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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:38




Sur les cinquante dernières années les produits pesticides ont vu, en moyenne, au moment de leur mise en marché :



pechers5.jpg

 
   Leur dose d’utilisation divisée par 9.





cerises3


Leur dose journalière admissible (DJA)  multipliée par 5.






Dose épandue divisée par neuf, dose ingérée sans risque multipliée par cinq =  sécurité multipliée par 45 !*
Un progrès de 8 % par an.

L’agrochimie n’est pas vraiment l'empoisonneur irresponsable et avide de profit que prétend la vulgate écologiste !

* Oui, je sais, c'est une approximation conceptuelle, une image en quelque sorte, mais une image proche de la réalité.



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commentaires

pphilippe13 05/03/2010 10:06


Bonjour
Je vais garder " la reine rouge" c'est interressant.
M Berthod dans quel monde viviez vous il y a trente ans ? Moi j'étais sur un tracteur comme salarié agricole et j'épandais toutes les saloperies de l'agro chimie. Toutes ces molécules interdites (
tiens pourquoi ? ) je les ai cotoyées ainsi que les vendeurs qui étaient avec. Ils étaient soi disant au bout de l'histoire agricole, on a vu la suite! Le soucis de la toxicité des produits laissez
moi rire, UNION CARBIDE a délocalisé la fabrication de l'ALDICARBE à Bhopal parce que les salariés de Béziers se plaignaient de "...pisser de l'Aldicarbe " (sic) ( aldicarbe = Temik , désinfectant
des sols interdit aujourdh'hui) ... on connait la suite. Heureusement toutes les molécules chimiques n'ont pas la toxicité de l'aldicarbe, mais les processus de leur remise en cause sont très
proches.
Donc la vulgate écologiste est bien un garde fou, une condition necéssaire au développement de la science, vous devriez en être un peu plus conscient , ne serait ce que pour que votre paroisse
puisse encore longtemps nous pondre ses credos.


Laurent Berthod 11/03/2010 00:08


Il y a quarante et un ans, en 1969, j'étais sur un tracteur, en stage. C'était l'époque des semis de printemps. Je passais le cultivateur et la herse. Mon maître de stage se réservait le
semoir, travail trop délicat pour être confié à un stagiaire. Cet agriculteur, céréaliculteur dans l'Eure-et-Loir, me parlait des colorants nitrés comme de produits très dangereux qu'il
craignait lorsqu'il avait à les utiliser. Si ça avait été la saison de les épandre il ne m'aurait certainement pas confié cette tâche. Ces désherbants étaient, à cette époque, incontournables
en céréaliculture. J'ai mis beaucoup de temps à vous répondre car j'ai cherché, sans arriver à la trouver, la date d'interdiction ou de retrait du marché des colorants nitrés en France. Ma mémoire
me trahit peut-être, j'espère qu'un lecteur me démentira alors, mais il me semble bien que cela remonte au milieu des années 70, époque où les écolos n'étaient pas encore nombreux et ne faisaient
parler d'eux que contre le nucléaire (heureusement pour notre pays, ils ont perdu cette bataille). Les firmes, les agriculteurs et les pouvoirs publics n'ont pas attendu les écolos pour se
préoccuper de la toxicité des pesticides et pour y trouver des solutions toujours moins toxiques. Qui a fait interdire le DDT, un des insecticides les moins toxiques ? Les écolos ! Le DDT,
insecticide incontournable pour la démoustication dans les pays pauvres, qui n'ont pas les moyens de conduire des campagnes techniquement sophistiquées et coûteuses, comme nous le faisons sur
nos côtes languedocienne. Résultat : deux à trois millions de morts du paludisme chaque année dans le monde, surtout des enfants. Merci Rachel Carson !

Bien à vous.


Benji 01/02/2010 20:25


@Leclercq
Vous dites "La nature, ni bonne, ni mauvaise, qui laisse le plus fort gagner, le ravageur, la bactérie, le virus, le champignon"

C'est, désolé de devoir "nuancer", une bien mauvaise interprétation de Darwin...

Interpretation d'ailleurs caractéristique du rapport de l'homme occidental à la nature (et egalement responsable de certaines dérives eugenistes ou racistes qui ont marqué le XIX et le XXè siècle,
mais là n'est pas le propos)

Ce n'est pas "le plus fort" qui survit... mais "le plus adapté" (qui plus est à un moment donné et dans un environnement donné).

La différence peut sembler un détail... mais y réfléchir quelques minutes suffit à comprendre qu'elle est fondamentale. Quelques exemples (à ne pas transposer directement à l'homme cela dit!) qui
me viennent à l'esprit...

Le virus Ebola, par exemple, est parmi "les plus fort" sinon "le" plus fort des virus... il reste cependant confiné dans certaines forêts africaines. Pourquoi ? Il est trop fort: il tue tellement
vite qu'il ne peut se propager efficacement...
Ce n'est qu'un exemple, mais il existe de nombreux cas dans la nature où de sales bêtes (genre virus, parasites) sont tellement "forts" (pathogènes) que cela joue finalement contre eux...

Autre exemple, bien connu en dynamique des populations animales: saviez vous que les loups ont été décimés dans les montagnes rocheuses (il y a quelques dizaines d'années) par les chasseurs qui
espéraient voir grossir les populations de Cervidae... Savez vous ce qu'il advint ? Les cervidae, devenus "trop forts" (sans prédateur naturels), ont consommé tellement de ressources (c'est très
con un cervidae...) que leurs populations se sont écroulées d'elle mêmes, dramatiquement et jusqu'à.... la re-introduction du loup !!!

Surprenant non ? Peut être pas tant que ça... les exemples abondent aussi par chez nous (eg: l'obligation de reguler des populations de sangliers qui n'ont plus de prédateurs naturels)... Je suis à
peu près sur que d'autres exemples vous viennent à l'esprit.

Autrement dit (et là désolé d'être si trivial) les espèces ne peuvent assurer leur survie qu'en maintenant l'equilibre avec les autres espèces. Pour compliquer les choses, tout ce petit monde
évolue en même temps. C'est cette théorie, dite de la "reine rouge" (S. Jay Gould) qui explique pourquoi ça marche, pourquoi les systèmes écologiques peuvent se maintenir...

Là ou je vous rejoins, c'est que je pense moi aussi que les moyens technologiques dont nous disposons aujourd'hui, a priori destinées à nous préserver en tant qu'espèce, peuvent et ont déjà eu des
impacts environnementaux allant dans le sens contraire...

Ce qui semble logique, dans la mesure où il permettent à l'homme de s'affranchir en partie de certaines "lois naturelles" (dsl je n'ai pas trouvé mieux comme expression)... pour le meilleur...comme
pour le pire...

Puissions nous donc être moins "forts"... mais plus adaptés (plus intelligents) que de simples cervidae ou des parasites. En humaniste, j'y crois encore.. en biologiste, je suis assez souvent
traversé de doutes... Après tout, nous ne sommes que des singes (j'espère ne choquer personne :-), certes un peu plus intelligents que le commun des singes, mais cela sera t il suffisant ?

Cordialement


Leclercq 01/02/2010 04:36


@Benji
Je ne nierai pas, pour ma part, l'utilité des questions posées par les écolos. Qui sont eux mêmes, pour leur part, imperméables aux objections qu'on peut leur opposer. Parmi lesquelles la
neutralité de la nature, ni bonne, ni mauvaise, qui laisse le plus fort gagner, le ravageur, la bactérie, le virus, le champignon.
L'homme, membre de la nature, a le droit de se défendre, avec des moyens non naturels, certes, qui peuvent aller plus loin qu'il le voudrait, en particulier contre lui même. Mais on ne peut abolir
le droit à la légitime défense. Les cultivateurs "bio" y sont contraints de temps en temps.


Benji 01/02/2010 00:50


Dans la mesure ou il ne s'agit pas de produits comparables, je doute fort hélas que le raisonnement soit valide... Après on peut toujours se dire que la toxicité des produits va décroissant... En
ce cas, même si les chiffres n'ont aucun sens, le raisonnement reste intéressant...

Et qui doit on remercier alors ? La recherche sans aucun doute...

Mais personnellement, je pense que aussi si la "vulgate écologiste" comme vous dites, n'avait pas joué son role de garde fou, on en serait vraisemblablement pas là...

En êtes vous seulement conscient Laurent, de l'effet salutaire de ces fous écolos ?


Laurent Berthod 01/02/2010 21:24


En abscisse : les années. En ordonnée : les doses des produits homologués dans l'année. Evidemment, pour une même année il y a un écart, plus ou moins grand selon les années, entre la dose la
plus élevée et la dose la plus faible. Sur le graphique cela donne un nuage de points. On trace une droite de régression. Les coefficients figurant dans l'article résultent de la
pente de la droite, appliquée entre la première et la dernière année. La multiplication, que je me suis permis de pratiquer, des deux coefficients l'un par l'autre est une
approximation conceptuelle scientifiquement certainement condamnable, mais qui indique bien, selon le terme même que vous utilisez, une tendance.

Oui, c'est bien la recherche qu'il faut remercier, pour une bonne part la recherche développement faite par les firmes de l'agropharmacie.

Il y a cinquante ans la vulgate écologiste n'existait pas, mais la toxicologie oui, et les firmes et les gouvernants se préoccupaient déjà de la sécurité des produits mis en marché. Dans
ma jeunesse étudiante, je n'avais rencontré aucun écolo, et pour cause, en France cette espèce n'était pas encore apparue, ça n'empêchait pas les agriculteurs, les ministres et les firmes de se
préoccuper des dangers présentés par les colorants nitrés. Je ne sais pas quel âge vous avez, mais si vous êtes suffisamment jeune vous ne savez même pas ce que sont les colorants nitrés. On n'en
parle plus depuis belle lurette qu'ils ne sont plus commercialisés.

Merci de votre remarque.

Bien à vous.


Leclercq 29/01/2010 05:30


Votre avis mesuré est rassurant. En tant que jardinier soucieux de la bonne santé de mes fleurs et de mes arbres fruitiers, je suis bien obligé de prévenir les maladies, de les soigner quand elles
sont déclarées. Surtout qu'autour de moi, les "porteurs de germes" sont nombreux. Peu de propriétaires de jardins s'en occupent, laissant leurs fruits véreux joncher le sol, et leurs fleurs se
garnir de taches de toutes les couleurs.


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