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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 22:49

 

manifeste2Vingt-quatre intellectuels ont récemment signé un manifeste réclamant que les animaux soient reconnus par le Code civil comme des êtres "vivants et sensibles".




signataires manifeste

On note parmi les signataires Boris Cyrulnik, Jacques Julliard, Michel Onfray, Florence Burgat, Didier Decoin, Elizabeth de Fontenay, Frédéric Lenoir, Erik Orsenna, Irène Frain, Pierre Rahbi, Edgar Morin, Hubert Reeves.





ânes (2) - CopieQue cette litanie d’écolo-gâteux, de plus ou moins jeunes bobos et de raconteurs d’histoires à dormir debout aient signé une telle ânerie ne nous étonne guère.



Pourquoi cette revendication est-elle une absurdité ?


040 La traite - Copie


Reconnaitre les animaux comme êtres sensibles dans le code pénal peut se comprendre. Le code pénal réprime déjà les mauvais traitements aux animaux. Y déclarer que c'est au nom de ce que les animaux sont des êtres sensibles n’est pas déraisonnable.




daumier

On imagine un procureur requérir contre une personne accusée de maltraitance envers un animal.



 

Dans le code civil, c'est absurde. Le code civil établit les droits et obligations qui régissent les rapports entre les personnes. L’animal est-il une personne ?

 

Daumier Les deux avocats



Sauf dans une caricature de Daumier, imagine-t-on un animal venir au tribunal d'instance demander réparation pour une maltraitance ?




Je suis profondément peiné que des penseurs aussi sérieux et réfléchis qu’Alain Finkielkraut, Luc Ferry ou André Comte-Sponville aient cru bon de s’associer à cette pétition. C’est sans doute le signe d'une certaine décadence de la pensée française.


old man1

N’est-ce pas Luc Ferry, dans son ouvrage Le nouvel ordre écologique, paru en 1992, qui contestait de façon solidement argumentée que l’on puisse attribuer la personnalité juridique à des animaux ? La vieillesse pourrait-elle être un naufrage même pour de fins esprits ?


 

 

Pour en savoir plus

 Le manifeste


Lire auss
i

Homme/animal


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Published by Laurent Berthod - dans Homme-animal
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commentaires

Olivier 12/10/2014 21:52

Bonsoir monsieur Berthod,
Corine Pelluchon, s'insurge cette fois contre la ferme des 1000 vaches qu'elle qualifie de ferme de la honte. Qu'en pensez vous ?

http://liberationdephilo.blogs.liberation.fr/mon-blog/2014/10/la-ferme-de-la-honte.html

Laurent Berthod 12/10/2014 23:24



Je mets ici le lien vers
l'article pour que chacun puisse juger par lui-même.


Je suis fatigué de me battre contre la bêtise. Si le courage me revient, j'écrirai quelques lignes contre ces sottises insondables.



Olivier 15/02/2014 19:51

Bonsoir monsieur Berthod,

Deux articles qui abordent cette préoccupante question de la condition animale. Pour ma part, je trouve le point de vue de la philosophe Corine Pelluchon excessif.

« Jamais la condition des animaux n'a été aussi misérable », par Corine Pelluchon
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/23/pour-noel-les-animaux-ne-sont-pas-a-la-fete_4339158_3232.html


Droits des animaux et devoirs des hommes, de Karine Lou Matignon
http://www.huffingtonpost.fr/karine-lou-matignon/statut-de-l-animal_b_4211469.html

Laurent Berthod 01/05/2014 17:57



Voici donc ces adresses sou forme de lien : ici et là.


 


NB Les profs de philo qui émettent, du haut de leur chaire universitaire, leurs doctes pensées sur le bien-être des animaux d'élevage sans avoir jamais mis les pieds dans un élevage ni dans un
abattoir m'emm... la nuit.


L'article de Madame Matignon a au moins l'avantage d'opposer humanisme et zoolâtrie. Sur ce point je suis d'accord avec elle, mais je ne suis pas du même côté de la ligne de démarcationqu'elle.



bernard 30/12/2013 11:02

"C'est votre avis mais ce n'est pas le mien. Je crois que vous n'avez pas lu ce que j'ai écrit, sinon au prisme de vos apriori."
Il n'y aurait donc q"une bonne pensée? Toute autre ne pourrait être qu'apriori?
Bien éloigné de notre pensée socratique ou même Kantienne...
Un tantinet totalitaire, comme l'est dans le fond, sinon dans l'expression plus tortueuse, la pensée de Finkielkraut.
A penser ainsi, il n'y a plus de débat, pourtant nécessaire pour construire une pensée. Le monde est clos. Il n'y a plus d'alternative, d'évolution possible.
Ceci évoque pour moi une pensée de la mort, pas de la vie.
Mais on a le droit de penser autrement. Et Finkielktaut nous rappelle fort bien à nos démons... et parfois à nos excès, convenons en.
L'acrimonie n'en est pas moins une posture plus qu'une pensée.

Laurent Berthod 08/01/2014 21:42



Mon cher Bernard,


J'ai certes été un peu bref dans ma réponse à Nicodéme. Mais je ne crois pas que j'aie dit ce que vous avez lu.


Nicodème me reproche de mal interpréter la pétition et d'y voir une volonté de mettre l'animal sur un plan d'égalité avec l'homme alors qu'il ne s'agit que de le mettre dans une catégorie
intermédiaire entre une chose et l'homme. Je ne crois pas avoir fait cette confusion dans mon article. J'ai même dit que le statut d'être sensible accordé aux animaux dans le code pénal serait
raisonnable, mais que c'était introduire la confusion que de l'inscrire dans le code civil.


Je ne pense pas qu'il n'y ait qu'une bonne pensée mais je pense que pour qu'un échange soit possible il faut d'abord chercher à comprendre ce que l'interlocuteur a dit et ne pas lui imputer ce
que l'on croit avoir lu et qu'il n'a pas écrit.


C'est tout ce que j'ai voulu dire dans ma réponse à Nicodème, de façon sans doute trop abrupte, je veux bien le reconnaitre.



saint Nicodème 10/12/2013 21:44

Rien d'idiot à ce manifeste qui ne demande pas à ce que l'être humain soit traité d'égal avec l'animal (l'autre animal ) mais comme une catégorie intermédiaire entre l'animal et une chose. (faut
lire quelque fois !!)
Votre jugement péremptoire et partisan passéiste occulte certains points important de ce manifeste en le caricaturant.

Laurent Berthod 11/12/2013 00:04



C'est votre avis mais ce n'est pas le mien. Je crois que vous n'avez pas lu ce que j'ai écrit, sinon au prisme de vos apriori.



iris 04/11/2013 12:27

Certes qd on a 1 petite expérience de compagnonnage avec 1 animal domestique ou 1expérience de défense contre des animaux sauvages ( loups, sangliers, cerfs, fouines, souris etc...) on sait
d'instinct que l'animal n'est pas 1 chaise . Il est possible et même facile d'entrer ds 1 relation romantique et idéalisée avec l'animal dans sa beauté, son mystère..On peut se sentir en communion
avec la nature et c enrichissant ; empathie, compassion, et culpabilité qd on trucide 1 guêpe ou qd on met 1 coup de savate au Minet qd il dérobe le saucisson sur la table, ça peut arriver.
Pousser la sensibilité jusqu'à vouloir faire de l'animal 1 sorte de sous-homme( statut intermédiaire ) ou de sur-animal touche bien à 1 réalité, mais est-il judicieux de transcrire certaines
réalités dans le droit sans visualiser auparavant les nombreuses applications que cela implique. Avec 1 statut intermédiaire l'animal devient forcément 1 être +/- social, ce qui n'est pas rien !
Besoin de représentants, de tuteurs, d'avocats, de juges etc..tous humains ,mais qu'on appellera autrement.
Et puis le nouveau statut de l'animal changera celui de l'homme...ou bien ?
Quant aux 24 intellectuels du manifeste je veux bien les comprendre ; ils ont bcp réfléchi, je pense, à la question. Mais leur combat a 1 côté angélique et peut-être un peu fou même si leur choix
repose sur une réalité.

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