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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 00:14



Cet article sera bref en regard de l’importance du sujet. Il vise seulement à sensibiliser les lecteurs à l’une des plus grandes impostures écologiques et réglementaires jamais vues. En revanche les références bibliographiques seront nombreuses, pour qui souhaite vérifier mes dires et les approfondir.



 

La réglementation européenne, applicable en France, a édicté une norme pour l’eau potable, laquelle doit respecter un plafond de 50 milligrammes d’ion nitrate par litre.
 



 

Ce plafond réglementaire a été établi sur la base d’une publication scientifique imprécise de 1958 : une dose sans effet nocif de 50 mg/l avait été évaluée, mais sans que soient évalués les effets de doses supérieures. En 1982 on a mis en évidence que des doses cinq fois plus élevées étaient elles-mêmes sans effet négatif sur les consommateurs. Tout le monde peut se tromper, mais les institutions ont beaucoup de mal à le reconnaître lorsque ça leur arrive. C'est le refus par les institutions officielles, y compris des organisations internationales (OMS, Union Européenne...) de reconnaître cette erreur, laquelle a induit des contraintes et des coûts importants et inutiles pour de nombreux acteurs économiques, notamment les agriculteurs, qui constitue le mensonge.
 


On sait aujourd’hui que les nitrates sécrétés par l’organisme sont indispensables à une bonne protection contre les bactéries introduites dans le tube digestif à l’occasion des prises alimentaires. En effet, les nitrates sécrétés dans la salive sont transformés après plusieurs étapes en une molécule azotée qui se retrouve dans le suc gastrique et qui est  puissamment bactéricide. L’acidité seule du suc gastrique, sans les nitrates sécrétés dans la salive, est beaucoup moins efficace dans la protection antibactérienne. Ce processus protège tout particulièrement contre les germes provoquant des gastro-entérites.

 


Les effets prétendument cancérigènes des nitrates et des nitrites n’ont jamais pu être mis en évidence. Les connaissances les plus récemment acquises laissent même soupçonner un effet protecteur des nitrates contre certains cancers.


 


La maladie bleue (méthémoglobinémie) du nourrisson peut assurément dans certains cas s’avérer mortelle. Même avec des eaux ou des légumes, carottes du potage notamment, fortement chargés en nitrates, une hygiène normale du biberon évite tout risque d'accident.
 


 






L’eutrophisation des milieux aquatiques (asphyxie par prolifération d’organismes vivants, les algues vertes par exemple) est liée à la présence de phosphates.








L’expérience a montré que l’eutrophisation des milieux aquatiques a diminué consécutivement à la mise en place de procédés de déphosphatation dans les stations d’épuration des villes. Les phosphates présents dans les rivières ont une origine massivement urbaine et très minoritairement agricole.


 







Les milieux écologistes ont fait des nitrates un de leur terrain de bataille contre l’agriculture moderne, alors que même à des niveaux considérablement plus élevés que les niveaux actuellement constatés ils ne présentent aucun effet indésirable.




 

Une réglementation agricole très contraignante a été mise en place concernant l’usage des engrais azotés, minéraux et organiques. Les investissements imposés aux agriculteurs pour respecter ces normes réglementaires absurdes sont très lourds. Les subventions accordées aux agriculteurs pour les aider à réaliser ces investissements coûtent très cher aux contribuables. Pour abandonner des programmes coûteux, inutiles et vains contre la présence de nitrates dans l’eau il faudra très certainement du temps, car les institutions, plus encore que les individus, répugnent à reconnaître qu’elles se sont trompées.






Les nitrates n'empoisonnent ni l'homme ni l'environnement. Les nitrates ne sont pas des polluants. Les nitrates sont des éléments nutritifs indispensables au développement des plantes.
  






Citations


La toxicité pour l’homme des nitrates présents dans l’eau de boisson a été très largement surestimée. L’analyse des données disponibles, notamment les acquisitions récentes concernant leur métabolisme et les modalités de leur transformation en nitrites et en nitrosamines ainsi que la littérature épidémiologique accumulée depuis plus d’une trentaine d’années, montre que :

   - le risque de méthémoglobinémie du nourrisson est sans lien direct avec la teneur de l’eau en nitrates mais en rapport avec la pollution bactériologique de l’eau,

   - aucune association n’a pu être établie entre consommation prolongée d’une eau de boisson riche en nitrates et cancers dans la population générale.

Des travaux récents indiquent au contraire que les nitrates jouent vraisemblablement un rôle physiologique important par leur activité biocide vis-à-vis de nombreux germes impliqués dans la formation de la plaque dentaire, dans l’apparition de l’ulcère gastroduodénal ou encore dans la production de toxines.

Conclusion de la communication au 29ème symposium national de médecine agricole, tenu à Tours en juin 2002, faite par François Testud, Unité de Toxicovigilance, Centre antipoison, hôpital E. Herriot, Lyon.

                                                            ___

 

Lutter contre le nitrate pour résoudre le problème de l'eutrophisation est une solution à la fois pratiquement impossible car il faudrait rendre l'azote plus limitant que le phosphore au voisinage des concentrations naturelles, celles d'une eau de qualité, écologiquement dangereuse car elle stimule les proliférations cyanobactériennes, techniquement inefficace du fait de la réinjection automatique par les cyanobactéries de l'azote que l'on s'efforce d'éliminer et rationnellement douteuse : ne propose-t-on pas de traquer le nitrate pour lutter contre la pollution par les phosphates ?


Guy Barroin, INRA - Hydrobiologie et faune sauvage,  Thonon-les-Bains, Gestion des risques. Santé et environnement : le cas des nitrates. Phosphore, azote et prolifération des végétaux aquatiques. Assises internationales envirobio 13-14/11/2000 Paris.


                                                              ___


Ils ont des yeux et ne voient point. Ils ont des oreilles et n'entendent point.

Ancien Testament. Jr 5, 21



Bibliographie



François Testud,
Les nitrates dans l’eau : quels risques pour la santé humaine ?
communication au 29ème symposium national de médecine agricole tenu à Tours en juin 2002 :  http://www.salade.com/img/fr/savoir/a.pdf



Guy Barroin, Gestion des risques. Santé et environnement : le cas des nitrates. Phosphore, azote et prolifération des végétaux aquatiques : http://www.inra.fr/dpenv/barroc48.htm
 
 


Jean et Jean-Louis L’hirondel, 2004, Les nitrates et l’homme : toxiques, inoffensifs ou bénéfiques ? Préfaces des Pr. Christian Cabrol, Henri Lestradet et Maurice Tubiana. Les éditions de l’Institut de l’Environnement, 255 pages. Cet ouvrage peut être commandé à

http://www.institut-environnement.fr/nitratesetlhomme.pdf

 

Christian BUSON, Faut-il encore avoir peur des nitrates ? : http://www.institut-environnement.fr/peur_des_nitrates.doc

 

Tom ADDISCOTT traduit par Christian BUSON,
En faire tout un plat ? New Scientist - 5 février 2000 : http://www.institut-environnement.fr/tout_un_plat.doc








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Published by Laurent Berthod - dans Nitrates
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commentaires

GROSJEAN François 08/06/2009 15:09

D'accord avec presque tout ce qui est dit. En ce qui concerne la limite légale de potabilité, ce n'est pas une limite toxicologique mais une limite politique, et en cela, elle peut se comprendre comme étant une contrainte pour faire évoluer une situation. Un oubli, la surfertilisation azotée doit être évitée du fait du coût énergétique élevé nécessaire pour fabriquer les engrais azotés.

Laurent Berthod 09/06/2009 15:08



Les responsables politiques et les administrations, quand ils justifient la limite de 50 mg, se réclament
d'arguments d'ordre sanitaire et, comme ils n'en ont plus guère, ils s'appuient, de façon d'ailleurs inexacte, sur la maladie bleue du nourrisson.

La meilleure façon d'éviter la surfertilisation azotée est de fragmenter les apports. Mais cela a des limites : chaque passage coûte du temps, de travail et de tracteur, et consomme du
gas-oil. Par ailleurs la dynamique de l'azote dans les sols se déroule sur de longues durées. Aussi, après des pluies sur des sols qui n'ont pas été fertilisés depuis longtemps, des
lames drainantes peuvent parfaitement avoir une charge en ions nitrates supérieure à 50 mg/l.



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