Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 21:00

 

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Le début d’hiver assez précoce et plutôt froid que nous venons de connaître a suscité dans la presse française des réactions étonnantes de sophistication rhétorique.

 

 

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La première, sur laquelle je passerai assez vite, a été : « Sil n’y avait pas le réchauffement climatique il ferait encore plus froid ». Argument d’une faiblesse insigne, dont la logique permet de justifier tout et n’importe quoi.

  

 

nature morte

 

C’est le genre d'affirmation dont se moquent les habitués du petit blanc au comptoir du Café du Commerce en lançant : « Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle ! »

 

 

Notons néanmoins que les journalistes ont prétendu avoir entendu cette explication de la bouche d’éminents scientifiques. Il doit y en avoir, journalistes ou scientifiques, qui ne se sentent plus trop bien dans leurs baskets de s’être engagés sans possibilité de retour dans l'impasse du réchauffement climatique.

 

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Il y a eu une autre explication, qui a fait fureur, qui est en apparence moins absurde, mais n’en est pas moins un gros vilain mensonge.

  

 

 

 

afp1Elle est apparemment venue d’une dépêche AFP, reprise dans Libération et le Nouvel Obs le 22 décembre, dans Le Figaro le 23 décembre, dans Le Monde et dans Science et Avenir le 24 décembre, dans Le Point le 28 décembre.

 

 

le-figaro2.jpgSelon le cas, l’article est ou non signé du journaliste chargé de la rubrique. Dans le premier cas, la responsabilité du signataire est clairement engagée.

 

  

nouvel obs 3Dans le second cas on peut reprocher au journal de mettre en ligne des dépêches AFP sans être trop regardant sur leur qualité (confraternité corporatiste oblige !).

 

Dans les deux cas, le résultat est le même : la désinformation des lecteurs.

  

Le cœur de l’explication rapportée fait l’objet d’infimes variations stylistiques, sans doute parce que les journalistes se sentaient légèrement gênés aux entournures. Mais il est toujours le même.

 

Le Monde 

La formulation la plus claire étant celle de Stéphane Foucart du Monde, c’est celle que je rapporterai ici.

 

 

banquise--1.jpg« Le mécanisme suggéré par [Vladimir Petoukhov et Vladimir Semenov, deux chercheurs des universités de Potsdam et Kiel] est simple. Schématiquement, la réduction de la banquise permet les échanges de chaleur et d'humidité entre l'océan et l'atmosphère. Avec moins de glaces flottant sur l'océan Arctique, l'atmosphère se réchauffe et s’humidifie aux hautes latitudes de l’hémisphère Nord. Où de hautes pressions peuvent plus facilement s'installer.

 

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Celles-ci favorisent des vents de nord et de nord-est et "apportent un flux d'air polaire sur l'Europe", explique le climatologue et océanographe Stefan Rahmstorf (Potsdam Institute for Climate Impact Research). »

 

 

C’est un gros mensonge. Les journalistes prennent leurs lecteurs pour des demeurés et pensent sans doute que plus c’est gros, plus ça passe !

 

Petit rappel de physique des gaz et de l’atmosphère

   

onde tropicale (4)

 

 L’air chaud, léger, s’élève et provoque des dépressions. Les plus fortes dépressions sont les dépressions tropicales d’été qui tournent en ouragans.

 

 

 

Ursus maritinus

L'air froid, lourd, s’accumule sur lui-même. L’hiver, dans les régions polaires, il forme une colonne qui finit, sous son propre poids, par expulser des lentilles d’air froid qui, se baladant par le jeu des forces de Coriolis et des reliefs, viennent réfrigérer nos contrées de latitudes moyennes. Ce sont les anticyclones mobiles polaires.

 

 

Circulation cyclone anticyclone

 

Bon, si ça vous paraît un peu compliqué pour un début, résumons-nous :

- air chaud = air léger = air qui monte = dépression

- air froid = air lourd = air qui s’accumule sur lui-même = anticyclone.

 

 

 

Alors, expliquer que le réchauffement de l’air provoque des anticyclones, c’est plus que de la suffisance imbécile à la Diafoirus, c'est de l’abus de confiance, du mensonge, en somme une escroquerie à la Madoff.

 

  Caspar David Friedrich

 

 

 

Par Laurent Berthod - Publié dans : Climat
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Commentaires

J'ai entendu cette thèse du réchauffement qui refroidit ( seulement l'Europe de l'ouest dixit L. Cabrol ) à la radio et à la télé...
Si le ridicule tuait, ça en ferait des cadavres au pays des écolos ! Hélas, on est, malheureusement, amené à parler de la sorte.
Commentaire n°1 posté par Iris le 04/01/2011 à 21h55
Bravo Laurent Berthod !… comme d’habitude clair, concis, factuel et simple … et en plus joliment décoré !

Du grand art.
Commentaire n°2 posté par PapyJako le 04/01/2011 à 22h14

Cher PapyJacko,

J'apprécie votre blog très instructif, à l'ironie qui n'est pas que cinglante, mais encore, très drôle. Je ne saurais trop recommander sa consultation à mes lecteurs que le "réchauffement climatique" intéresse (et ce qui va avec : bourses carbone, montée des océans, fonte de la banquise, j'en passe et des meilleurs) . Il peuvent le trouver en cliquant sur la signature de votre commentaire mais, pour leur faciliter le cheminement, j'en remets le lien ici.

L'article de votre blog qui m'a le plus estomaqué est celui où vous expliquez de façon fort documentée que si l'inondation de la Nouvelle Orléans est probablement dûe à l'absence de travaux d'infrastructures, cette absence n'a rien à voir avec des restrictions budgétaires, mais tout avec des procès gagnés par des associations environnementalistes en vue de protéger l'habitat de quelques espèces de poissons. Mais nous, en France, que nous ont dit les journalistes "à la Française"  : "C'est la faute à la politique budgétaire de Bush !" On peut lire cet article de votre blog ici.

Merci pour tout cela.

 

Réponse de Laurent Berthod le 05/01/2011 à 21h42
Europe et Amérique du Nord... Parbleu, où il y a eu du blizzard ! Comme on le répète ici et partout, le "temps" (météo) ne prouve rien, sauf quand on peut tordre les arguments pour essayer de prouver que cette météo est "climatologique" !
Ici, en Belgique, l'IRM - même sous la pression de van Ypersele , Vice-Président du GIEC - admet que l'hiver 2010 connaît des températures légèrement inférieures à la moyenne, avec cependant des minima exceptionnels à l'échelle de la décennie.
Et dans mes chers dîners en ville, je n'entends que des commentaires ironiques sur le réchauffement global. Ce qui ne veut évidemment rien dire au point de vue purement scientifique, mais pour une fois que je regarde la TV, je vois des scientifiques russes effrayés par le blocage de la banquise et Beijing pris dans les glaces.
Un peu de scepticisme ne messied point...
Commentaire n°3 posté par cdc le 04/01/2011 à 22h18
Merci Laurent pour ce petit rappel de physique. J'avoue que j'ai pensé à toi lorsque j'ai entendu ces brillantes théories et imaginé que tu ne pouvais rester muet sur le sujet!
Commentaire n°4 posté par marie-france le 04/01/2011 à 22h56

Et oui ! Tu me connais bien ! Une fois de plus je n'ai pa pu tenir ma langue !

Réponse de Laurent Berthod le 05/01/2011 à 21h47
La thermodynamique "à la demande" invoquée par les deux chercheurs russes venant au secours du RCA, ne m'avait pas échappée. Je l'ai étrillée dans mes propres billets. Mais je m'interrogeais sur l'existence d'anticyclones chauds, qui semblent déroger à ces règles simples. Ils sont spécifiques de l'été, nous assurent le beau temps dont nous avons besoin, ne serait-ce que pour la maturation du blé et des fruits. En hiver, ils se replient vers les zones tropicales, où ils entretiennent les déserts des tropiques. Leur stabilité géographique est étonnante.
Ayant fait un voyage aux Açores, qui ont donné leur nom à l'anticyclone qui nous concerne, j'ai remarqué que la couverture nuageuse y est permanente, et qu'il ne pleut que la nuit, ce qui est suffisant pour entretenir la végétation luxuriante. L'anticyclone perd ses nuages quand il aborde des masses continentales conséquentes.
Commentaire n°5 posté par Sceptique le 05/01/2011 à 05h35

Mon cher Sceptique,

Je vous rassure, l'anticyclone des Açores, qui vient lécher les terres européennes surtout en été, résulte bien d'un refroidissement de l'air. C'est de l'air chauffé à l'équateur qui se refroidit à la latitude des tropiques et forme la colonne descendante des cellules de Hadley (air froid = air qui descend = anticyclone). L'anticyclone se ballade ensuite du fait des forces de Coriolis. Quand il atteint nos contrées, en été principalement, il nous apporte de l'air équatorial refroidi aux tropiques, lequel reste toujours plus chaud que l'atmosphère "chauffé" sur place sous nos latitudes.

Résumons-nous :

- en hiver, les anticyclones qui nous atteignent sont des anticyclones polaires, air froid et refroidi, donc très froid, plus froid que notre atmosphère "locale".

- en été, les anticyclones qui nous atteignent sont des anticyclones tropicaux qui, bien que résultant du refroidissement d'un air équatorial, restent plus chauds que notre atmosphère locale. 

PapyJako, vous me corrigez si je dis des bêtises !

 

Réponse de Laurent Berthod le 05/01/2011 à 20h52
Sans être un spécialiste du climat,vos explications sont toujours aussi claires,nettes et précises. Pour faire suite,je vous propose d'étudié les dictons météorologiques,St Médard,St Barnabé,etc,ceux ci n'ont que faire du réchauffement climatique,ils sont intemporels.
Dernièrement un ami me disait que lorsqu'il neige à la St Catherine(25 Novembre)(dicton Ardennais),il va neiger 30 fois.

Bien Amicalement
Commentaire n°6 posté par ME51 le 05/01/2011 à 08h21

Merci de votre appréciation.

Je serais bien incapable d'une telle étude.

Ce serait plutôt à vous, le praticien qui en a vu et qui en connait un rayon, de nous dire ce que vous pensez d'un des rares dictons agricoles dont je me souvienne : "À la Saint-Georges, sème tes orges, à la Saint-Marc, il est trop tard " !

Il faut dire qu'il serait étonnant que ce dicton soit valable dans toutes les régions de France. En outre, les progrès génétiques enregistrés depuis ma lointaine jeunesse étudiante l'ont peut-être rendu caduque !

Bien cordialement.

Réponse de Laurent Berthod le 05/01/2011 à 21h03
Si je me souviens bien, les hivers froids des années passées, étaient dus à une "petite pose" du réchauffement.
Cette année, c'est le réchauffement lui-même qui occasionne le froid.
Comprenne qui pourra… :-(
Merci à vous de contribuer, par votre billet clair et pédagogique, à la lutte contre la désinformation.
Commentaire n°7 posté par JG2433 le 05/01/2011 à 09h30
@Laurent Berthod
Merci pour ces informations complémentaires.
Commentaire n°8 posté par Sceptique le 05/01/2011 à 22h54
Cher Laurent Berthod,

C'est charmant cette façon de faire de la climatologie au coin d'un blog, avec une formation d'agronome, sans équations, sans cohérence, sans références, juste avec la conviction chevillée au corps que les scientifiques, autres que vous même, sont des tricheurs et des menteurs.

Il n'en reste pas moins vrai qu'il manque quelques petites choses – oh… sans grande importance, il est vrai lorsqu'on fait de la climatologie en blog… – à votre argumentation.

Comme, par exemple, une petite référence aux équations de Wiin-Nielsen, qui pourraient grandement vous aider à comprendre ce qui se passe aux hautes latitudes en ce moment.

Allons… j'ai un petit moment devant moi…

Aussi, je vais vous aider à progresser en matière de dynamique de l'atmosphère afin de polluer un peu moins la blogosphère avec des propos passionnés certes, mais sans queues ni têtes.

Vous pourriez débuter votre mise à niveau sur la dynamique de l'atmosphère par la référence suivante :

Holton, J.R., (2004), An Introduction to Dynamic Meteorology, 4th Edition, Academic Press, Oxford, UK.

Pour poursuivre votre formation, puis affiner votre point de vue sur la dynamique de la troposphère au-dessus de l'Océan Arctique, vous pourriez poursuivre avec les articles suivants qui sont incontournables :

Alexander, M. A., U. S. Bhatt, J. E. Walsh, M. S. Timlin, J. S. Miller, and J. D. Scott (2004), The atmospheric response to realistic Arctic sea ice anomalies in an AGCM during winter, J. Clim., 17, 890-905.

Bengtsson, L., V. A. Semenov, and O. M. Johannessen (2004), The early twentiethcentury warming in the Arctic - A possible mechanism, J. Clim., 17, 4045-4057.

Baldwin, M.P, and T.J. Dunkerton (2001), Stratospheric harbingers of anomalous
weather regimes, Science, 294, 581-584.

Brönnimann, S., J. Luterbacher, J. Staehelin, T. M. Svendby, G. Hansen, and T. Svenøe (2004), Extreme climate of the global troposphere and stratosphere 1940-1942 related to El Niño, Nature, 431, 971-974.

Calov, R., A. Ganopolski, M. Claussen, V. Petoukhov, and R. Greve (2005a), Transient simulation of the last glacial inception. Part I: glacial inception as a bifurcation in the climate system, Clim. Dyn., 24, 545-561.

Calov, R., A. Ganopolski, M. Claussen, V. Petoukhov, and R. Greve (2005b), Transient simulation of the last glacial inception. Part II: sensitivity and feedback analysis, Clim. Dyn., 24, 563-576.

Charney, J. G., and A. Eliassen (1949), A numerical method for predicting the
perturbation of the middle latitude westerlies, Tellus, 1, 38-54.

Cohen, J., M. Barlow, P. J. Kushner, and K. Saito (2007), Stratosphere–troposphere coupling and links with Eurasian land surface variability, J. Climate, 20, 5335–5343.

Croci-Maspoli, M., and H. C. Davies (2009), Key dynamical features of the 2005/06 European winter, Mon. Weath. Rev., 137, 664-678.

Deser, C., J. E. Walsh, and M. S. Timlin (2000), Arctic sea ice variability in the context of recent atmospheric circulation trends, J. Clim., 13, 617-633.

Deser, C., G. Magnusdottir, R. Saravanan, and A. Phillips (2004), The effects of North Atlantic SST and sea ice anomalies on the winter circulation in CCM3. Part II: Direct and indirect components of the response, J. Clim., 17, 877-889.

Deser, C., and H. Teng (2007), Evolution of Arctic sea ice concentration trends and the role of atmospheric circulation forcing, 1979-2007, Geophys. Res. Lett., 35, doi: 10.1029/2007GL032023.

Diaz, H., and V. Markgraf (Eds) (2000), El Niño and the Southern Oscillation:
Multiscale Variability and Global and Regional Impacts, Cambridge Univ. Press,
Cambridge, UK.

Dickson, R. R., et al. (2000), The Arctic Ocean response to the North Atlantic oscillation, J. Clim., 13, 2671–2696.

Gulev, S. K., T. Jung, and E. Ruprecht (2002), Climatology and interannual variability in the intensity of synoptic-scale processes in the North Atlantic from the NCEP-NCAR reanalysis data, J. Clim., 15, 809-828.

Fraedrich, K. and K. Müller (1992), Climate anomalies in Europe associated with ENSO extremes, Int. J. Climatol., 12, 25–31.

Hansen, J. et al. (1983), Efficient three-dimensional global models for climate studies: Models I and II, Mon. Weath. Rev., 111, 609-662.

Herman, G. F., and W. T. Johnson (1978), The sensitivity of the general circulation to Arctic sea ice boundaries: A numerical experiment, Mon. Weath. Rev., 106, 1649-1663.

Honda, M., J. Inoue, and S. Yamane (2009), Influence of low Arctic sea-ice minima on wintertime Eurasian coldness, Geophys. Res. Lett. 36, doi:10.1029/2008GL037079.

Hurrell, J. W. (1995), Decadal trends in the North Atlantic Oscillation: Regional
temperatures and precipitation, Science, 269, 676– 679.

Hurrell, J.W. et al. (2008), A new sea surface temperature and sea ice boundary dataset for the Community Atmosphere Model, J. Clim., 21, 5145-5153.

Kalnay, E. et al. (1996), The NCEP/NCAR 40-ear reanalysis project, Bull. Am. Meteorol. Soc., 77, 437– 470.

Kodera, K., H. Koide, and H. Yoshimura (1999), Northern Hemisphere winter circulation associated with the North Atlantic Oscillation and stratospheric polar-night jet, Geophys. Res. Lett., 26, 443-446.

Magnusdottir, G., C. Deser, and R. Saravanan (2004), The effects of North Atlantic SST and sea ice anomalies on the winter circulation in CCM3. Part I: Main features and storm track characteristics of the response, J. Clim., 17, 857-876.

Merkel, U. and M. Latif (2002), A high resolution AGCM study of the El Niño impact on the North Atlantic/European sector, Geophys. Res. Lett., 29,
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Murray, R. J., and I. Simmonds (1995), Responses of climate and cyclones to reductions in Arctic winter sea ice, J. Geophys. Res., 100, 4791-4806.

Osborn, T. J. (2006), Recent variations in the winter North Atlantic Oscillation, Weather, 61, 353-355.

Peng, S., W. A. Robinson, and M. P. Hoerling (1997), The modeled atmospheric
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Walter, K., U. Luksch, and K. Fraedrich (2001), A response climatology of idealized midlatitude thermal forcing experiments with and without a storm track, J. Climate,14, 467-484.

Wiin-Nielsen, A. (1974), Vorticity, divergence, and vertical velocity in a baroclinic
boundary layer with a linear variation of the geostrophic wind, Bound.-Layer
Meteorol., 6, 459-476.
Commentaire n°9 posté par Petite Fleur des Alpes le 06/01/2011 à 15h15

Au lieu de nous fournir une liste d'une tonne de références, allez-y, démontrez-nous comment le réchauffement de masses d'air peut être à l'origine de la constitution d'anticyclones ! J'attends de pied ferme.

Je vous dénie le droit d'affirmer que j'ai la conviction que tous les scientifiques autres que moi-même sont des tricheurs et des menteurs. Je n'ai mis en cause dans cet article que trois scientifiques, et encore, sous réserve que les journalistes aient rapportés correctement ce qu'ils on dit ou écrit. Les procédés consistant à accuser par insinuation et amalgame ne sont pas à l'honneur de ceux qui les emploient. Vous ne vous êtes pas honoré en vous y livrant. Mais c'est une pratique assez répandue des commentateurs "réchauffistes" sur les blogs : quand ils n'ont plus d'arguments ils font dire à leur contradicteur ce qu'il n'a pas dit. Et ils citent des références sans fournir de raisonnement ni même de résumé. Plus c'est gros, plus ça passe.

Au plaisir de ne plus jamais vous relire.

Réponse de Laurent Berthod le 06/01/2011 à 18h03
S'il faut lire tous ces volumes pour comprendre pourquoi il fait froid en hiver, alors, oui, il y a quelque chose qui ne marche plus très bien...
Et si tous ces livres et articles expliquent pourquoi le RCG provoque des hivers plus froids, je me demande pourquoi il n'y a que deux chercheurs qui l'ont annoncé, alors que tant de prévisionnistes annonçaient le contraire (et pas seulement Jérôme Lecou).
Cela dit, voici une liste non exhaustive de tout ce que *pourrait* causer le RCG :

http://www.numberwatch.co.uk/warmlist.htm

avec, par exemple, la Terre qui tourne *plus vite* et la Terre qui tourne *moins vite*. l'expansion et la disparition des forêts, etc. Et si quelqu'un est sceptique, une heure ou deux de recherche à la bibliothèque et sur le Net me permettra d'aligner une bibliographie aussi imposante que celle de notre distingué commentateur.
Commentaire n°10 posté par cdc le 06/01/2011 à 17h43

Oui, il est amusant de se rappeler toutes les sottises qui ont pu être dites par des "scientifiques" ou des journalistes à propos des conséquences du réchauffement climatique. Je mets donc l'adresse que vous avez donnée sous forme de lien :

http://www.numberwatch.co.uk/warmlist.htm

Il me semble en avoir vu un résumé en français. Je vais essayer d'en retrouver l'adresse, mais si vous même en disposiez, cela intéresserait les lecteurs de ce blog.

Il n'y a pas si longtemps de nombreux "climatologues" nous prédisaient pour bientôt des hivers doux et sans neige ! Au passage, ils oubliaient de déduire du nombre de victimes prédites au titre des canicules estivales, qui ne manqueraient pas de se multiplier, le nombre de vies épargnées par la douceur hivernale.

Réponse de Laurent Berthod le 06/01/2011 à 18h26
Ah oui, l'Union of Concerned Scientists est formelle : "in the Northeas tUS winters are becoming warmer and less snowy”.
Et il y a là-dedans des spécialistes ultra-pointus qui ont même *écrit* des articles de la bibliographie susmentionnée...
Commentaire n°11 posté par cdc le 06/01/2011 à 17h59
Quant aux équations de Wiin-Nielsen, ce sont de jolies équations différentielles qui me rappellent mon cher Bruhat sur la mécanique des fluides. Je ne doute pas que les connaissances ont énormément progressé depuis, mais les phénomènes de turbulence restent toujours aussi redoutables (on raconte que c'est la question qu'un physicien poserait s'il rencontrait son dieu. J'en ai d'autres, comme la conjecture P=NP, ou la conciliation entre mécanique quantique et relativité générale). Les références à l'ENSO sont évidemment passionnantes, mais dire que le phénomène est bien modélisé serait un peu excessif. Je signale aussi l'ouvrage de Wiis-Nielsen "On Limited Predictability" qui montre bien les limites des modèles non linéaires.
Mais, je le répète, je n'interviens pas dans un domaine que je ne connais pas, je lis tout aussi bien Realclimate que Pielke Sr.
Commentaire n°12 posté par cdc le 07/01/2011 à 10h02
Par contre, je peux citer Freeman Dyson, qui a tout de même une autre stature que moi :

"My first heresy says that all the fuss about global warming is grossly exaggerated. Here I am opposing the holy brotherhood of climate model experts and the crowd of deluded citizens who believe the numbers predicted by the computer models. Of course, they say, I have no degree in meteorology and I am therefore not qualified to speak. But I have studied the climate models and I know what they can do. The models solve the equations of fluid dynamics, and they do a very good job of describing the fluid motions of the atmosphere and the oceans. They do a very poor job of describing the clouds, the dust, the chemistry and the biology of fields and farms and forests. They do not begin to describe the real world that we live in. The real world is muddy and messy and full of things that we do not yet understand. It is much easier for a scientist to sit in an air-conditioned building and run computer models, than to put on winter clothes and measure what is really happening outside in the swamps and the clouds. That is why the climate model experts end up believing their own models."
Commentaire n°13 posté par cdc le 07/01/2011 à 10h46
« Sil n’y avait pas le réchauffement climatique il ferait encore plus froid »
C' est peut-être vrai si la constatation faite actuellement d'une forte diminution d' activité des taches solaires peut faire envisager une proche petite ère glaciaire.
Oui ? Non ? Peut-être ?
Commentaire n°14 posté par Jacques BREJON le 07/01/2011 à 16h56
J'avance un point de vue tout simple (simpliste ? … je ne l'espère pas).
Chacun devrait pouvoir tenir compte de ceci : L'étude du réchauffement global, pour autant qu'il soit correctement mesuré, ne nous a pas, pour l'heure, apporté de conclusions acceptables sur ses causes réelles. Le RCA n’en est qu’une hypothèse explicative parmi d’autres, dont il reste encore aujourd'hui à valider l'importance relative de chacune.
Commentaire n°15 posté par JG2433 le 07/01/2011 à 17h07
@ petite fleur des Alpes ...qui pousse sur les hauteurs d'un mépris facile, voire grossier...
J'ai juste envie de réagir à ma hauteur à moi.
La thèse du réchauff clima a des répercussions sur la vie de tous, qu'ils soient savants ou non ; puisque les politiques écoutent ( peu ou prou ) leurs défenseurs. Par conséquent, il ne me semble pas incongru que des personnes, non diplomées , comme moi, puissent néanmoins s'interroger sur les grds sujets dont elles ont l'écho par les médias. Et pour discerner le vrai du faux, pour deviner les cupidités, les intérêts particulires, les luttes de pouvoir et souvent le grd mépris du public derrière une démagogie de routine., il n'est pas indispensable d'être prix Nobel de physique.
Quant à la blogo et la pollution par les idées, jusque là, elle est verdoyante à souhait. De quoi ils se plaignent, les " réchauffistes" ? c'est quoi, cette subite paranoïa ?
Commentaire n°16 posté par Iris le 09/01/2011 à 11h28
Laurent Berthod, vous avez une conception particulière du débat.

Ca fait deux commentaires de censurés en une journée.

Comme je l'ai déjà dit, les ennemis de la liberté d'expression sont les ennemis de la démocratie.
Commentaire n°17 posté par Caille folle le 09/01/2011 à 21h09

Pour que tout le monde sache.

 1° Je vous ai expliqué par deux fois, dans des e-mails que je vous ai adressés (mais peut-être avez vous déposé de fausses adresses mail), pourquoi j'ai supprimé vos commentaires.

2° La raison essentielle en est que vous avez voulu poursuivre une discussion entamée entre nous sur un autre blog qui était provisoirement en panne, discussion dont les lecteurs de mon blog ignorent bien évidemment les tenants et les aboutissants.

3° J'ajoute que vous êtes un troll et que je ne laisserai pas véroler mon blog par un troll.

4° Je vous confirme que si vous continuez à "troller" sur mon blog je mettrai en œuvre la procédure de modération a priori que propose Over-blog. Ça gênera tous les intervenants, mais vous ne verrez plus un seul de vos commentaires s'afficher. 

 

Réponse de Laurent Berthod le 09/01/2011 à 21h32
@ caille folle : si un blog est une porte ouverte, il y a néanmoins un maître de maison ; uncun rapport avec la censure.
Commentaire n°18 posté par caille pas folle le 09/01/2011 à 21h57

C'était aussi une des choses que je lui exposais dans le deuxième e-mail que je lui ai adressé.

Merci à vous.

Réponse de Laurent Berthod le 09/01/2011 à 22h05
Agronome comme vous (Paris 70), je suis libéral et souvent d'accord avec vos commentaires à contre courant, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi la plupart des libéraux refusent la thèse du réchauffement climatique d'origine humaine. Comme si la théorie libérale était un tout et qu'Adam Smith et Bastiat imposaient post mortem un anti-réchauffisme plus motivé par une haine des fonctionaires (les chercheurs le sont presque toujours), que par une approche scientifique (les libéraux sont souvent économistes et ont un mauvais souvenir de leurs cours du lycée).

Prévoir le temps dans un siècle est assez facile, à condition d'avoir beaucoup de mesures et de bons ordinateurs. Prévoir le temps de l'hiver qui vient est très difficile même avec les plus puissants ordinateurs du monde (que posséde Météo-France). Parce que la temprature de 2100 fait intervenir quelques facteurs (axe de la tere, composition de l'atmosphère, état su soleil) plutôt prévisibles, alors que le temps de l'hiver en cours, bien que n'étant qu'une fluctuation par rapport à une tendance lourde, fait intevenir des millions de données, jusqu'au battement d'aile d'un papillon du Nebraska ou d'Amazonie.
Tout scientifique sait que si on balance des millions de tonnes de gaz connus pour leur effet de serre, il ne peut pas y avoir d'autre issue qu'une augmentation de leur concentration atmosphérique (en tenant compte de diverses rétroactions) et donc qu'un réchauffement.
Et la preuve est là : si on lit les journaux on apprend qu'en décembre il y a eu une quasi canicule sur la Méditerranée orientale (suivant d'autres canicules estivales ces deux dernières années), et que c'est vrai qu'il n'a fait froid que dans des parties limitées de la terre (Europe de l'ouest, un peu l'Amérique du Nord).
Laissons donc les considérations sur le temps de tous les jours aux piliers de bistrot et ne nous intéressons qu'aux tendances lourdes qui sont malheureusement inéluctables.
Commentaire n°19 posté par Yves Egal le 09/01/2011 à 22h31

Merci de votre commentaire. Je comprends vos doutes. En effet si on lit les journaux français on y apprend qu’il a fait chaud en novembre sur la Méditerranée orientale, et aussi sur le Groenland. Mais on n’y apprend pas qu’il a fait au mois de décembre un froid de canard sur une bonne partie de l’Amérique du nord (enfin, on n’a quand même pas pu nous cacher la tempête de neige), en Sibérie, en mer de Behring, en Mongolie, en Chine, et qu’il fait encore très froid en janvier en Inde. Les journalistes français ne cherchent pas la vérité, ils croient en disposer et se croient tenus de la faire partager.

Tous les scientifiques sont effectivement d’accord pour reconnaître que l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique ce dernier siècle et demi est liée à l’utilisation des combustibles fossiles mais ils ne sont pas tous d’accord, loin de là, sur le fait que cela est susceptible de provoquer un réchauffement climatique terrestre. La controverse est vive à l’étranger et les scientifiques « sceptiques » sont nombreux, ce que les journalistes français nous cachent soigneusement. Si je peux partager l’idée que l’on devrait laisser les considérations sur le temps de tous les jours aux piliers de bistrot, alors pourquoi les trois scientifiques cités par Stéphane Foucart ont-ils éprouvé le besoin d’expliquer que la froidure de ce début d’hiver résultait de la tendance à long terme au réchauffement climatique ? Sont-ils des piliers de bistrot ?

Si la question du réchauffement climatique vous tarabuste et que vous êtes prêt à y consacrer un peu de votre temps, je vous recommande la lecture du livre L’Homme est-il responsable du réchauffement climatique d’André Legendre, aux éditions EDP sciences, et la consultation du site Pensée unique, tenu par un scientifique de haut niveau, ainsi que du blog Changement climatique. Vous vous rendrez compte que l’affaire est moins simple que ne le prétendent nos glorieux journalistes français, notamment Foucart et Huet, qui jouent plus à Zorro qu’à faire correctement leur travail.

Cordialement.

Réponse de Laurent Berthod le 10/01/2011 à 18h36
@ Yves Egal :

Vous faites un mauvais procès aux libéraux : leur tare principale n'est pas l'ignorance scientifique (c'est même souvent là qu'ils sont le plus rigoureux), mais l'ignorance économique. Ils préfèrent leurs mythes à la réalité de l'expérience historique. Mais laissons là l'économie et les libéraux !

Moi qui suis modestement Gaulliste de gauche, dirigiste, protectionniste et souverainiste, défenseur de l'héritage du CNR et des réalisations des plans quinquennaux, je veux vous répondre sur les "tendances lourdes qui sont malheureusement inéluctables."

Le seule chose qui ne change jamais dans l'univers, c'est le changement.
Tout change, tout le temps, plus ou moins vite.

Le climat terrestre a toujours changé, de manière parfois cataclysmique (cf les derniers 600.000 ans de cycles glaciations/réchauffements). La vie s'est adaptée, l'humanité aussi, puisque nous sommes là pour en discuter.

Les grecs, qui nous ont donné le mot climat (dérive du verbe grec signifiant "incliner"), et qui bénéficiaient d'un héritage astronomique et climatique plurimillénaires (voir le "Timée", de Platon), savaient que les tendances lourdes du climat planétaire dépendaient de conditions astronomiques, et ces conditions ont fait varier les "températures moyennes" des continents et des hémisphères de manière beaucoup plus dramatique que les prévisions des sorciers du GIEC.

Milankovitch a confirmé scientifiquement cette connaissance greco-égyptienne il a un peu plus d'un siècle.

Nous nous trouvons aujourd'hui dans un épisode interglaciaire, où les "grandes" variations (bénignes : voir le petit âge glaciaire du XVIIème) ne sont produites que par les pulsations du cycle solaire, et sommes en route vers une nouvelle ère de glaciation (à l'horizon de quelques millénaires).

A aucun moment nul n'a prétendu que le climat "long" de la Terre dépendait de l'effet de serre. Même aujourd'hui. Tout bêtement parce personne ne peut contourner cette réalité simple : sans Soleil, pas d'effet de serre.

De plus, l'effet de serre, sur cette planète, dépend quasi exclusivement de la vapeur d'eau (au delà de 99%) et de son cycle "phase gazeuse/phase liquide". Les autres gaz, ne changeant pas de phase dans les températures terrestres courantes, ne servent quasiment à rien dans l'effet de serre.

En particulier, le CO2, présent à 0,0386% (on appelle ça une "trace"), n'y joue aucun rôle détectable. Quand aux affirmations selon lesquelles ce serait la partie anthropogène (millionième du total) qui serait responsable d'un hypothétique réchauffement...

La seule chose dont est responsable le CO2, c'est de la croissance des végétaux aquatiques et terrestres... c'est à dire de la vie sur Terre !

Il existe une étude intéressante et de référence, appelée "Teiser-Gouttevin", qui étudie la corrélation entre changement climatique et variation du taux de CO2 atmosphérique lors des 800 derniers millénaires. Cette étude montre que les chutes du taux de CO2 atmosphérique suivent postérieurement les glaciations, et que les hausses du taux de CO2 sont aussi postérieures aux réchauffement, avec décalage de près de 1000 ans. Pour faire court, l'étude dit tout simplement que le CO2 n'a rien à voir avec les variations passées du climat, alors que les proportions atmosphériques sont sensiblement les mêmes.

Les lois de la nature auraient donc changé au XXème siècle, subitement ?

C'est ma conviction que l'origine exclusive de la "théorie" (fable) anthropique du réchauffement climatique se trouve dans un revival néo-malthusien des élites anglo-européennes.

Salutations,
Jean-Gabriel Mahéo
Commentaire n°20 posté par Jean-Gabriel Mahéo le 10/01/2011 à 01h00
Difficile de rentrer dans les détails scientifiques, même quand on prend ses données à la source et non pas à travers les articles de journalistes, quels qu'ils soient : j'ai lu le dernier rapport du GIEC (et pas seulement son résumé diplomatique), j'ai entretenu une correspondance avec Haroun Tazieff avant sa mort il y a déjà environ 15 ans, parce qu'il était climato-sceptique comme la plupart des géologues et géophysiciens que je connais (Allègre, Courtillot, un de mes frères au BRGM et ses collègues, et la plupart des signataires des appels anti-réchauffistes outre Atlantique). En effet, pour un géologue, le temps se compte en millions d'années et un changement sur un siècle n'est même pas à considérer. Ils ne peuvent pas imaginer que le sort de la terre se joue sur un soubresaut du temps et ont l'habitude d'émissions de CO2 par les volcans, autrement plus importantes que celles de nos cheminées d'usines. Ce n'est pourtant pas une raison de dédaigner ces émissions, ni les changements qui paraissent infinitésimaux à nos géologues.

Tazieff mettait en avant le rôle de la vapeur d'eau, que le GIEC disait mal connaitre à l'époque. Depuis, le GIEC le minimise du fait du très faible temps de séjour des molécules d'eau dans l'atmosphère comparativement au CO2.
Celui-ci est certes une trace, mais personne ne nie qu'une trace puisse avoir un grand effet... de serre, en l'occurrence. Certes, le surplus anthropique est minime, mais le CO2 préindustriel avait autant de puits que de sources et restait en équilibre stable dans l'atmosphère. Il suffit d'un surplus de source minime pour créer une accumulation en un siècle, suffisante pour créer un effet de serre (il suffit de traces, comme on l'a dit).
Le CO2 conséquence et non cause du réchauffement ? Même s'il a été toujours une conséquence dans le passé, rien n'empêche en théorie qu'il en soit la cause aujourd'hui. Simplement, cela doit nous alerter encore plus : le CO2 anthropique (cause) provoque du réchauffement, qui provoquerait donc encore plus de CO2 (conséquence) !
Comme pour le pari de Pascal, parions sur le réchauffement et cela ne pourra pas nous faire de mal : les sommets de Copenhague et Cancun ont montré que personne n'est disposé à payer pour le climat (y compris en France : voir Ségo contre la taxe carbone) et, après un Grenelle démago-électoraliste, Sarko supprime tout ce qui coûte à nos pauvres finances : subventions aux renouvelables, au bio, division par 2 des pesticides, pas de taxe carbone. Les seules décisions qu'on risque auront toutes pour résultat connexe de diminuer la pollution en ville, de moins dépendre du pétrole et donc de moins déséquilibrer notre balance commerciale. Rien que pour nos finances et notre qualité de vie, la limitation de l'usage des énergies fossiles va nous rapporter en argent et en qualité de vie. Avez-vous remarqué à quel point un pays dépendant de l'automobile était moche, comme les USA ?
Cordialement
Commentaire n°21 posté par Yves Egal le 10/01/2011 à 23h34

Personnellement, j'ai trouvé que mon arrivée à San Francisco, au crépuscule, par la freeway aux échangeurs géants, qui plonge jusqu'au cœur de la ville, était un moment fascinant, d'une beauté fabuleuse. Sans parler de la traversée par le Bay Bridge à deux étages, chacun disposant de cinq voix de circulation. 

J'ai parcouru la moitié de la Californie dans une Ford où nous tenions à l'aise à six personnes avec nos bagages pour un mois, sur des autoroutes où, contrairement à la France, c'était les camions qui doublaient les voitures, celles-ci bien obligées de respecter les limitations de vitesse tandis que les camionneurs étaient protégés par leur syndicat plus ou moins mafieux. Rouler sur la voix de droite et se faire dépasser par les gros trucks sur la voie du milieu, la voie de gauche presque toujours vide, en plein désert Mojave, un truc inoubliable.

Cordialement.

Réponse de Laurent Berthod le 11/01/2011 à 18h08
@ Yves Egal :

C'est amusant que vous me parliez de Haroun Tazieff, c'est avec lui que j'ai fait mes premiers pas dans le "climato-scepticisme", grâce à un ouvrage édité en 1992 dont il avait rédigé la préface, intitulé "Ozone, un trou pour rien", sous-titré "Où il est montré par la science que le ciel ne nous tombera pas sur la tête" (Edition Alcuin, ISBN 2 - 907 072 - 05 - 6).

Ce livre, écrit par Rogelio Maduro (journaliste scientifique, revue "21st Century Science and Technology") et Ralf Schauerhammer (rédacteur en chef de la revue scientifique allemande "Fusion"), traduit de l'anglais par Emmanuel Grenier (auteur entre autre d'une désormais célèbre "Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs"), avait pour objectif principal d'attaquer et de dévoiler la fraude du trou dans la couche d'ozone, ainsi que la criminalité néo-malthusienne de la campagne anti-CFC qui en dépendait.

Je ne résiste pas au plaisir de vous offrir l'accroche en 4ème de couverture :

"L'ozone stratosphérique n'est nullement menacé de disparaître.
Ceux qui depuis dix ans s'efforcent de le faire croire trahisse la vérité scientifique. Du lever au coucher du soleil, l'ozone stratosphérique est en effet sans cesse engendré par les rayons UV durs qui transforment des molécules d'oxygène en molécules d'ozone. Aussi longtemps que le soleil brillera et que notre atmosphère contiendra de l'oxygène, l'ozone sera continuellement régénéré.
On a dit le contraire de la vérité lorsque, pour pouvoir accuser les CFC de détruire l'ozone au dessus de l'Antarctique, on a prétendu que le désormais fameux "trou d'ozone" avait été découvert en 1985, alors qu'il l'a été en 1956. Un scientifique qui trahit la vérité n'est plus crédible, à jamais et à propos de n'importe quel sujet.
Quand au réchauffement du climat par la croissance du CO2, c'est une contre-vérité d'acabit similaire : la rôle du gaz carbonique dans l'effet de serre naturel est insignifiant, cet effet étant dû quasi-exclusivement à la vapeur d'eau atmosphérique.
Lisez pourquoi dans ce volume.

Haroun Tazieff"


"Un scientifique qui trahit la vérité n'est plus crédible, à jamais et à propos de n'importe quel sujet." Voyez les contorsions spectaculaires des GIECistes depuis des années, et la puissance médiatique et institutionnelle déployée, pour nous faire avaler la thèse du "réchauffement climatique anthropique".
Qui, au GIEC ou dans les labos réchauffistes, est encore crédible de ce point de vue ?

Mais revenons à nos moutons.
J'apprécie que vous nous rappeliez l'importance des émissions volcaniques de CO2, d'autant plus qu'avec des amis nous avions lancé une pétition pour les interdire, au vu du danger climatique que représentaient leurs émissions gazeuses. Elle avait eu un certain succès, nous avions bien ri (http://www.larecherchedubonheur.com/article-3024654-6.html#anchorComment).

J'apprécie aussi que vous admettiez que la part humaine des émissions de CO2 est infinitésimale.

Le rôle de la vapeur d'eau dans l'effet de serre est depuis longtemps une connaissance scientifique commune, courante et correctement quantifié. Il est connu depuis très longtemps que les zones où l'atmosphère terrestre est dépourvue de vapeur d'eau, les différences de température entre jour et nuit peuvent dépasser les 60-70°C, alors qu'en région équatoriale, où l'air est saturé de vapeur d'eau, cette différence dépasse rarement les 5°C.
Mais le GIEC, qui a toujours eu comme point de départ l'axiome néo-malthusien, était bien obligé de mentir à ce sujet pour lancer sa propagande anti-développement. Il continue aujourd'hui en minimisant ce rôle dans ses rapports, et en le faisant complètement disparaître de ses communications publiques.

Le taux de CO2 atmosphérique, comme le montre l'étude "Teiser-Gouttevin", chute à la suite des glaciations, et croît à la suite des réchauffements interglaciaires. Pourquoi ? Parce que le flux atmosphérique du CO2 est entièrement sous contrôle de la biosphère. Lors des glaciations, la biosphère est très affaiblie et se cantonne aux latitudes vivables, la masse végétale (aquatique et terrestre) et animale se replie, le flux de carbone atmosphérique chute en conséquence. A l'inverse, lors des interglaciaires, la masse vivante part à la reconquête des territoires auparavant gelés, elle augmente au fur et à mesure, et avec elle augmente le flux de CO2 atmosphérique.

Depuis le dernier âge de glace, le flux atmosphérique de CO2 a constamment cru en densité et a été en 15 000 ans quasiment doublé, sans que l'homme y soit pour grand chose. Dans le même temps, la vie est allée reconquérir les régions septentrionales et s'est amplifiée dans les régions tempérées et chaudes.
Accessoirement, le niveau des océans a grimpé de plus de 100 mètres et s'est étendu spectaculairement, ce qui a grandement accru la capacité du puits de carbone océanique...

DE même, depuis un siècle, l'humanité amplifie grandement la puissance du vivant sur Terre, et dans le même temps brûle de grandes quantités de carbone, fournissant un appoint précieux à la croissance de la masse vivante planétaire, en conséquence de quoi le flux de CO2 atmosphérique augmente en densité : c'est le signe de la bonne santé de la biosphère !

La théorie de "l'accumulation de CO2", dans un système de flux gazeux entièrement contrôlé par une biosphère en pleine croissance, est une ineptie, un construct - là encore - des malfaiteurs du GIEC.

Vous écrivez ensuite :
"Le CO2 conséquence et non cause du réchauffement ? Même s'il a été toujours une conséquence dans le passé, rien n'empêche en théorie qu'il en soit la cause aujourd'hui".
Selon quelle théorie, en effet ?
Comment la croissance de la densité du flux atmosphérique de CO2, conséquence du réchauffement par le moyen de la croissance biosphérique, pourrait devenir du réchauffement ? Ce n'est tout simplement pas sérieux.

Le pari de Pascal consiste à choisir, entre deux hypothèses, la plus fructueuse pour l'avenir (il vaut mieux croire à Dieu que l'inverse, par ex.). Mais il parlait d'hypothèses métaphysiques, qui sont hors de portée de l'investigation scientifique classique. En la matière, dit le Livre, "on juge l'arbre à ses fruits".
Vous vous appuyez d'abord sur la science, Yves, pour tenter de nous convertir au réchauffisme, et voilà que maintenant vous nous demandez un "acte de foi", en invoquant Pascal !

Les résultats attendus suite à cet "acte de foi" seront peut-être ceux que vous signalez, mais c'est le petit bout de la lorgnette :
La conférence de Copenhague avait deux objectifs, celui d'instituer un marché global des droits à émettre des GES - contrôlés par les salles de marchés des grandes banques- mettant de facto le développement des nations sous le contrôle de ces entités ;
et celui de faire accepter l'idée d'une impérative décroissance démographique (ce qui est un crime contre l'humanité).

Le CO2 est le "gaz de la vie", celui dont se nourrit la masse vivante planétaire, dont nous dépendons. Il n'a qu'un rôle insignifiant dans le réchauffement climatique. Si nous devons en contrôler les émissions, que ce soit pour les augmenter !

Cordialement,
Jean-Gabriel Mahéo
Commentaire n°22 posté par Jean-Gabriel Mahéo le 11/01/2011 à 02h43

On peut lire la pétition pour bien rire en cliquant ici.

Réponse de Laurent Berthod le 11/01/2011 à 11h10
Juste pour rire un peu:
Le premier article cité par "petite fleur des alpes":
http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/1520-0442%282004%29017%3C0890%3ATARTRA%3E2.0.CO%3B2

En gros: Les auteurs teste l'hypothèse sur les modèles du GIEC de l'effet du retrait des glaces de mers (banquises) sur la météorologie.
La fonte de la banquise dépend des oscillations de la NAO
En conclusions il ressort que l'effet est négatif sur l'atlantique, et positif sur le pacifique.
Mais la petite phrase qui tue est bien présente: "Furthermore, the NAO-like response increases linearly with the aerial extent of the Atlantic ice anomalies and thus could be quite large if the ice edge retreats as a result of global warming."
Les réponses ressemblant à celle de la NAO augmentent linéairement avec le retrait de la banquise et pourraient être très importantes si la banquise fond à cause du réchauffement climatique...
Et oui il faut bien sauver la face, même si l'article montre que la banquise fond à fonction de la NAO...

Petite fleur, avez vous lu avant de donner la référence....
Commentaire n°23 posté par Daniel le 12/01/2011 à 17h31

Merci d'avoir donné l'adresse Internet d'un article signalé par Petite Fleur des Alpes.

Pour ceux que ça intéresse d'accéder à cet article, je mets ici cette adresse sous forme de lien : http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/1520-0442%282004%29017%3C0890%3ATARTRA%3E2.0.CO%3B2

Réponse de Laurent Berthod le 12/01/2011 à 17h57
Sur les prévisions, qu'elles soient météorologiques ou climatiques.
Il faudrait tout de même rappeler la base essentielle.
Au XIXème siècle le Roi Oskar II de Suède, despote éclairé, met au concours le problème des "Trois Corps".
Son idée de base est savoir si 'lon peut démontrer mathématiquement la stabilité du système solaire au travers de seulement trois corps : le Solei; la Terre, la Lune.
Et c'est Henri Poincaré, qui gagne le concours de façon magnifique. En fait tout au long de ca carrière de mathématicien il reviendra, approfondira ses démonstrations.
Il démontrera l'imprédictabilité de la relation entre trois corps.
Le terme de "chaos" n'est pas en usage à l'époque, mais il s'agit bien de la même. Poincaré est le père de la théorie du chao.
Du fait de la méconnaissance très précise des conditions initiales de mise en relation de trois corps on ne peut prédire les trajctoires.
Une seule pichenette des conditions au départ, change complètement la situation ultérieure.
Et trois éléments ce n'est pas beaucoup, et pourtant c'est déjà le chaos !
Si l'on considère le nombre d'éléments, de paramètres à prendre en compte dans n'importe quelle situation de météo ou de climat !!!
Ce doit être vers 1970 que le météorogue Lorentz a fait référence à "l'effet papillon", le battement des aîles d'un papillon en Amazonie influe le développment des cyclones dans le Golfe du Mexique ! La battement d'aîles étant un paramètre à prendre en compte.

Les services météo utilisent des ordinateurs à structure massivement linéaire pour les prévisions dont la fiabilité à 5 jours est déjà soumise à un taux de confiance de probabilité.
Quant aux climatologues ils emboîtent le pas des météorologues dans le gigantisme des capacités des machines utilisées. Et en sus on n'a pas le recul à 20, 50, 100 ans..
Je serai convaincu du réchauffement lorsqu'un mathématicien démontrera que Poincaré était dans l'erreur , et que le problème des Trois Corps avait une solution.
@+
Commentaire n°24 posté par Krolik le 16/01/2011 à 01h41
"une heure ou deux de recherche à la bibliothèque et sur le Net me permettra d'aligner une bibliographie aussi imposante que celle de notre distingué commentateur."
---------------------------
Une heure ou deux ? Non, 5 secondes et +900 publis qui fichent en l'air la théorie du RCA (skyfall.fr, lien dans la colonne de gauche) : http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting.html
Commentaire n°25 posté par miniTAX le 08/02/2012 à 08h02
"Ce doit être vers 1970 que le météorogue Lorentz a fait référence à "l'effet papillon", le battement des aîles d'un papillon en Amazonie influe le développment des cyclones dans le Golfe du Mexique ! La battement d'aîles étant un paramètre à prendre en compte."
-----------------------------------------
Ca c'est la version animiste popularisée par les ignares de publicitaires ou de journaleux. En réalité, le battement d'ailes de tous les papillons de la planète ne change rien du tout à la cyclogenèse, il est tout simplement dissipé en chaleur. Ca a autant d'effet qu'une famille de souris qui essaie de pousser un troupeau d'éléphant, question d'ordres de grandeur.

L'effet papillon selon Lorentz n'a en fait rien à voir avec la réalité, c'est un constat mathématique totalement abstrait et qui concerne uniquement des calculs par ordinateurs. Il se produit à cause de l'accumulation et de la propagation des erreurs systématique lors de toute résolution d'équations différentielles. L'amplitude de cette erreur devient très vite exponentielle avec le calcul itératif propre à toute simulation sur ordinateur, surtout quand le système d'équations présente une sensibilité extrême aux conditions initiales, ce qui est le cas des simulations météo basées sur les innombrables mais indispensables équadiff de Navier -Stokes qui jusqu'à présent et probablement à tout jamais ne peuvent se résoudre que par la discrétisation.

Lorentz fait le constat de cette évolution fortement divergente des systèmes d'équations dès que celles-ci sont discrétisées (la seule forme qui permette leur résolution, approximative, par ordinateur) et qu'un changement infinitésimal d'un seul paramètre ou d'une variable donne des résultats totalement différent. C'est ça "l'effet papillon", il est propre à toute simulation numérique, c'est une tare congénitale et il faut faire avec car c'est totalement incurable, aussi incurable que la bigoterie et la crapulerie chez les réchauffistes.

L'effet papillon, comme toute légende urbaine, une fois que c'est ancrée dans l'inconscient collectif, c'est quasi-impossible à lui redonner sa vraie signification et la croyance populaire préfèrera systématiquement la version fausse mais romantique à la version vraie mais ennuyeuse.
Commentaire n°26 posté par miniTAX le 08/02/2012 à 08h40

Merci pour cette explication lumineuse de l'effet papillon, que j'ignorais. En effet "la croyance populaire préfèrera systématiquement la version fausse mais romantique à la version vraie mais ennuyeuse" et, comme dit Schumpeter, "Nous préférons des contre-vérités grossières plutôt que des vérités évidentes".

Je mets ici l'adresse du site bibliograpique que vous avez indiqué sous forme de lien.

 

Réponse de Laurent Berthod le 08/02/2012 à 09h34

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