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Ce n’est pas à l'indignation qu’appelle Iegor Gran dans son dernier livre, L’écologie en bas de chez moi, c’est à la révolte.
Avec verve et humour, ce livre traite de l’omniprésence de la nouvelle religion écologiste, de la morale qu’elle prétend nous imposer, de l’exploitation commerciale sans vergogne qui en est faite. Il nous conte les démêlés de l'auteur avec ses voisins d’immeuble auxquels elle conduit et le délitement d’une vieille amitié que provoque la mal-pensance de l'hérétique.
Sur ce terrain proprement littéraire, se déploient des analyses intéressantes et, pour certaines, originales. On appréciera tout particulièrement sa mise en pièce des modèles et des autres sortes de prédictions de l'avenir.
Quelques extraits pour donner envie
« Un voisin durable, c'est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j'en fasse autant. »
« Depuis quelques années j’avais remarqué la pandémie, l’encombrement de vélos en bas de chez moi, les poubelles de tri sélectif et leurs mollahs, la dame du
3, escalier C, et le généraliste crétin, toujours aux avant-postes de la surveillance, du contrôle, et, bientôt de la rééducation forcée des récalcitrants… »
« Home, en particulier, et le prurit écolo, en général, ne manquent pas non plus d’Africains ni d’Esquimaux, qu’ils appellent « populations su Sud », et qu’ils invitent à rester à l’état de sous-développement – message implicite du film ‒ parce que : 1) Ces braves bêtes réduisent leur empreinte carbone au strict minimum, en ne gaspillant pas les ressources fossiles comme le fait l’homme blanc, 2) ils ont appris à se contenter de peu – ils mangent très peu de viande, et 3) ils montrent l’exemple de ce que l’on peut obtenir avec un peu d’ingéniosité, d’huile de coude et de jeûne si l’on fait l’effort de dompter ses besoins consuméristes primaires. »
On apprend aussi pourquoi Iegor Gran avait commencé son article paru dans Libération le 4 juin 2009 à propos du
film Home de Yann Arthus Bertrand par : « Leni Riefenstahl en avait rêvé, Yann-Dieu l’a fait ».
Et que cette entrée en matière sans ménagement a été censurée.
Dans le palmarès des ventes d’Amazon, L’écologie en bas de chez moi occupe la 142ème place et la vingt-septième pour la catégorie de la
seule litterature française . Si, comme Iegor Gran et moi-même, vous ne supportez plus ce totalitarisme qui nous enveloppe de sa sucrerie poisseuse quotidienne, vous pouvez faire
progresser son livre dans le palmarès en l'achetant. À sa lecture vous ne vous ennuierez pas !
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Content de connaître cet auteur, encore merci à Laurent. Je me permets une petite remarque à propos de la qualification de sucrerie poisseuse (remarque ironique, n'y voyez pas une susceptibilité exacerbée): une sucrerie, c'est le plus souvent agréable d'ailleurs en anglais, c'est sweetie.
Bien amicalement et merci pour la lecture rafraichissante.
PS: YAB est réellement un génocidaire en puissance, je l'ai entendu réclamer le retour à 3 milliards d'êtres humains, comme au jour de sa propre naissance...
Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.
Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.
La Page No-7: LA VIE EN ABONDANCE !
LA RÉSURRECTION DU CHRIST ET LA PHYSIQUE QUANTIQUE !
Cordialement
Clovis Simard
Vous avez écrit :
"YAB est réellement un génocidaire en puissance, je l'ai entendu réclamer le retour à 3 milliards d'êtres humains, comme au jour de sa propre naissance... "
Et pourquoi seulement au jour de sa naissance ? Pourquoi pas au jour de la naissance de son père ? Ou de son grand-père ? Ou de mon mari, Adam, le seul ancêtre mâle commun à tous les humains ?
Enfin, oui, bon, je sais, il n'y a pas qu'Adam, il y a aussi Noé, mais moi je ne l'ai pas connu, je préfère mon petit chéri à ce patriarche un peu ivrogne. De toute façon, Adam ou Noé, ça ramène toujours au même effectif : un homme, une femme, chabadabada !
Et merci à Laurent, pour ses conseils de lectures.
Dernièrement, dans "Face aux Français" de G. Durand sur Fr2, YAB a bien illustré cette prétention ; sauf que ses inconscientes tentatives d'envol ( inconscientes pcq il se croyait déjà bien au-dessus de tout et tous de par sa seule présence sur le plateau...) ne l'ont guère fait décoller du plancher, malgré les encouragement des pourfendeurs de C. Allègre...Bref, il m'a fait l'effet d'un personnage légèrement (?) exalté et apparemment capable d'incarner tout le martyre de la Planète, moyennant la vénération des groupies et bcp de pognon.
Contrôleurs des poubelles, agrégés es compostage de ménage, docteurs en couches lavables, théoriciens de la supériorité du vinaigre sur tout autre produit nettoyant...Qu'ils aillent tous ..... dans les copeaux si tel est leur plaisir mais qu'ils cessent de vouloir convertir les qqs indociles que ns sommes....sauf qu'on est déjà pas mal contraints comme semble aussi le montrer Iegor G. dans son livre que je ne vais manquer d'acheter, of course !
Une chose m'embête, celle de me laisser conduire à la révolte ( à mon petit niveau bien sûr ), non pas par un I.G., mais par tous ces YAB(on ? ) qui de par leur totalitarisme mettent la pression partout, et qui nous vident.
Dans l'adversité, garder sa tête demande parfois un réel effort.
Je trouve cela sensé. La Terre a des ressources finies et donc ne peut pas supporter une population infinie. Sans énergies fossiles bon marché les agriculteurs de demains verront leurs façons culturales et de mise en marcher changer. Sans faire dans la peur de la science façon Coline Serraut ou dans les sermons en « bon père de famille » façon YAP; je pense que l'agriculture doit s’axer sur sa «durabilité» (je n'ai pas dit le biologique). C'était d'ailleurs le titre (Sustainability: Learning the lessons of past civilizations ) du numéro de février de la revue CSA news qui regroupe différentes associations d'agronomes des États Unis (https://www.crops.org/publications/csa-news), c'est un signe de la prise en compte de cet enjeu mondial.
Il amalgame à dessein les propos des écotartuffes que sont YAB et Nicolas Hulot avec les tenants d'une réflexion écologique profonde, aux antipodes du capitalisme vert défendu par les 2 zozos précités.
Iegor Gran développe des arguments superficiels, simples, caricaturaux, en évitant soigneusement de confronter ses pitreries aux arguments plus profonds proposés par des auteurs tels que Pierre Rhabbi, Nicolas Georgescu-Roegen, etc.
Les vaches sacrées du consumérisme à tout crin sont bien gardées avec Iegor Gran qui ne vaut pas mieux que YAB et Nicolas Hulot.
Louis-Adrien
Et à ce jour aucun voisin n'est venu sonner à ma porte pour réclamer que je trie davantage mes déchets ou surveiller mes émissions de Co2...Ce livre, même s'il use d'ironie et d'humour, me semble bien exagéré sur les thèmes que vous citez et dénonce des choses qui ne sont en aucun cas négatives.
Quand je suis dans mon village dans le Vaucluse, la règle de tri n'est pas la même que lorsque je suis à Paris, laquelle n'est pas la même que lorsque je suis dans ma famille dans le Jura ! J'y comprends rien et j'envoie tout balader !
En outre une collecte séparée des ordures ménagères revient plus cher au contribuable que tout foutre à l'incinérateur, qui produit pourtant une énergie bon marché, alors même que les élus crient partout et sans cesse que l'enlèvement des ordures ménagères coûte de plus en plus cher.
C'est tout ça l'écologisme débile.
Bien à vous.
Votre commentaire sur le tri sélectif me surprend. Recycler du verre, du carton, du métal me paraît être un geste de bon sens. Sans vouloir tout recycler on peut quant même tous avec un peu de bonne volonté, faire quelques petits efforts pour prolonger la vie des matériaux.
Chez moi, il n'y a pas d'incinérateur, au final, les déchets ménagers finissent dans une décharge, quand celle-ci est pleine, il faut en trouver une autre ailleurs avec les risques de pollution qu'elle génère... Réduire ses déchets, c'est limiter le développement des décharges. Je pense que si l'on triait en amont nos déchets mieux, la facture de la collecte des déchets pourrait baisser ou au moins ne pas trop augmenter. Sans se prétendre écolo, on ne peut quand même pas tout rejeter (à la poubelle !). Lorsque les grandes surfaces par la pression des pouvoirs publics ont supprimé aux caisses les sacs-poubelle en plastique, et même si sous me direz que leurs directeurs se sont frotté les mains, aujourd'hui ça se traduit concrètement par des saloperies plastiques en moins dans le paysage.
Je reconnais que le plastique est une matière fantastique (je vous vois sourire !), son utilisation est omniprésente, mais son recyclage pose problème. J'aimerai bien voir à terme des emballages biodégradables qui finiraient dans la cheminée ou dans le compost. Si les biocarburants ne sont pas l'avenir, l'agriculture a peut-être un rôle à jouer dans le domaine des emballages. J'aurai aimé connaître aussi votre point de vue sur les ressources mondiales du pétrole. Le pétrole est partout dans notre existence, quelles alternatives à cette ressource fossile demain ? Nous dirigeons nous vers le schéma peu enthousiaste du décroissant Pierre Rabhi ?
Pardon pour mon opposition sur ce sujet et merci pour vos articles.
Oui, pour le papier et le verre quelques containers bien placés et relevés pas trop souvent ne doivent pas coûter très cher. Et puis ce n'est pas difficile de distinguer les vieux journaux et les bouteilles vides des autres déchets ménagers. Je les mets donc où il est demandé. Le verre a tendance à colmater les grilles des incinérateurs mais le papier est un excellent combustible, renouvelable qui plus est, je ne comprends vraiment pas ce que les écolos reprochent au fait de les brûler dans des incinérateurs qui fournissent du chauffage urbain, de l'eau chaude et de la cogénération à très bon marché.
Ce n'est pas de cela dont je parle, mais des déchets et des emballages alimentaires, bouteilles en plastique, barquettes de viande etc. Les consignes des communes sont incompréhensibles et variables d'un coin de France à l'autre. En outre, tout ça est collecté fréquemment. C'est ça qui coûte cher.
Pour ce qui concerne les incinérateurs, si les écologistes ne montaient pas les populations contre leurs dangers imaginaires, il y en aurait plus en France et moins de décharges.
Pour les sacs de supermarchés il y a certainement de l'avenir du côté de matières à base d'amidon.
Bien à vous.