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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 22:49

 

 

225 Mue de cigale (3) - CopieL’État, ayant emprunté
Sans cesser,
Se trouva fort dépourvu
Quand ne se présenta plus
Aucun prêteur.
Ne trouvait plus preneur
Nul petit coupon de bon du trésor.
Il quémanda quelques pièces d’or
Au FMI son voisin par chance,
Le priant de lui prêter
De quoi acquitter
La prochaine échéance.
"Je vous paierai haut la main
Avant l'août, foi d’État souverain,
Principal et intérêt, si je puis."
DSC06610 (4)Le FMI
Est bon ménager,
C'est là sa plus grande qualité.
Que faisiez-vous au temps
De l’insouciance et de l’incurie ?
Dit-il à ce mendiant.
À tout venant, jour et nuit
Je dépensais, ne vous déplaise.
Vous dépensiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien ! économisez, maintenant !
Apprenez que tout emprunteur
Vit de la confiance des épargnants.
L’avance que je vous consens
Vaut bien cette leçon, je pense.

 

 

fourmi

 

 

Je dédie cette paraphrase du bon La Fontaine à la bécasse Clémentine Autain, pour sa chronique du 21 juillet de cette année, sur France Culture, et tout particulièrment pour ses "mécanismes économiques qui semblent non maîtrisés démocratiquement...". C'est comme les lois de la physique. Il est regrettable qu'elles ne soient pas maîtrisées démocratiquement. C'est pourquoi il faut mobiliser le peuple en lui redonnant de l'espoir, car le jour où il aura maîtrisé démocratiquement la loi de la gravitation, il pourra monter les escaliers sans effort !

 

 

Lire aussi :

Sous Tibère déjà, une crise des subprimes !

 

 

 

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Published by Laurent Berthod - dans Histoire des idées
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commentaires

Laurent Berthod 05/08/2011 16:16


Le crédit à la consommation, notamment des Cetelem et autres Cofinoga, est, je crois savoir, pratiqué à des taux très élevés, sans doute parce que les débiteurs défaillants sont assez nombreux et
qu'on ne fait donc pas beaucoup confiance aux emprunteurs.

Quant aux Chinois ça ne devait plus très bien aller avec la Grèce, puisque celle-ci a eu besoin du FMI et de l'Europe pour trouver à emprunter à des taux qui n'obèrent pas complètement son avenir
et ses capacités de remboursement.


adam smith 04/08/2011 17:50


Parmi les nombreuses qualités de JC Trichet que j'apprécie depuis longtemps, il ya son goût pour la poésie (il en est grand lecteur) et son sens de l'humour très anglosaxon.
Si cette citation est à prendre au 1er dégré, alors il faut en déduire que tous les pauvres surendettés inspirent confiance aux organismes de crédit qui les encouragent à consommer bien au dessus
de leurs moyens - et que les chinois continuent d'avoir confiance dans le dollar, et même dans le gouvernement grec.


Laurent Berthod 03/08/2011 21:45


"La qualité de la signature d'un pays est absolument fondamentale. Que vous soyez un ménage, une entreprise ou un pays, vous obtenez des prêts dans de bonnes conditions si le prêteur a confiance
dans le fait qu'il sera remboursé. C'est pourquoi la confiance est si importante."

Jean-Claude Trichet

Interview dans "Le Point", N° 2028 du 28 juillet 2011.


NB Ce n'est une loi ni microéconomique ni macroéconomique, ni microphysique ni macrophysique, c'est une loi simple et de bon sens, trop souvent négligée par certains qui se réclament du
keynésianisme et qui oublient que le keynésianisme de Keynes n'est pas une théorie du bienfait de l'endettement illimité de l'État mais de l'action contra-cyclique de la puissance publique.


adam smith 03/08/2011 13:08


Avec toutes les réserves qu'appelle le concept de loi économique, et plus encore la comparaison entre lois économiques et lois physique, il n'est pas inutile de rappeler que, de même que les lois
de la microphysiques ne sont pas transposables à la macrophysique, de même les lois de la microéconomie diffèrent radicalement de celles de la macroéconomie. C'est hélas une erreur fort commune que
de croire que l'Etat serait un agent économique comparable à un ménage ou à une entreprise, et de raisonner comme si l'endettement de l'Etat obéissait aux même lois que l'endettement des ménages et
des entreprises.
En France comme aux Etats-Unis, et dans beaucoup de pays d'Europe, ce qui est à l'origine de la crise, ce n'est pas la dette publique, mais le surendettement des ménages (15% des ménages français
sont surendettés selon ce que j'ai lu récemment dans la presse), et la crise est aggravée par les politiques déflationnistes mises en oeuvre pour réduire la dette publique car ces politiques
apauvrissentbles ménages et donc en augmentent l'endettement.
Mais n'accablons pas trop le FMI :s'il fut naguère coupable de la ruine de plusieurs pays qu'il prétendait aider, il est juste de reconnaître qu'il avait amorcé avec DSK un virage keynésien dont
j'espère (sans en être certain) qu'il se poursuivra sans lui.


Sceptique 01/08/2011 05:56


@Jean-Gabriel Mahéo
Il me parait difficile de dire que laisser aller la banqueroute généralisée aurait été préférable au sauvetage des banques et à la garantie d'état des comptes particuliers, puisque cette méthode
radicale n'a jamais sciemment été essayée.
Pour le moment, les banqueroutes sont accidentelles et isolées. Elles sèment la misère, mais localement. "J'y pense, et puis j'oublie!" chanterait Dutronc.
Les sociétés intègrent des éléments disparates, et l'accord n'est jamais acquis sur ce qu'il faut conserver ou éliminer. Les amputations sans asepsie et anesthésie ne sont pas recommandables.
Votre thèse parait bien construite, mais sa condition d'avoir à abandonner l'Europe me la fait refuser. Il faudra sortir de la crise par le haut, et non "chercher notre salut dans la fuite"!


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