
Certains accusent la consommation de viande d’être responsable du développement de l’obésité dans les populations. Dans l’article Viande et obésité, encore un mythe on a vu ce qu’il en est en réalité.

Les adversaires de la consommation de viande cherchent aussi à nous angoisser en la prétendant responsable de cancers mais en
oubliant de nous parler de ses vertus nutritionnelles.
Qu’en est-il ?
Cancer
Sur une vingtaine d’études de cohorte, une sur cinq seulement met en lumière un lien entre risque accru de cancer colorectal et consommation élevée de viande rouge et de charcuterie. Quatre
études sur cinq ne démontrent aucun lien.
En s’appuyant sur deux grandes méta-analyses
(analyses raisonnées de nombreuses études épidémiologiques) , le World cancer research fund (WCRF) admet la probabilité d’un risque accru de cancer de 30 % pour le quart des gens
qui consomment le plus de viande rouge et de charcuterie et recommande, par précaution, de limiter la consommation de viande rouge à 70 g par jour.
Selon plusieurs enquêtes de consommation, seuls 20 % des français consomment plus de 70 g de viande rouge par jour. Ces
20 % de Français consomment un total de 200 g de viande rouge et de charcuterie par jour, mais une autre étude, sanitaire, montre que ce sont les mêmes qui consomment un régime une fois
et demi plus riche en calories et font moins d’exercice physique. La mortalité par cancer et par accident cardiovasculaire y est plus élevée.
Comme l’expérimentation sur des humains
n’est pas pensable et qu’il est impossible d’éliminer dans les enquêtes les facteurs de confusion, il est difficile d’attribuer spécifiquement à l’un de ces facteurs la cause de la surmortalité.
En outre la consommation de fruits et légumes est facteur de diminution du risque de cancer colorectal. Il n’est donc pas du tout évident que ce soient les facteurs nutritionnels présents dans la
viande qui soient nocifs, cela pourrait bien être les autres facteurs associés, parmi lesquels peut figurer une sous-consommation de fruits et légumes.
Valeur nutritionnelle
Les besoins journaliers d’un adulte en protéines sont de 60 g.

100 g de viande contiennent 25 g de protéines. Les aliments végétaux les plus riches en protéines, les pois, les haricots et les lentilles, seulement, 9 g pour 100 g, les céréales 7,8 g.

Sont présents dans la viande la plupart des acides aminés qui sont dits essentiels parce que l’organisme humain ne peut les synthétiser. Les protéines de la viande présentent un équilibre en
acides aminés proche des besoins de l’homme.
Les viandes sont riches
en fer héminique, la forme présente dans les globules rouges et la myoglobine, c'est-à-dire la forme de fer la plus assimilable. Le fer contenu dans les végétaux n’est assimilé qu’en de faibles
proportions. C’est ainsi qu’il y a cent fois moins de fer assimilables (0,06 mg) dans 100 g de lentilles cuites (aliment végétal le plus riche en fer) que dans 100 g de boudin.
Comme le fer, le zinc animal est bien plus absorbé que le zinc végétal. C’est un élément qui intervient dans une centaine d’enzymes. En particulier il intervient dans l’appétit, d’où le cercle
vicieux lorsqu’une perte d’appétit apparaît, comme celle que l’on observe chez les personnes âgées : la perte d’appétit diminue la consommation de zinc qui accroit la perte
d’appétit.

Avec les fromages, les œufs et le poisson, la viande fait partie des aliments les plus riches en sélénium, qui joue un rôle dans
la protection des cellules et la réparation de l’ADN.
La viande contribue de façon importante aux apports en vitamines B3, B6 et B12. Les viandes de ruminants (bœuf, mouton) sont
particulièrement riches en vitamine B12 qui intervient dans la formation des cellules nerveuses et présente une activité anti-anémique car elle joue aussi un rôle dans la formation des globules
rouges.
La teneur en lipides des viandes est très variable selon le morceau. Voir l'article Viande et obésité, encore un mythe.
Mangeons nous trop de viande ?
La recommandation du World cancer resaerch fund et de ne pas dépasser 500 g de viande rouge (bovins, ovins,
porcins) cuite par semaine, soit 700 g de viande pesée crue (la différence est due à l’eau et aux déchets dans l’assiette).

45 % des Français consomment moins de 45 g de viande rouge (pesée crue) par jour, 20 % plus de 70 g, soit seulement 490 g par semaine.
En France la
consommation moyenne de produits carnés couvre 50 % des besoins en protéines, 30 % en fer, 20 % en sélénium, 70 % en vitamine B12 et seulement 10 % des besoins en énergie. Par ou l’on
voit qu’un aliment faiblement énergétique, ce qui est recherché dans la lute contre le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires, est riche en d’autres éléments nutritionnels
indispensables.
Continuons donc à manger de la viande sans excès et sans angoisse, c’est bon pour la santé ! Et cela préserve de carences difficiles à éviter avec un régime végétarien ou, a fortiori,
végétalien.
Pour en savoir plus

J’ai trouvé les données de cet article dans l’ouvrage La viande voit rouge, de Pascal Mainsant et René Laporte aux éditions Fayard. Je ne saurais trop en recommander la lecture. Les
auteurs montrent en quoi les discours des tiers-mondistes, écologistes, philosophes, éthologues, défenseurs de la protection animale et du végétarisme qui forment le front anti-viande sont
dangereux et infondés. Il est écrit pour le grand public dans un style alerte, avec juste ce qu’il faut de chiffres pour étayer le discours sans assommer le lecteur.
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Parmi les autres armes on peut compter des techniques anciennes, comme la rotation des cultures qui rompt, plus ou moins bien, le cycle de reproduction des parasites, la
sélection variétale, dont les techniques efficientes sont relativement récentes (années cinquante en France) et, dernière en date, la transgénèse (OGM).












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