doute ? Mais vous savez bien que je suis incapable de m’attendrir sur les végétaux, et que mon âme est rebelle à cette singulière Religion nouvelle qui aura toujours, ce me semble, pour tout être spirituel, je ne sais quoi de schocking. Je ne croirai jamais que l’âme des dieux habite dans les plantes et, quand même elle y habiterait, je m’en soucierais médiocrement et considérerais la mienne comme d’un bien plus haut prix que celles des légumes sanctifiés. »


 



Si Baudelaire a ressenti le besoin de s'exprimer en ces termes c'est que, déjà de son temps, l'animisme était de retour. On ne dira sans doute jamais assez ce que le romantisme allemand, une des sources idéologiques de l'écologisme moderne, a pu charrier en la matière.

Il me plairait bien que les ironiques légumes sanctifiés deviennent  l'emblème du combat contre le néo-animisme d'aujourd'hui.



















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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 01:55

Le blog s'est mis à sa grille d'été ! Il y aura donc quelques récréations avant de reprendre les choses sérieuses  à la rentrée.

La première est un des plus beaux poèmes de Baudelaire, Harmonie du soir, que j'ai illustré par l'album qui porte le même titre (l'album est ici).


HARMONIE DU SOIR





Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !








Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !  
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.








Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.







Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !







Charles Baudelaire, Les fleurs du mal






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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 00:06


Un album de photos consacré à Lyon est en ligne ici.





Pour une première promenade dans Lyon, je vous propose de déambuler à Fourvière, dans le quartier Saint-Jean, au Palais Saint-Pierre, place des Terreaux et à l’opéra.

 






La colline de Fourvière est le balcon de Lyon. Certains jours on voit les Alpes se dessiner très distinctement au-dessus de l’horizon.




Au musée de la civilisation gallo-romaine sont exposées les tables claudiennes, plaque de bronze sur laquelle a été gravé le discours prononcé en 48 par l’empereur Claude devant le sénat, dans lequel il défendait l’idée d’accorder l’accès au sénat de Rome aux notables de la « Gaule chevelue ». Ce discours est écrit dans un style lourd et quelque peu embrouillé. Dans les Annales Tacite en donne une version qu’il a réécrite pour en faire un grand moment de littérature.


Adjacent à la primatiale qui lui a donné son nom, le quartier Saint-Jean est un des ensembles urbains les plus étendus et les plus beaux que l’architecture de la Renaissance ait laissé en Europe. Sa réhabilitation a été engagée au temps du maire Francisque Collomb, décédé le 24 juillet dernier. Sur ce plan au moins, Francisque Collomb ne partageait pas les idées de son prédécesseur, Louis Pradel, qui avait paraît-il songé à raser ce quartier incompatible avec un urbanisme sain et moderne !


Le palais Saint-Pierre fut un couvent de moniales bénédictines avant de subir diverses avanies sous la Révolution et de devenir en fin de compte le musée des Beaux-arts de la ville de Lyon.


La place des Terreaux est ornée d’une admirable fontaine due au sculpteur Bartholdi. On ne peut pas dire que l’aménagement de la place entrepris pour en rendre l’usage aux piétons, confié à Buren, ait beaucoup de caractère.



L’opéra a été réaménagé par Jean Nouvel, qui a manifestement et, paraît-il, volontairement tout fait pour le rendre le plus inconfortable possible aux spectateurs. À chaque fois que je vais à l’opéra de Lyon je me demande comment on a pu donner son diplôme d’architecte à Jean Nouvel !




Citation



Discours de l'empereur Claude au Sénat, en 48, rapporté par Tacite.

 Annales - Livre XI

 




XXIV. —  Sans se laisser émouvoir par ces propos et d’autres semblables, le prince les réfuta sans attendre, puis, convoquant le sénat, il commença en ces termes : « Mes ancêtres, dont le plus ancien, Clausus, d’origine Sabine, fut admis en même temps dans la cité romaine et parmi les familles patriciennes, m’exhortent à suivre la même politique dans la conduite des affaires publiques, et à faire venir parmi nous tous les éléments remarquables, où qu’ils se trouvent. 2 Je n’ignore pas, d’autre part, que les Julii sont venus d’Albe, les Coruncanii de Camerium, les Porcii de Tusculum et, sans aller chercher des exemples antiques, que des hommes originaires d’Étrurie, de Lucanie et généralement de l’Italie entière sont entrés au sénat, enfin que cette Italie elle-même a été étendue jusqu’aux Alpes de façon que non seulement des individus, chacun séparément, mais des territoires, des peuples entiers se fondent dans notre nation. ) Alors, une paix profonde à l’intérieur ; et notre situation était brillante face à l’étranger lorsque les Transpadans reçurent le droit de cité, lorsque, grâce au spectacle de nos légions, installées dans tout l’univers, et en nous adjoignant ce que les provinces avaient de plus solide, on vint au secours de l’empire épuisé. Regrettons-nous que les Balbi soient venus d’Espagne, ou encore que des hommes remarquables soient venus de Gaule Narbonnaise ? Leurs descendants demeurent et leur amour pour notre patrie ne le cède en rien au nôtre. 4 Quelle autre cause amena la perte des Lacédémoniens et des Athéniens, qui, pourtant, possédaient une grande puissance militaire, sinon qu’ils refusaient d’admettre les vaincus, les considérant comme d’une autre race ? Mais notre fondateur, Romulus, témoigna d’une sagesse telle qu’il considéra la plupart des peuples, le même jour, comme des ennemis puis comme des citoyens. Des étrangers ont été rois chez nous ; appeler des fils d’affranchis à des magistratures n’est pas, comme beaucoup le croient à tort, chose récente, mais cela s’est souvent fait sous le régime précédent. 5 Certes, dira-t-on, mais nous avons combattu contre les Sénons; apparemment, les Volsques et les Éques n’ont jamais rangé face à nous une armée en bataille? Nous avons été pris par les Gaulois; nous avons aussi donné des otages aux Étrusques et nous sommes passés sous le joug des Samnites. 6 Et pourtant, si l’on passe en revue toutes les guerres, on verra qu’il n’en est aucune qui ait été achevée en un temps plus bref que la guerre des Gaules. Après cela, ce fut une paix constante et loyale. Désormais, mêlés à nous par la façon de vivre, les arts, les alliances de famille, qu’ils nous apportent leur or et leurs richesses plutôt que de les garder pour eux ! 7 Tout, Pères conscrits, ce que l’on considère maintenant comme antique fut, en son temps, nouveau : des magistrats plébéiens après les magistrats patriciens, des magistrats latins après les plébéiens, des magistrats issus des autres nations italiennes après les Latins. Cette mesure-ci vieillira elle aussi et, ce qu’aujourd’hui nous devons justifier par des précédents comptera parmi les précédents. »

XXV. — I  Le discours du prince fut suivi par un sénatus-consulte et les Éduens obtinrent les premiers le droit d’être sénateurs dans la Ville. (…)



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