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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 23:29





Antoine Waechter aurait déclaré un jour que, s’il y avait eu des écologistes au xixe siècle, ils se seraient opposés au chemin de fer.
J’aime bien Antoine Waechter : c’est mon écologiste préféré, car il dit tout haut, il nous dévoile, l’informulé de l’écologisme.





Pour les jeunes générations qui ne sauraient pas qui est Antoine Waechter, il est un peu l'ancêtre, au sens politique du mot, le mammouth quoi, de l'éléphant Daniel Cohn Bendit.

Avec le principe de précaution, d’invention récente, et dont la formulation officielle défie la logique et le bon sens – alors ne parlons même pas de son acception courante dans laquelle il devient principe d’immobilisme ‒ la liste serait bien longue des progrès dont bénéficie l’humanité qui auraient été laissés au placard.


Gageons que si on avait mis en application le principe de précaution, on n’aurait développé ni la vaccination – inoculer le germe de la maladie, vous n’y pensez quand même pas ! ‒ ni le gaz à tous les étages – les explosions domestiques ont fait un nombre incalculable de victimes, dont bien des innocents, si l’on pense aux malheureux voisins des imprudents qui avaient oublié de fermer leur compteur avant de partir en vacances ! ‒ ni l’énergie nucléaire, qui a jusqu’ici fait bien moins de victimes que le charbon avec ses coups de grisou et ses silicosés.


 


 

 

 

Le DDT a sauvé des millions de personnes de la malaria et on a évalué que l’abandon de son usage, sous la pression de l'opinion écologiste,  a conduit au résultat merveilleux de plus de quarante millions de morts – humains, j’entends  ‒  de cette maladie.



 



Pour l’instant des millions d’hectares sont régulièrement semés aux États-Unis avec des OGM. On n’a pas connaissance de victimes chez les consommateurs américains.


 

Le coton transgénique permet d’économiser 70 % de pesticides, c’est toujours ça qui ne se retrouve pas dans la « nature ». Il permet aux paysans asiatiques qui l’utilisent d’accroître leur revenu, jusqu’à le quintupler, malgré le coût supérieur des semences. Il n’y a donc pas que Monsanto et consort qui en tirent profit.


 



Les allergologues placent beaucoup d’espoirs dans la création de variétés anallergiques, notamment d’arachide et de blé. Mais pour cela il faut continuer les recherches et donc cesser de détruire les labos où on les expérimente.

 

Il n’est pas étonnant que, jusqu’à la récente crise, les Américains aient connu un taux de croissance plus élevé que la vieille Europe. Ils croient encore au progrès technique alors que nous ne sommes plus capables que d’être une Europe assoupie et craintive.


 





Je recommande la lecture du roman
Pourquoi j’ai mangé mon père,
de Roy Lewis. Les ressorts psychiques et sociaux de la résistance au changement, en l’occurrence l’adoption de l’usage du feu dans une tribu paléolithique, y constituent la toile de  fond  de l’intrigue, avec un humour tout British. Il fait comprendre les inhibitions individuelles et collectives à l'innovation. Comme dit la sagesse populaire : On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne. C’est un livre très drôle et il fait rire même les écologistes.











Pour donner envie de lire Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis, extrait de la présentation de l'éditeur, sur Amazon :

Vercors a ri, Théodore Monod a ri, tout le monde salue l'humour dévastateur et ethnologique de Roy Lewis. Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d'une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l'espèce. Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l'évolution qu'il est crucial de négocier en douceur, sous peine d'extinction. Or, voilà qu'Édouard, hominien à l'esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres... Roy Lewis fait ici de l'anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l'éducation, le rôle de la femme ou l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires. (…)

Principe de précaution (billet d'humeur)














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Published by Laurent Berthod - dans Progrès
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Sceptique 09/06/2009 05:45

J'ai sursauté en lisant que le livre de Roy Lewis avait fait rire Vercors et Théodore Monod (surtout ce dernier!).Mais c'est une exhumation, une redécouverte de cet auteur et de son livre. Le XIXème siècle a eu son obscurantiste célèbre, Arago, dont le prestige n'a cependant pas suffi à arrêter l'équipement en chemins de fer.Il fut un temps où, à la suite de l'affaire Galilée, la religion et la science se respectèrent mutuellement. Les USA maintiennent toujours ce cloisonnement, à un moment mis en cause par G.W.Bush. Il y a d'un côté les créationnistes, les fondamentalistes, et Berkeley, et autres institutions scientifiques prestigieuses.En Europe, et surtout en France, ce cloisonnement est contesté par la religion écologique, qui entend imposer son contrôle dogmatique sur la science et ses applications. Nous avons peut-être une aptitude transgénérationnelle à la culpabilité. Le péché originel à la sauce verte s'est emparé facilement d'un bon nombre de nos esprits. 

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