Partager l'article ! Les poules pondeuses ou le suicide économique de l'Europe: On peut lire dans Le Point de cette semaine (N°2051 ...
On peut lire dans Le Point de cette semaine (N°2051 du 5 janvier 2012) :
Sauvons nos
pondeuses. À partir du
1er janvier l’espace vital pour chaque poule pondeuse de l’Union européenne passe de 550 cm2 à
750 cm2, dont 600 cm2 de surface utilisable. Chaque cage doit être dotée d’un perchoir, d’une
litière, d’une mangeoire d’au moins 12 cm de long, de l’accès à un abreuvoir, et d’un dispositif de raccourcissement des griffes. La mise aux normes devrait coûter aux éleveurs français environ
un milliard d’euros.
1° On se demande pourquoi il est nécessaire d’inscrire dans une norme réglementaire l’obligation d’un accès à un abreuvoir, vu que si cet accès n’existe pas, les poules vont crever très
rapidement, ce qui n’est manifestement pas dans l’intérêt de l’éleveur.
2° On se demande pourquoi la
réglementation européenne ne s’intéresse qu’aux poules élevées en cages, et pas à celles courant plus ou moins librement en basse-cour et sur les vicinaux ordinaires ? Bon, on m’opposera que ces
dernières ne sont qu'une très petite minorité. Certes. Mais une minorité oubliée et opprimée !
3° Plus sérieusement : cela va coûter un milliard d’euros aux seuls éleveurs français. On aimerait savoir ce que cela coûtera aux éleveurs de l’Union européenne.
Alors que ces mesures n'aboutiront qu'à renchérir l'alimentation des européens ou à favoriser la concurrence des pays extra-européens − et donc le repli de la production européenne − alors même que
l'Europe est une des rares régions du monde où la croissance économique est toujours en berne, avec le chômage et la misère qui vont avec, à l’heure où la Grèce, l’Espagne, l’Italie,
l’Irlande, le Royaume-Uni de sa gracieuse majesté, la France et, peut-être bien, même la sage Belgique, sont au bord de la faillite, à qui doit-on dire merci ?

Merci qui ? Merci, les zamis des zanimaux !
Allez hop !
Continuons gaiement !
Vers le suicide économique !
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Et unam, sanctam, ecologicam et apostolicam Ecclesiam
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Pire, l'association estime (en accord avec toi, Laurent) que ces aménagements coûteux pour les éleveurs n'apportent rien aux poules.
Merci pour ces précisions. Je ne pensais pas, à tort, d'ailleurs, aux oeufs en poudre, à usage industriel ou artisanal. Ce sont les oeufs frais que je ne voyais pas voyager sur de grandes distances.
Douar nous a apporté ses lumières sur la concurrence internationale à propos d'un ovoproduit, la poudre d’œufs. Parmi les ovoproduits on compte aussi les œufs durs en barre qui, bien qu’utilisables dans un moins grand nombre de préparations culinaires de l'industrie agro-alimentaire, doivent néanmoins être susceptibles de faire l'objet d'un certain commerce international.
Ceci étant dit, vous avez raison, ce n'est pas la seule directive sur le bien-être des poules pondeuses qui risque de "porter un coup fatal à l'Europe souffrante".
Mais c'est une accumulation de caprices "de riches", qui finit par peser très lourdement sur la croissance, surtout quand elle est depuis longtemps en retard au rendez-vous.
Additionnez :
- cette directive "poules pondeuses » (coût : un milliard d'Euros pour la France seulement)
- les quatre milliards prélevés aux abonnés EDF pour les énergies prétendument renouvelables,
- les quotas de CO2 qui vont coûter la peau des fesses à l'industrie européenne,
- les rétorsions commerciales qui nous pendent au nez du fait de l’application de ces quotas au transport aérien international,
- la directive Reach sur les produits chimiques,
- les coûts de ré-homologation des molécules phytosanitaires, qui conduisent en outre les producteurs agricoles européens à être confrontés à des maladies orphelines,
- l'interdiction de la culture des OGM,
- l'absurde directive nitrates,
- les mesures agroenvironnementales dont beaucoup sont écologiquement injustifiées,
- les réglementations malthusiennes restrictives appliquées dans les parcs naturels régionaux sans justification sérieuse,
- la protection insensée accordée à des espèces en voie de prolifération accélérée (cormoran, loup...) qui causent des dégâts jamais comptabilisés à l'agriculture et à l'élevage,
- l'opposition aux gaz de schiste,
- le principe de précaution appliqué n'importe comment et à mauvais escient (la pharmacie, les produits de santé et la médecine comptent plus de véritables scandales que la chimie ou l'agro-alimentaire).
Ça finit par "cuber" comme on dit vulgairement. Et encore, je ne parle que de ce dont j'ai, peu ou prou, connaissance. Et j’ai dû en oublier !
Ce serait intéressant qu’un jour un économiste – chevronné – essaye de faire l’addition.
Bien à vous.
Voilà, je me demande tout simplement ce que VALENT ( cf. valeurs et principes à l'intérieur des limites de l'Europe...) des mesures qui, au prétexte de valeurs discutables ( car reposant, pour un certain nombre, sur des hypothèses hasardeuses ) ,entraînent, à la fin, l'appauvrissement des ménages ; alors que d'autres choix seraient possibles ??
Les pressions écologiques sont plus puissantes que la représentation politique de ses partisans. Parce qu'elles s'appuient d'une part sur la peur de la fin du monde, d'autre part sur l'ignorance de la plupart des citoyens quant à la complexité et l'interdépendance de nos sociétés modernes. Le breton "lambda" qui met en route sa cafetière le matin, ignore que son électricité vient d'une autre part de l'hexagone. Il ouvre son journal favori et il y lit tous les désastres annoncés, et le verdict: la société a tout faux, dans tous les domaines. Y a-t-il une chance de retrouver la raison? Ce n'est pas pour demain et, en attendant, il faut gérer.
Je viens de tomber sur des chiffres intéressants qui, à mon sens, peuvent servir de complément à votre article (revue de l'AFIS de janvier-mars 2012). Deux millions d'animaux sont utilisés en France chaque année pour l'expérimentation animale. Quoi qu'en disent certains militants, les chercheurs veillent à leur épargner toute souffrance. 160 millions de poulets (sur les 800 millions annuels) sont dispensés d'étourdissement avant l'abattage pour motifs religieux, alors que nous n'avons aucune preuve qu'ils ne souffrent pas. La dérive émotionnelle s'insinue dans tous les domaines. L'espace vital pour les pondeuses n'est donc qu'un point de plus sur une très longue liste. Et, franchement, les politiciens n'ont pas d'autres chats à fouetter par les temps qui courent???
J'en profite pour vous écrire que j'apprécie beaucoup vos articles et qu'un peu de rationalité dans un monde qui plonge dans l'obscurantisme fait toujours du bien. :-)
Pendant que Rome brûlait, Néron pensait à protéger ses animaux de compagnie.
Tout ce que je peux comprendre est que nous sommes gouvernés par des ploucs incompétents à Bruxelles, et c'est de ma faute -entre autre- pour avoir avoir eu l'idée de voter ecolo au elections européenes. Mais c'était avant de venir ici... Et puis voter FN et sortir du Machin aurait de graves inconvénients, alors que faire ?
Première mesure de sauvegarde : ne plus voter écolo...
Vous avez oublié la production porcine qui n 'est pas en reste avec une obligation de mise aux normes bien etre pour le 01 01 2013
Un coût financier bien supérieur à l’aviculture.
http://admi.net/jo/20030122/AGRG0300007A.html
cordialement
Oui.
J'ai oublié aussi beaucoup d'autres choses.
La mise à l'arrêt de sept, puis huit, centrales nucléaires allemandes en mars 2011 avait déjà coûté à l'économie Allemande, au mois de juillet, sept millions d'Euros par jour. A supposer que ce coût soit sensiblement constant sur l'année - en réalité il doit être plus élevé l'hiver - vous multipliez par 365 pour obtenir une approximation satisfaisante du coût annuel.
Le coût de l'arrêt de 24 réacteurs nucléaires pacté (pacsé ?) dans l'accord EELV-PS représenterait un coût pour la France de 120 milliards d'Euros d'ici 2025. Divisez par douze ou treize pour avoir une approximation du coût annuel. Sans parler de l'impact sur le déficit de notre balance commerciale (la grande crise économique qui succèdera, en France, à la crise de la dette souveraine sera la crise de la balance commerciale).
Il n'y a pas à dire, le progrès est en route !
Si vous avez des références sur le coût de la mise aux normes des élevages porcins en France et/ou dans l'Union européenne, je suis preneur.
Merci d'avance et bien cordialement.
Merci,
Vous êtes d'une politesse exquise et vos arguments sont incontestables.