Un album de photos consacré à Vaison-la-Romaine est en ligne (les albums sont dans la colonne de droite de cet écran).
Aujourd’hui la commune de Vaison-la-Romaine s’étend sur 2699 hectares et compte 6429 habitants.
Vaison fut la capitale des Voconces, peuple d’origine celte. Sous l’empire romain la ville prend son essor dans la seconde moitié du Ier siècle
après J-C avec l’édification du théâtre, du pont, des thermes…
Elle connaît sa plus grande splendeur au IIe siècle. Elle couvre alors 70 à 75 hectares. Elle est l’une des villes les plus riches de la
Narbonnaise. Aujourd’hui 15 hectares de vestiges ont été mis au jour. Le reste de la ville antique est toujours enseveli sous la cité moderne.
Le musée archéologique offre une large place aux statues impériales qui ornaient le mur de scène du théâtre.
L’une des œuvres les plus célèbres du musée est un magnifique Apollon lauré du IIe siècle en marbre. On y admire aussi de superbes mosaïques qui décoraient une luxueuse demeure
gallo-romaine.
Après la chute de l’empire romain, Vaison devint un centre religieux important.
Un évêché y exista dès le IVe siècle.
La cathédrale Notre-Dame de Nazareth construite au XIe siècle était au centre d’une cité médiévale aujourd’hui disparue.
Adjacent à la cathédrale, le cloître se compose de quatre galeries ajourées d’élégantes arcades. Le réfectoire, le dortoir et la salle capitulaire ont aujourd’hui disparu. Les abords
ombragés et la tranquillité du cloître en font un lieu de quiétude et de repos pour l’âme.
Au XIIIe siècle la population chercha refuge sur le
rocher, au pied du château, construit en 1195 par Raymond VI, comte de Toulouse.
On entre dans la haute ville par une porte fortifiée du XIVe siècle, que domine le beffroi.
La cité, protégée par ses remparts, occupait environ trois hectares, selon une trame irrégulière de ruelles. Les rues principales ont été aménagées selon les lignes de niveau pour faciliter la
circulation et l’établissement des habitations nobles et bourgeoises.
Ces rues sont bordées par de très belles façades d’hôtels particuliers datant des XVIe et XVIIIe siècles et ponctuées de superbes fontaines.
L’église-cathédrale, commencée dans la seconde moitié du XVe siècle, est fermée au public dans l’attente de sa restauration.
Au XVIIe siècle, quelques habitants se réinstallent dans la plaine, mais ce n’est vraiment qu’au XIXe siècle que les nécessités du
développement urbain contraignirent la ville à quitter son promontoire.
La promenade que je vous propose dans l’album n’emprunte pas l’ordre historique. Elle débute par les charmantes places ombragées, les belles portes anciennes et les étroites rues pavées de la
haute ville.
Elle donne ensuite un aperçu du pont romain et du château de Raymond VI, comte de Toulouse, aujourd’hui en ruines.
Elle se poursuit dans le haut lieu de l’ancienne cathédrale Notre-Dame de Nazareth et de son cloître inoubliable.
Elle s’achève avec l’émotion procurée par le fameux Apollon lauré et par l’incomparable mosaïque aux oiseaux.
En dernier lieu elle réserve une surprise gourmande.
À
lire
Ceux qui aiment cette région, dont la gentillesse des habitants est grande et dont la spécificité est de n'être historiquement et culturellement pas vraiment provençale, en
trouveront une subtile évocation dans le très beau roman de Iain Pears, Le songe de Scipion. Ceux qui ne la connaissent pas l'imagineront sans peine. Tous seront
subjugués par la profondeur de cette histoire aux accents tragiques et seront tenus en haleine par l'action, qui se déroule entre Vaison-la-Romaine et Avignon à
trois époques historiques ‒ au Ve siècle dans l'Empire romain en voie de dissolution, pendant la grande peste de 1347-1348 et durant les années d'apogée
du nazisme, en particulier sous l'Occupation.
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