Dimanche 22 novembre 2009



Le Hadley Center est  une unité de recherche sur le climat de l’Office météorologique du Royaume-Uni. Il fournit les données climatiques terrestres aux climatologues du monde entier, notamment à ceux du GIEC. Ils a toujours refusé de communiquer les données brutes qu'il collecte partout dans le monde. Il ne diffuse que des données traitées. 

Ses fichiers informatiques ont été piratés et son directeur, Phil Jones, a confirmé que les données divulguées sur Internet paraissent être authentiques. Phil Jones essaye en outre de justifier un mail issu de ces fichiers qui laisse entendre que des données ont été traitées pour « cacher la baisse ».

Cette affaire fait un buzz sur internet. Elle est déjà traitée par la presse de langue anglaise. Que celui qui en a vu un mot dans un journal ou un magazine français en ligne, sous la plume d’un journaliste, pas sous celle d’un intervenant sur un forum, nous indique le lien, que nous puissions nous informer dans notre langue maternelle. Les lecteurs de ce blog et moi-même lui en serons reconnaissants.

Pour en savoir un peu plus, lire le court article : Le Hadley Center reconnait que les données divulguées sont les bonnes.



                                                                                               Cacher la baisse ?




Par Laurent Berthod - Publié dans : Climat
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Jeudi 19 novembre 2009



Jouez hautbois, résonnez musettes ! Un nouveau blog est né.

Le 26 octobre dernier s’est ouvert un blog consacré aux nitrates dans leur rapport avec la santé humaine. Intitulé Le blog des nitrates - Nitrates et santé , son sommaire comprend à ce jour 11 articles.

Après le mot d’accueil Nitrates et santé, on lira dans un style agréable et alerte des résumés de publications scientifiques et des commentaires aidant à en comprendre la portée :

- Une synthèse venant de Suède

- Une synthèse venant des États-Unis

- Très forts taux de nitrates dans le plasma des Tibétains vivant en haute altitude

- Le journalisme médical tel qu’il est ou tel qu’il devrait être

- Effet d’exercices physiques réguliers sur le taux plasmatique des nitrates

- Nitrates et nitrites alimentaires et réponse au stress ischémique cellulaire

- Annonce de la parution en mars 2011 d’un livre en anglais sur les nitrates et les nitrites en physiologie et pathologie humaines

- Fruits et légumes « bio » 90% plus chers

-Nitrate et nitrite dans le lait maternel en début de post-partum

- La Bible parle-t-elle des nitrates ?

 
Des liens vers les abstracts ou les publications sont souvent indiqués.  




Bibliographie


Pour connaître les bases de la physiologie des nitrates dans l’organisme et des relations entre nitrates et santé humaine, un excellent livre Les nitrates et l’homme de Jean L’hirondel et Jean-Louis L’hirondel, peut être commandé auprès de l’Institut scientifique et technique de l’environnement. Cet ouvrage est préfacé par les Professeurs Christian Cabrol, Henri Lestradet et Maurice Tubiana, signatures qui assurent de la qualité scientifique de cet ouvrage.
Pour être lu sans trop de difficulté il requiert une formation en biologie de niveau bac S.

 

 








                                                                           La Bible parle-t-elle des nitrates ?



Par Laurent Berthod - Publié dans : Progrès
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Jeudi 19 novembre 2009
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Par Laurent Berthod
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Mardi 17 novembre 2009




La vulgate écologiste nous assène couramment que « l’explosion » du nombre de cancers serait due aux méfaits de la pollution et à notre environnement saturé de produits chimiques de synthèse.


C’est en tout cas ce que prétendent des militants parmi lesquels on peut citer :



L’écologiste Armand Farrachi auteur, avec Geneviève Barbier, psychanalyste (!), du livre  à sensation La société cancérigène





Le Professeur Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC) qui se présente elle-même comme étant la seule association française de lutte contre le cancer à promouvoir une prévention environnementale.


Le documentariste anti-pesticide et militant de l’alimentation bio, Jean-Paul Jaud (Nos enfants nous accuseront).





Le psychiatre Daniel Servan-Schreiber, qui a accusé l’eau du robinet d’être cancérigène.






En revanche, le Professeur Maurice Tubiana a contribué à la création par le Général de Gaulle en 1964, à Lyon, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dépendant de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).


Ce centre est chargé d’étudier l’effet potentiellement cancérigène des milliers de substances chimiques introduites dans la société. C’est le plus grand centre au monde de recherche épidémiologique sur le cancer. Il a à son actif un nombre impressionnant de travaux et de publications.



En 2004 l’intensification de la communication écologiste sur le cancer a conduit Maurice Tubiana à s’exprimer publiquement à plusieurs reprises pour contester ce discours.

Il est intervenu dans l’émission Science Culture du 27 avril 2004, sur France Culture, où il était opposé à Armand Farrachi.


Avec Catherine Hill il a publié un article dans le journal Les Échos du 20 août 2004.


J’ai rédigé un verbatim de l’émission et j’ai gardé une copie de l’article des Échos.  


En 2007 un rapport sur les causes du cancer en France a été publié par l'Académie de médecine, l’Académie des Sciences,  et le Centre international de recherche sur le cancer, en association avec la Fédération des centres de lutte contre le cancer, l'Institut de veille sanitaire et l'Institut national du cancer.



Le présent article puise à ces trois sources.


La fréquence des cancers croit très rapidement avec l'âge après 45 ans. Le nombre de cancers s’accroit du fait de l’augmentation de la part de la population âgée. Au XIXe siècle, l'espérance de vie des Français était de 45 ans et les cancers ne causaient que 5 % des décès. Cette espérance est montée à 79 ans. La part des décès par cancers a donc progressé, pour atteindre 25 % du total.


Pour juger de l’évolution de la mortalité par cancer il faut examiner la mortalité dans chaque tranche d’âge et considérer une population dans laquelle la proportion d’habitants dans chaque tranche d’âge serait restée constante.

Après avoir procédé à cette standardisation, on constate que la mortalité par cancer chez les femmes a diminué constamment, de 24% entre 1950 et 2004, alors que chez les hommes elle a augmenté de 47% de 1950 à 1985, puis a diminué de 21% de 1986 à 2004.

Les progrès de la thérapeutique ne suffisent pas à expliquer la diminution constatée.

L’évolution du nombre de cancers est très liée au progrès des méthodes de diagnostic et au développement de leur utilisation. La mammographie, le dosage antigénique et l’écographie permettent de déceler de très petits cancers du sein, de la prostate et de la thyroïde qui auraient été ignorés auparavant.


Or beaucoup de ceux-ci évoluent très lentement. Cela explique l’écart entre l’évolution des cancers, qui a augmenté, et l’évolution de la mortalité, qui diminue.

Dans les pays industrialisés, trois agents sont les principales causes de cancers : le tabac, l'alcool et la surnutrition.

En France

Le tabac est responsable de  27 % des cancers et de 33 % des décès par cancer chez l’homme et respectivement de 6,1 % des cancers et de 9,6 % des décès chez la femme.





L’alcool est directement responsable de 11 % des cas de cancer chez l'homme et de 4,5 % chez la femme.




Les agents infectieux sont à l’origine de 4,2 % des cancers, l’exposition professionnelle aux toxiques (amiante, poussières de bois, peintures, benzène, huiles minérales, rayonnements ionisants…) de 4 % des cancers chez l'homme et 0,5 % chez la femme.



Le surpoids et le manque d'activité physique sont en cause dans 3 % des cancers de l'homme et 5 % de ceux de la femme.

La proportion de cancers liés à la pollution de l’eau, de l’air et de l’alimentation est faible en France, de l’ordre de 0,5 %, elle pourrait atteindre 0,85 % si les effets de la pollution de l’air atmosphérique étaient confirmés.






Dans l’état actuel des connaissances,  ne peuvent être considérés comme cancérogènes avérés : habitat proche de sources de pollution (industrielles, dépôts de déchets, incinérateurs), dioxines, rayonnements non ionisants autres que les UV, téléphones portables, antennes de téléphonie mobile.




Quelques réflexions de Maurice Tubiana sur les relations entre environnement et cancers





La mortalité par cancer est deux fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Pourtant les hommes boivent la même eau, respirent le même air et mangent les mêmes aliments que les femmes.






On constate une mortalité par cancer de l’œsophage dix fois plus élevée, et par cancer des poumons trois fois plus élevée, chez les manœuvres que chez les cadres qui travaillent dans les mêmes usines. Ceci a vraisemblablement des causes sociales : moindre attachement à la vie, moindre intérêt à préserver sa santé, moindre résistance aux addictions.



La mortalité par cancers et autres maladies de l'appareil respiratoire n'est pas plus élevée dans les grandes agglomérations que dans les petites et y est même plutôt moins élevée.






La division par quatre de l'incidence des cancers de l'estomac depuis 1950 est liée à l'amélioration de la qualité des produits alimentaires grâce au réfrigérateur et à la chaîne du froid.



Aucune donnée ne montre un effet cancérogène des produits présents dans l'alimentation aux concentrations fixées par des comités d'experts français et européens.  La plupart des polluants incriminés ont fait depuis vingt ans l'objet de recherches qui n'ont pas confirmé les craintes initiales.

Bibliographie

Le rapport Les causes du cancer en France


 





















Par Laurent Berthod - Publié dans : Progrès
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Lundi 9 novembre 2009

 

Pour un grand nombre de Français, les produits « bio » ont une image positive de produits naturels, car cultivés sans produits chimiques. Ils seraient donc meilleurs pour la santé que les produits issus de l’agriculture conventionnelle, dont il est dit couramment par les militants du « bio », qu’ils sont « bourrés » de pesticides.


Cette affirmation est totalement gratuite et parfaitement infondée.

L’utilisation des pesticides par les agriculteurs et les résidus de pesticides sur ou dans les produits agricoles sont étroitement réglementés et contrôlés de façon à protéger de façon très efficace la santé des consommateurs.


La réglementation édicte pour chaque pesticide et chaque médicament vétérinaire une dose journalière admissible (DJA). La DJA est la quantité d'une substance dans les aliments ou dans l'eau potable qui peut être ingérée quotidiennement pendant toute une vie sans risque pour la santé. Elle est exprimée en milligrammes de substance par kilogramme de poids corporel et par jour.



C'est la référence de toxicité à long terme (encore appelée toxicité chronique) pour l'homme. La DJA et calculée a partir de la dose maximale ingérée quotidiennement par un animal sensible, durant toute sa vie, sans effet toxique observé sur lui ou sur sa descendance.



Pour extrapoler à l’homme, cette dose, observée expérimentalement selon une batterie de tests réglementés, est ensuite divisée par un coefficient de sécurité allant de 100 à 1000 selon la classification de la substance active. Les effets toxiques recherchés sont notamment les effets cancérigènes, mutagènes et les effets sur la reproduction (fertilité, développement et périnatalité).


La DJA est une dose admissible quotidiennement sur toute  une  vie.  Elle peut donc être occasionnellement dépassée. Une exposition à court terme à des niveaux supérieurs à la DJA ne présente pas un danger, à condition que, en moyenne, la dose ingérée par le consommateur sur de longues périodes de temps ne dépasse pas sensiblement le niveau fixé.



La présence de résidus de pesticides ou de médicaments vétérinaires dans les produits mis en marchés doit être inférieure à une limite réglementaire appelée limite maximale de résidus (LMR). La LMR est définie pour l’association d’une substance et d’un produit.




Cette limite maximale est calculée en fonction de différents critères dont celui qui vérifie qu’en consommant à leurs LMR respectives les produits d'une ration alimentaire normale , le consommateur n’ingère pas plus que la dose journalière admissible.




Le respect des LMR fait l’objet de contrôles par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
 


Lorsque ce service de l’État dispose d’informations sur le risque qu’une marchandise connaisse un dépassement de sa LMR, les contrôles, qui sont alors dits « ciblés », ne peuvent être considérés comme statistiquement représentatifs de la situation générale.



Mais cette administration réalise aussi un plan de surveillance au hasard, dont les résultats donnent une indication sur la situation française au regard des dépassements de LMR. La DGCCRF publie chaque année sur Internet les résultats de ce plan de surveillance. Chacun peut donc les consulter (voir bibliographie).



L’évolution de 2002 à 2007 des résultats de ce plan de surveillance sur les fruits et légumes frais figure dans le tableau suivant :


Année

Nb d'échantillons analysés

Nb d'échantillons non conformes

Pourcentage de non conformités

2002

3773

338

7,8%

2003

3375

235

7,5%

2004

3323

126

3,9%

2005

3098

214

6,7%

2006

3468

207

6,0%

2007

3742

-

7,6 %



Ces résultats portent sur des produits commercialisés en France, d'origine française ou étrangère. Pour avoir plus de détails sur les résultats de ce plan de surveillance on se référera aux liens indiqués en bibliographie.





Une chose est certaine, nous pouvons manger des fruits et légumes et de tous les produits alimentaires non « bio » sans crainte.








Bibliographie


Enquêtes 2006 sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes

Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les produits d'origine végétale en 2007

Résidu, Limite Maximal de Résidu (LMR) : Qu'est-ce ?

Les méthodes d'études en toxicologie alimentaire
























                                                                            

                                                                           Monoculture du citronnier en Campanie





Par Laurent Berthod - Publié dans : Progrès
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