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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 00:48

 


Un
article de Claude Weill dans le numéro de cette semaine du Nouvel-Observateur (version papier et en ligne), intitulé Du rififi chez les chercheurs, soulève le couvercle de la marmite que la presse française a jusque là tenu bien fermé sur le débat scientifique à propos du réchauffement climatique. Un peu d'air, il était temps, la presse française allait bientôt mourir étouffée de l'anoxie qu'elle entretient elle-même.

NB Le corps de l'article est de Claude Weill, seul le commentaire est de Daniel Cohn-Bendit.




Selon une dépêche de l’Associated Press, les Nations unies vont mener une enquête sur les données du CRU piratées et publiées sur Internet. Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC), économiste de son état, a déclaré vendredi que l'ONU enquêterait sur cette affaire : « Nous ne voulons en aucun cas cacher quoi que ce soit sous le tapis ».



L'université d'East Anglia, dont fait partie le CRU, a déjà ouvert une enquête.





Le directeur du CRU, Phil Jones, a démissionné de ses fonctions en attendant les conclusions de l'enquête de l'Université.




Les institutions internationale et britannique prennent visiblement cette affaire plus au sérieux que la presse française.




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Published by Laurent Berthod - dans Climat
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commentaires

Furax 09/12/2009 22:35


C'est vrai que tout est un peu embrouillé : les enquêtes en FOIA américano-britanniques portent bien sur les données cachées du GIEC.

Mais les enquêtes dont parlent les journaux, en général, concernent bien le piratage (comme celle diligentée par l'ONU).

Quand à l'enquête demandée par l'Arabie Saoudite, la tentation est forte de les montrer du doigt comme de vilains « conspirationnistes du lobby pétrolier... » qui, en plus, pourrait être à
l'origine du piratage...

Quant à la presse française, bien qu'elle se reveille un tout petit peu, elle n'en demeure pas moins très orientée (cf. l'article du monde que vous avez relevé).

En tous cas, merci infiniment pour votre suivit quotidien de la chose, dans lequel je puise fréquemment des informations très utiles.

F.


Furax 08/12/2009 23:47


Si j'ai bien compris (j'espère me tromper), les poursuites américaines et britannique portent sur le piratage du site, hélas, et non pas sur lestravaux du GIEC (IPCC) lui-même. C'est très différent
(et plutôt démoralisant, je trouve...).


Laurent Berthod 09/12/2009 01:19



Je ne sais pas si vous vous trompez, vous n'indiquez pas à quelle information vous-vous référez.

A Copenhague, de son côté, si j'ai bien compris les propos alambiqués de Stéphane Foucart dans Le Monde, l'Arabie Saoudite a demandé une enquête internationale et indépendante sur
la confiance que l'on peut accorder aux travaux du GIEC.

http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/08/le-climategate-seme-la-discorde-a-copenhague_1277438_1270066.html#ens_id=1275244



Guglielmi 06/12/2009 19:09


Je ne suis nullement climatologue. Mais j'ai plutôt tendance à faire confiance à des milliers de spécialistes ayant sérieusement travaillé et confronté leurs points de vue. Par ailleurs on ne peut
pas dire que le scepticisme climatique est passé sous silence en France. J'ai vu plusieurs fois récemment à la Télévision Courtillot et Allègre, que j'ai entendu dire une phrase manifestement non
scientifiquement fondée : "2 degrés de plus mais ce n'est rien" .

Je préfère aussi - même s'il reste des incertitudes - que l'humanité ne prenne pas le risque, et donc s'engage sur la voie d'une économie plus économe en ressources et moins "réchauffante".


Laurent Berthod 09/12/2009 00:59



Merci de votre commentaire, qui reflète une opinion couramment admise chez l'honnête homme de notre temps, qui
n'a pas le temps de trop approfondir les questions qui ne ressortissent pas de ses préoccupations et responsabilités professionnelles quotidiennes.

Le climato-scepticisme a été longtemps caché par la presse écrite aux Français, c’est cette presse qui fait l’objet de mon article Climategate : revue de presse  , lequel cherchait à apporter une explication plausible au silence assourdissant qu’elle fait peser, encore aujourd’hui pour ce qui concerne les quotidiens, sur
le climategate.


   


Les deux journalistes les plus responsables de cet état de fait sont Sylvestre Huet de Libération et Stéphane Foucart du Monde. Lors de la polémique entre Courtillot et l’un de ses collègues de l’Académie des sciences, après la publication par
Courtillot d’un de ses premiers articles dans une revue à comité de lecture, le premier, qui n’a aucune formation scientifique, s'est cru autorisé à prétendre que la procédure de publication de
cette article avait été vérolée, et le second a traité Courtillot de falsificateur. D’autres journalistes leur ont emboîté le pas dans cette cabale, notamment dans Le Point et dans Le Figaro.

Courtillot n'est apparu dans les media que très récemment, à la mi-novembre, suite, je pense, à la parution de son livre destiné au grand public. Depuis deux ans il était ostracisé par la
presse.


 


En outre, dans le monde, en dehors de notre petit hexagone, il y a beaucoup de scientifiques
climato-sceptiques dont la presse ne nous a jamais parlé. Voir l’article Mille fois répété un mensonge n'en devient pas une vérité


 


Enfin la presse ne nous a jamais parlé, sinon du scepticisme, du moins des sérieux doutes sur leurs
propres modèles qu'ont émis quelques uns des plus éminents piliers du GIEC. Voir l’article Réchauffement climatique : les certitudes du GIEC se fissurent


 


Je pense que le climategate
est surtout révélateur du parti pris unique de la presse française, rebaptisé consensus.
 


Il y a néanmoins deux articles publiés par le Nouvel Obs et par Marianne qui informent leurs lecteurs de la portée
du climategate et de l’existence
de scientifiques climato-sceptiques,
pas seulement de méprisables blogueurs. http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2352/dossier/a414143-du_rififi_chez_les_chercheurs.html et http://www.marianne2.fr/Climategate-pourquoi-les-medias-francais-gardent-le-silence_a182984.html


 


Chacun peut apprécier les risques à sa façon personnelle. Le joueurs disent que qui ne risque rien n’a rien, les
assureurs sont en général les gens qui ont l’attitude la plus rationnelle face au risque. Je pense que le GIEC exagère très fortement les conséquences négatives des résultats de ses propres
calculs. En quoi par exemple une montée des eaux de trente centimètres, ou même de soixante-dix, peut-elle entraîner des
catastrophes ? Dans les zones côtières de faible altitude, en quoi surélever les digues de trente centimètres, ou même de soixante-dix, serait-il insurmontable ? Le gouvernement des
Maldives a déjà commencé d’entreprendre des travaux dans ce sens. C'est à cette aune, celle des conséquences, et non celle d'un supposé fondement scientifique, qu'il faut jauger la
déclaration d'Allègre que vous rapportez à propos des 2°.


 


Il me semble qu’avant de prendre des décisions extrêmement couteuses en terme de développement pour l’humanité, les responsables politiques
devraient méditer sur les doutes émis par les piliers du GIEC dont j’ai parlé, et sur les thèses de Christian Gérondeau, qui nous remet les pieds sur terre du point de vue des
besoins de développement et de la volonté politique réelle des pays émergents. Voir l'article : CO2 Un mythe planétaire ou L'inanité de la taxe carbone (note de lecture)



 


Enfin, je terminerai par le rappel qu'en science, ce n'est ni la majorité, ni le consensus,
ni l'unanimité qui fait la vérité, mais la justesse de la théorie. En conséquence, tant que la vérité d'une théorie n'est pas établie, les décideurs politiques doivent écouter aussi les
minoritaires. Compte tenu des intérêts qu'elle a dans cette affaire, c’est ce qu'a parfaitement compris l'Arabie Saoudite, dont il est regrettable que ce soit de ce pays que viennent
des leçons de déontologie au journalisme à la française. 


 


Bien à vous, de la part d’un retraité d’office, qui du temps de son activité professionnelle avait été très choqué des attaques lancées contre l’élevage au nom des gaz à
effet de serre, qui a donc été conduit à s’y intéresser et qui a aujourd’hui un peu plus de temps pour fouiller les choses, sans aller jusqu’à dépouiller les revues à comité de lecture, ce
pourquoi il n’a ni les moyens financiers ni la culture scientifique suffisants.


 



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