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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 21:00

 

 

anses3.JPGL’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est née, en 2010, de la fusion de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset).

 

 

 

hamburger - CopieL’Anses vient de publier les résultats d’une étude nationale concernant l’exposition alimentaire aux substances chimiques. Cette étude a consisté à rechercher l’exposition des consommateurs français à un certain nombre de produits chimiques non pas du fait de la consommation de tel ou tel aliment, mais du fait de leur consommation alimentaire globale.

  

 

alimentsCette étude a concerné 212 familles d’aliments qui recouvrent 90 % de l’alimentation des Français.

 

445 substances chimiques ont été recherchées, dont 12 minéraux ne nécessitaient pas d’évaluation toxicologique.

 

 

pesticides (2)

 

C’est donc 433 substances qui ont été recherchées pour une évaluation toxicologique, parmi lesquelles on comptait 283 substances actives utilisées dans les pesticides.

 

 

 

Pour l’Anses, de manière générale, les résultats témoignent d’un bon niveau de maîtrise sanitaire au regard des seuils réglementaires et des valeurs toxicologiques disponibles.

 

dosage2

 Pour 72 substances, il n’a pas été possible de conclure quant au risque, soit du fait de l’absence de valeur toxicologique de référence soit du fait de méthodes analytiques insuffisamment puissantes pour caractériser complètement les expositions. Sur ces 72 substances 38 sont des résidus de pesticides.

 

 

Sur les 361 substances qui ont pu être évaluées, il y a 307 substances dont le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence a pu être écarté pour l'ensemble de la population.

 

Café (4)Pour 15 % des substances évaluées, le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence ne peut être écarté pour certains groupes de consommateurs. Parmi ces substances ou familles de substances on note d'abord les métaux, mais aussi les PCB, les dioxines, l’acrylamide (résultant de la cuisson, notamment des fritures et de la torréfaction du café), les sulfites.

 

Ne sont concernés par le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence que les gros consommateurs des produits contenant ces substances.

 

saumon

 

Les gros consommateurs de poisson gras pour les dioxines et les PCB.

 

Thon (2)

 

Les gros consommateurs de thon pour le méthylmercure.

 

 

frites (2)Les gros consommateurs de fritures et les gros buveurs de café pour l’acrylamide.

 

DSC01800

 

Les gros buveurs de vin et/ou de certains alcools pour les sulfites.

 

 

 

cerisiers (2)

Sur les 245 substances pesticides qui ont pu être évaluées, une seule se trouve parmi les substances dont le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence ne peut être écarté pour certains groupes de consommateurs. Il s’agit du diméthoate, utilisé contre la mouche de la cerise.

 

 

 

cerises3

 

Cependant le risque de dépassement doit être relativisé au regard de la consommation effective de ce fruit tout au long de l’année. Il ne concerne au plus que 0,4 % des adultes et 0,6 % des enfants.

 

 

 

cerisier (2)

 

Compte tenu des grandes marges de sécurité avec lesquelles sont arrêtés les seuils toxicologiques de référence, personnellement tout ça ne m’empêchera pas de continuer à manger des cerises à la belle saison !

 

 

 

Pour en savoir plus

Résumé de l'étude  

L'étude complète : 

Premier tome (344 pages)  

Deuxième tome (401 pages)

 

 

Lire aussi

Pesticides, le chiffre du jour qui ne veut rien dire !

Pesticides, le chiffre du jour : 9000 !

Pesticides, le chiffre du jour

 

 

 

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commentaires

jean.legallop 05/10/2011 18:06


Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil dans l'agro-business?

Pour ceux qui souhaitent savoir comment l'industrie alimentaire met en oeuvre les pesticides, lire l'édifiant article:

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/pesticides-plaintes-deposees-contre-triskalia-24-09-2011-1440942.php

Il est peu probable que les agriculteurs acheteurs de ces céréales destinées aux porcs et aux volailles, aient été prévenus!

En final, c'est nous au bout de la ch^qine alimentaire, qui consommerons ces pesticides,

Mais comme dit L Berthod, circulez, y a rien à voir!


Laurent Berthod 08/10/2011 10:45



Des employeurs négligents pour la santé et la sécurité de leus salariés, il y en a dans tous les secteurs d'activité. Avant de prendre en exemple une affaire pour la mettre à charge de tout un
secteur d'activité, vous devriez fouiller dans les statistiques. Je parie que ni l'agroalimentaire ni l'industrie des pesticides ne seraient dans le peloton de tête. J'attends vos chiffres.


 


Bien à vous.



durant thierry 02/09/2011 13:39


bonjour,
j'ai le plaisir de vous transmettre un lien concernant un article d'agoravox sur l'eau du robinet :
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/eau-du-robinet-5-failles-sur-les-99900
surtout ne prenez pas trop peur !
il y a surtout beaucoup de bétises dans cet article...
je me permettrai de vous adresser de temps en temps quelques commentaires.


Laurent Berthod 02/09/2011 14:12



Merci de cette information. Je mets donc l'adresse de cet article sous forme de lien. Je le garde en archive.


Vos commentaires seront les bienvenus.


Cordialement.



françois BOHY 18/07/2011 21:49


Merci Laurent de faire ce que personne n'a le temps ou la volonté de faire : aller fouiller des rapports exhaustifs et nous en faire un digest (!!) rapidement lisible.
Quand, de plus, tu prends la peine de nous préciser que le risque ne concerne que le gros consommateur, on a une image autrement plus réaliste que les délires catastrophistes de certains.
Merci
François BOHY


Candide 13/07/2011 06:26


Du soja germé cru, j'en ai mangé dans les restaurants asiatiques (rouleaux de printemps, mmmm!) sans conséquences. Pourtant, on ne leur fait pas une bonne réputation.
Mais c'est la folie des graines germées de toutes natures et de toutes origines, à la recherche de je ne sais quel pouvoir magique*, qui a fait apparaître ce nouveau risque. Je ne partage pas ce
critère pour mes choix alimentaires.
*La psychologie appelle cette pensée "la pensée cannibalique", supputant l'acquisition des vertus d'un animal ou d'une plante par sa consommation. Elle peut s'inverser, comme dans le soupçon qui
frappe les animaux nourris aux OGM: leur chair en deviendrait susceptible de transmettre ce qu'ils ont d'indésirable!


Nungesser et Coli 11/07/2011 20:34


Oui, enfin, il vaut quand même mieux se préoccuper de savoir s'il y a des Escherichia coli dans ses graines germées bio, ça peut rallonger la vie de quelques années.


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